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L’Assistant Google sur Sonos: mode d’emploi

19 novembre 2019 – Enfin! Après de multiples annonces et autant de reports, l’Assistant Google est officiellement disponible sur Sonos en Belgique. Les trois enceintes concernées sont la One, la barre de son Beam et la Move.

Depuis le lancement par Google de ses deux premiers systèmes connectés sur le marché belge voici un peu moins d’un mois (Google Nest Hub et Nest Mini), on savait que ce n’était plus qu’une question de jours ou de semaines avant que les enceintes de Sonos deviennent compatibles avec l’Assistant Google. C’est le cas depuis ce matin.

Google passe avant Amazon
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, l’Assistant Google permet, après avoir prononcé la formule magique « OK Google », de donner des ordres, d’obtenir de l’information ou encore d’organiser sa vie à l’aide de commandes vocales. On en découvre un aperçu ici.
Ces dernières semaines, en Belgique, l’Assistant Google a pris de vitesse son grand rival Amazon Alexa. De très nombreux appareils du leader de l’e-commerce sont commercialisés en France. Mais ils restent, pour la plupart, « interdits de livraison » sur le territoire belge, même francophone. A terme, Sonos assure pourtant qu’Amazon Alexa sera lui aussi intégré à ses enceintes Sonos. Mais quant à savoir quand…

« Nous favorisons la liberté de choix, et offrons aux auditeurs le pouvoir de choisir ce qu’ils veulent écouter et la manière dont ils veulent en avoir le contrôle. L’ajout de la voix, disponible maintenant avec l’Assistant Google, a rendu ce contrôle encore plus simple », déclare Patrick Spence, PDG de Sonos. « Nous avons établi un partenariat avec Google pour concevoir l’ensemble cette intégration, alliant le meilleur de l’assistant Google et l’écosystème des produits et partenaires Sonos. Nous sommes la première entreprise à ce jour capable de proposer deux assistants vocaux fonctionnant en même temps sur le même système, un avancement majeur dans le domaine. Nous pensons au jour où nous proposerons de multiples assistants vocaux fonctionnant en même temps sur le même appareil. »

5 étapes
Pour profiter du « Google Assistant » sur sa ou ses enceintes Sonos, il convient de suivre ces quelques étapes:

Étape 1: Téléchargez l’application Assistant Google sur votre téléphone.

Étape 2: Dans l’application Sonos, sélectionnez l’onglet Plus et choisissez Services vocaux. Assurez-vous que vos services musicaux ont déjà ajoutés dans l’application Sonos.

Étape 3: Sélectionnez Assistant Google et appuyez sur Ajouter à Sonos. Choisissez la ou les pièces pour lesquelles vous souhaitez ajouter l’Assistant Google.

Étape 4: Vous terminerez le reste de la configuration dans l’application Assistant Google.

Étape 5: Connectez-vous en utilisant le même compte Sonos que celui à partir duquel vous avez ajouté vos services musicaux. Suivez les étapes dans l’application Assistant Google pour accorder les autorisations de contrôle, confirmer les informations de Google Room, ajouter vos services musicaux et choisir un service musical par défaut. Une fois ces actions terminées, vous serez guidé au travers des mêmes étapes pour chacune des enceintes auxquelles vous avez choisi d’ajouter l’Assistant Google.

Une fois cette installation réalisée, il sera donc possible de demander à l’Assistant Google sur Sonos de jouer ses musiques préférées à partir de services tels que Spotify, Apple Music ou YouTube Music. En revanche, l’utilisation de commandes vocales pour sélectionner telle ou telle chanson de son choix parmi ses listes de lecture personnelles (bibliothèque iTunes, par exemple) reste malheureusement impossible.
Outre la musique, l’Assistant Google permet de jouer de la voix pour gérer des appareils connectés comme des ampoules, le thermostat, un aspirateur-robot,…

 

 

Motorola réinvente le Razr et lui offre un écran pliable

14 novembre 2019 – Les rumeurs de ces dernières semaines sont confirmées. 15 ans après l’original, Motorola – aujourd’hui filiale de Lenovo – sort une nouvelle version de son téléphone à clapet devenu iconique.

L’Europe avant les Etats-Unis
Le RAZR de 2004 fera place au razr à partir de décembre (comme on déteste cette tendance qui vise à écrire les mots entièrement en minuscules, on en parlera ici comme du Razr).
Bizarrement, le lancement sur le marché américain ne serait prévu qu’à partir de janvier 2020 tandis qu’il interviendrait « sur différents marchés européens à partir de décembre« . Lesquels? Mystère. Le prix? Même chose. On sait cependant qu’aux Etats-Unis, le joujou devrait avoisiner les 1500 dollars, soit beaucoup plus que ce que coûtait le Razr de 2004. L’explication vient de la technologie utilisée.

Le Razr original était un téléphone à clapet classique: lorsqu’on l’ouvrait, on avait un écran sur la partie supérieure et un clavier sur la zone inférieure. En cas d’appel entrant, ouvrir l’appareil permettait de « décrocher ». De même, refermer le clapet mettait fin à la communication. L’avantage du concept, c’était la compacité de l’objet.

En 2019, les ingénieurs de Motorola ont maintenu le format et le look général. Mais, forcément, le téléphone mobile a fait place à un smartphone. Et lorsqu’on ouvre le clapet, on se trouve face à un écran tactile qui occupe la totalité de l’espace. Plus de clavier physique… et plus de charnière. Motorola se joint à la course à l’écran pliable initiée par Royole, Samsung et Huawei.
Ici, l’écran Flex View mesure 6,2 pouces et épouse le format 21:9. Histoire de ne pas répéter la mésaventure de Samsung, les ingénieurs de Motorola auraient particulièrement soigné le système de charnière et seraient parvenus à la rendre totalement invisible. A confirmer!

Pas besoin d’ouvrir
Un autre écran (plus petit: 2,7 pouces), situé sur la face frontale permet de « passer des appels, répondre à des messages, payer d’un simple glissement des doigts, contrôler votre musique, prendre des selfies » voire utiliser l’assistant Google sans ouvrir le téléphone.

Motorola insiste aussi l’originalité du revêtement extérieur, censé protéger l’appareil contre les éclaboussures et l’eau. « La conception hydrofuge crée une barrière pour contribuer à protéger l’appareil contre une exposition modérée à l’eau, notamment les déversements accidentels, les éclaboussures ou la pluie légère. Non conçu pour être immergé dans l’eau ou exposé à l’eau sous pression ou à d’autres liquides?; peut diminuer avec le temps. Non imperméable ». En résumé: faudra quand même être prudent!

 

 

Google lance la Nest Mini et le Nest Hub en Belgique

23 octobre 2019 – Avant, il y avait Nest (Nest Labs) et Google. Le premier était devenu une filiale du second, mais maintenait son indépendance. Il était connu comme spécialiste des appareils « intelligents » dédiés à la maison connectée afin de la rendre plus confortable et plus sûre: détecteur de fumée, caméra de surveillance, thermostat, etc.
A côté de son moteur de recherche, de toutes ses applications et des multiples activités dans lesquelles il est engagé, le second commercialisait aussi un appareillage destiné à un usage domestique: le système Chromecast, les smartphones Pixel, les enceintes connectées avec Google Assistant,…
Les deux entreprises avaient une approche commerciale différente. Dès le début, Nest avait choisi de proposer ses produits sur le marché belge. Google, lui, semblait beaucoup moins pressé, les limitant à pas grand-chose, et même presque rien. Fin du premier chapitre.

Le deuxième démarre en 2018, lorsque le regroupement de Nest et de la division « hardware » de Google est décidé. Très vite, les leviers commerciaux sont regroupés chez Google et si de nouveaux appareils sont annoncés au plan international… ils continuent à briller par leur absence sur le marché belge. Jusqu’à aujourd’hui.

Ce matin, à l’Atomium, Thierry Geerts, le patron de Google Belgique, a dévoilé les deux premiers appareils de l’entreprise avec Google Assistant officiellement vendus en Belgique (on en trouvait certains chez Vandenborre ou Krëfel, mais aucun n’était proposé sur le magasin en ligne belge de Google, ni vendu officiellement dans notre pays): la Nest Mini et le Nest Hub.

Objectif: sous le sapin!
La première est une nouvelle version de l’enceinte audio « Google Home Mini » au format galet. Très peu de changements visibles à l’extérieur, mais les composants auraient été entièrement renouvelés.
L’enceinte contient notamment « une nouvelle puce d’apprentissage automatique » pour Google Assistant. Et l’entreprise insiste sur le revêtement extérieur, réalisé à partir de bouteilles en plastique recyclées.
Cette enceinte d’entrée de gamme (prix conseillé: 59€) devrait prendre place sous de nombreux sapins lors des fêtes de fin d’année.

Un écran… pour utiliser la voix
Anciennement appelé Google Hub, le Nest Hub est un peu la combinaison d’une enceinte et d’un écran. C’est comme si on avait « collé » une tablette 7 pouces sur une Google Home. La définition de l’écran le confirme: le but de cet appareil n’est pas de consommer des contenus multimédias, mais d’abord et avant tout de jouer un rôle utilitaire selon la pièce où il est installé. Dans la cuisine, il suffira d’une commande vocale pour faire apparaître la séquence vidéo de préparation de tel ou tel plat. Dans le salon, il permettra le défilement des dernières photos de famille stockées sur Google Photos. Et dans l’une ou l’autre pièce, il aidera l’utilisateur à connaître son planning du jour: l’appareil est censé reconnaître jusqu’à six voix différentes et donc de communiquer à l’un ou à l’autre ses divers rendez-vous de la journée.
Le Nest Hub est disponible dès aujourd’hui dans les deux mêmes coloris, au prix de 129€.

Bon plan pour les clients d’Orange
Suite au partenariat entre Google et l’opérateur Orange, les abonnés de ce dernier (nouveaux et existants) peuvent acheter la Nest Mini au prix de 9 € (-85 % sur le prix public) et le Nest Hub au prix de 49 € (-60 % sur le prix public).

Un jour, peut-être…
Deux appareils proposés par Google sur son magasin belge? C’est un progrès. Mais il reste de la marge. Rappelons que, en France, par exemple, Google vend aussi un Nest Hub Max avec écran de 10 pouces et caméra intégrée (de quoi faire de la vidéophonie), les smartphones Pixel, la clé de sécurité Titan, le routeur Nest Wifi, etc. Au sein de l’Union européenne, c’est fou ce qu’une frontière peut avoir comme impact… Et cela vaut aussi pour les appareils Alexa d’Amazon.

 

 

 

 

Avec la Hero 8 Black et Max, GoPro attaque!

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1er octobre 2019 – GoPro, spécialiste des caméras d’action, lance aujourd’hui deux nouveaux produits: la Hero 8 Black et Max.

Un an après la Hero 7 et son système de stabilisation Hypersmooth, la nouvelle Hero 8 Black (429€) dispose d’une version améliorée, Hypersmooth 2. Pour le fabricant américain, il était essentiel de se repositionner sur ce secteur après les efforts des concurrents. Sous réserve de validation par un test complet, Hypersmooth 2 rehausse diantrement le niveau et va faire des envieux. Surtout qu’il opère quelle que soit la résolution vidéo.
Cette spectaculaire amélioration n’est pas uniquement destinée aux amateurs de sports. Avec la Hero 8 Black, plus facile à utiliser, GoPro élargit son public. Elle vise aussi les adeptes du vlogging, voire du reportage, les youtubeurs et les amateurs d’images, en général. Confirmation avec la possibilité d’attacher divers accessoires, des Mods, sur la face supérieure: le Display Mod (écran 2 pouces non tactile avec batterie 680 mAh intégrée), le Light Mod (lampe avec 10 LED’s, résistante à l’eau), un micro,…
Avec ce deuxième écran optionnel, GoPro offre une réplique à la solution proposée par DJI sur son Osmo Action: 1 écran sur chaque face.
Autre nouveauté: le système de montage métallique situé sous la face inférieure. Il devrait faciliter les fixations, que ce soit sur un casque, sur un pied,… La nouvelle GoPro Hero 8 va pouvoir enregistrer en vidéo 4K jusqu’à 60 images par seconde. Avec son mode Live Burst, elle va aussi pouvoir saisir l’image parfaite au sein d’une séquence. Le mode Live Streaming, lui, passe de 720p sur la Hero 7 à 1080p sur le Hero 8 Black.

GoPro en fait un Max
Parallèlement, GoPro a dévoilé une nouvelle caméra à 360°. Plus compacte et plus légère que la Fusion, Max dispose d’un écran tactile de 1,7 pouce, de 6 micros et d’un système de stabilisation (Max HyperSmooth) sans perte de qualité, encore supérieur à celui de la Hero 8 Black.En réalité, Max (529€) semble marier le meilleur des deux mondes: les fonctions et qualités de la Fusion et celles de la Hero 8 Black. L’appareil dispose de quatre objectifs numériques, y compris le nouveau SuperView Max ultra-grand-angle, « le champ de vision GoPro le plus large à ce jour« . Un impressionnant petit joujou!

Disponibilités
La nouvelle GoPro Hero 8 Black sera disponible à partir du 15 octobre. La caméra 360° GoPro Max le sera quant à elle à partir du 24 octobre. Les pré-commandes sont ouvertes dès maintenant.

Un marché en plein boum
Selon Market Research Future, le marché mondial des caméras d’action devrait progresser jusqu’en 2023 au taux annuel de 14,2%. Son chiffre d’affaires passerait de 4,238 milliards de dollars en 2017 à 9,382 milliards en 2023. Généralement considéré comme celui qui a créé ce marché, GoPro en est le leader. Il fait face aujourd’hui à la concurrence de nombreux autres acteurs: Sony, Olympus, Nikon, Garmin, DJI, Panasonic,…

Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

iPhone, etc.: la rentrée de la pomme

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16 septembre 2019 – Apple a donc tenu sa présentation de rentrée… mardi dernier. Dis donc, mais cela fait déjà six jours! Ben oui, mais il a fallu le temps de se remettre vu le nombre de nouveautés. Naaaan, on blague. Il faut bien dire que malgré l’emploi répété des mots « amazing » et « awesome », l’originalité et l’innovation n’étaient pas vraiment au rendez-vous. Steve Jobs, t’es vraiment parti trop tôt! Mais l’absence de véritable surprise ne veut pas dire qu’il n’y avait rien d’intéressant.

Affichage permanent
On retiendra par exemple que la nouvelle Apple Watch Series 5 dispose maintenant d’un mode affichage permanent. Enfin! A côté, l’objet pourra désormais être personnalisé quant au boîtier, au type de bracelet et aussi au matériau. La version titane sera par exemple sensiblement plus légère que les autres. Et puis, l’utilisateur disposera d’une vraie boussole (indiquant même l’altitude) et d’applis de santé et de sport améliorées. Les prix démarrent à 449€.

On passe à tablette
L’arrivée d’un nouvel iPad d’entrée de gamme n’était pas vraiment attendue. Il se distingue par la taille de l’écran (10,2 pouces au lieu de 9,7) et la présence d’un Smart Connector qui permet le branchement d’un clavier externe. Malheureusement, Apple n’a pas voulu y inclure Face ID ou réduire les larges bords de l’écran (cela aurait trop concurrencé l’iPad Pro). Et la firme à la pomme reste fidèle à son approche de configurations: on a le choix entre 32 Go (ce qui est vraiment très peu!) et 128 Go. Dans les faits, cela veut dire que si l’appareil est disponible « à partir de » 389€, il faudra généralement débourser 489€ pour les 128 Go et même 629€ pour la version Wi-Fi & 4G. Ajoutez 179€ si vous voulez un Smart Keyboard (qui ne protège pas la face arrière de la tablette) et encore 99€ pour profiter de l’Apple Pencil… de 1ère génération (la 2e est réservée à l’iPad Pro). La bonne nouvelle est à trouver du côté de l’écran Retina (3,5 millions de pixels) et de la puissance offerte par la puce A10 Fusion.

Allô?
Traditionnellement, la présentation d’Apple en septembre est l’occasion de découvrir l’iPhone nouveau. Comme prévu, il y en a trois: l’iPhone 11, l’iPhone 11 Pro et l’iPhone 11 Pro Max. Dans sa version la plus performante (avec 512 Go de stockage), ce dernier sera commercialisé en Belgique au prix de… 1659€. On n’ose imaginer l’étiquette qui accompagnera le premier modèle pliable de la firme à la pomme…
Méchamment attaqué par Samsung et surtout Huawei sur le plan de la qualité photo, Apple reprend l’offensive en dotant le « 11 » d’un double capteur de 12 MP, mais surtout en offrant aux deux modèles « 11 Pro » un triple capteur. D’autres fabricants le proposent depuis des années, mais c’est une première chez Apple. La disposition des trois capteurs a suscité une volée de sarcasmes et de moqueries sur la Toile. Si les résultats sont au rendez-vous, le joujou pourrait pourtant devenir l’outil de travail favori de nombreux journalistes à travers le monde.

Service gagnant
A côté du matériel, c’est clairement vers les services qu’Apple lorgne pour les mois à venir. Et notamment avec Apple TV+, son service de streaming qui sera proposé chez nous à partir du 1er novembre au prix de 4,99€ par mois. C’est un prix très agressif, comparé à ce que demandent Netflix, Amazon Prime Video et les autres, mais il faut garder à l’esprit que l’offre est très différente. Chez Apple, pas de « vieilleries » – bonnes ou pas -, rien que des nouveautés, rien que des exclusivités. En termes de richesses de contenus, Apple TV+ ne devrait pas pouvoir concurrencer les autres, du moins au début. En termes de qualité, les choses pourraient être différentes.

La photo peut-elle relancer l’iPhone?

9 septembre 2019 – Demain, sur le coup de 19h (heure de Bruxelles), Apple dévoilera ses nouveaux iPhone (et peut-être d’autres choses: montre, iPad, MacBook Pro,…). Mais on ne s’attend pas à des révolutions. Si l’entreprise californienne voit régulièrement ses parts du marché des smartphones se réduire au bénéfice de fabricants asiatiques (Samsung, Huawei, Oppo,…), l’importance de ses marges bénéficiaires lui permet de conserver une excellente santé financière. Pas de raison, dans ces circonstances, de chercher à réinventer la roue.

La guerre des trois
Tout porte à croire que l’on découvrira trois téléphones avec écrans de 5,8, et 6,5 pouces, d’une part, et 6,1 pouces, d’autre part. Les deux premiers, dotés d’un écran OLED, devraient remplacer les actuels iPhone XS et XS Max, tandis que le troisième, avec écran LED, succéderait à l’actuel iPhone XR. On parle de nouveaux coloris (waouw!) et peut-être d’un verre plus résistant (re-waouw!). Ce n’est pas forcément là qu’il faudra trouver l’innovation évoquée dans l’invitation (voir ci-dessus). Histoire de rattraper leur retard sur les derniers smartphones de Samsung et de Huawei, notamment, les ingénieurs d’Apple auraient concentré leurs efforts sur la fonction photo, avec deux à trois modules (un grand-angle, un téléobjectif et un ultra grand-angle), un mode « nuit », une amélioration de la fonction vidéo,…

Apple pourrait permettre à ses nouveaux iPhone de recharger d’autres appareils sans fil, à l’image de ce que fait Huawei depuis un bon moment, déjà. Comme c’était déjà le cas ces dernières années, la rumeur d’un stylet s’est aussi répandue sur la toile. Ce serait un nouveau coup de poignard dans la mémoire de Steve Jobs, mais on n’en est plus à cela près aujourd’hui.

Et puis, il reste la piste de la réalité augmentée. A plusieurs reprises, Tim Cook a dit son intérêt pour cette technologie. En découvrira-t-on demain de premières concrétisations? A voir.

En réalité, la seule véritable surprise viendra peut-être du nom de ces nouveaux iPhone. Plutôt qu’un « 11 », peu porteur en termes de marketing, Apple pourrait opter pour une nouvelle identification. A moins qu’elle le conserve en l’affublant en sus d’une mention « Pro ». Le suspense est insoutenable. Plus que quelques heures à attendre et le monde saura.

Les (premières) nouveautés de l’IFA 2019

5 septembre 2019 – L’édition 2019 du salon IFA (Berlin) ouvre officiellement ses portes le vendredi 6 septembre. Voici déjà quelques-unes de ses nouveautés.

Asus:
Ce n’est certainement pas la marque la plus dynamique sur le marché belge (loin s’en faut!), mais on s’en voudrait de passer à côté de… cette non-nouveauté: déjà présenté lors du salon Computex, le Zenbook Pro Duo se distingue par un deuxième écran tactile (format 32:9), mais mat, situé en prolongation du clavier. Dévoilé à Berlin, ce joujou devrait débarquer dans le commerce européen d’ici une dizaine de jours avec un prix de départ de 3300€.

 

 

F(x)tec:

Le nom de l’entreprise risque de lui valoir quelques difficultés au niveau de la prononciation! Mais ce qui importe, c’est d’abord l’esprit de ce Pro1: une sorte de version réactualisée des Psion d’antan. C’est un smartphone dual-Sim dont la face supérieure peut s’ouvrir jusqu’à 155° pour recréer le traditionnel concept avec clavier alphanumérique (à ce stade, il n’est question que de modèles Qwerty ou Qwertz) et écran (5,99″). Le tout tourne sous Android Pie, mais peut accueillir tant Lineage que Sailfish OS. Le prix annoncé est de 779€ (avec 6 Go de RAM et 128 Go de stockage).

 

Invoxia:
Après un capteur à glisser dans sa voiture ou dans son sac et un autre à attacher au collier du chien ou du chat, les Français d’Invoxia lancent « le premier réflecteur de vélo connecté et anti-vol ».

Ce Bike Tracker se fixe à l’arrière du vélo et permet au cycliste d’être avertis en cas de tentative de vol ou de dégradation et de le géolocaliser via l’application mobile. Il indique les déplacements effectués, alerte l’utilisateur en cas d’événement anormal directement sur l’application et permet de mettre en place des zones de sécurité. Comme pour les autres produits de cette série, il inclut un abonnement de 3 ans. L’autonomie annoncée irait jusqu‘à 3 mois (à confirmer!).

 

LG:
La 4K, c’est dépassé, passons tout de suite à la 8K! Voilà, en substance, le message de LG. Le géant sud-coréen dévoile à Berlin sa première télévision 8K OLED (modèle 88Z9) et sa première télévision 8K NanoCell (modèle 75SM99), qui apparaît ci-contre.

Les deux téléviseurs sont compatibles Dolby Vision et Technicolor HDR (High dynamic Range) jusqu’à la qualité 4K, et HLG (Hybrid Log Gamma) et HDR10 jusqu’à la qualité 8K. Ils seront prochainement disponibles dans 140 pays, dont la Belgique, et supportent Apple Airplay 2 et HomeKit.
Comment? Le prix? M’enfin! Pourquoi vouloir gâcher une si belle journée avec des notions d’une telle vulgarité!

Sonos:

 Toutes les infos avaient fuité sur le Net depuis plusieurs jours, elles ont été confirmées officiellement par Patrick Spence, le PDG de Sonos. Le fabricant américain lancera le 24 septembre sa première enceinte portable. C’est une « vraie » enceinte Sonos (elle peut être couplée à d’autres au sein d’une installation multiroom et produit un son de qualité), mais elle peut en outre fonctionner de façon autonome grâce à sa batterie intégrée (avec 10 heures d’autonomie annoncées) et être emportée dans le jardin, au camping ou encore au bord de la plage. Contrairement à ce que son look pourrait laisser penser, l’appareil est « costaud » (IP56). Il a été conçu pour résister aux chutes, aux chocs, à l’humidité, à la pluie, à la poussière, aux rayons UV ou encore aux températures extrêmes. Prix annoncé: 399€.

TPVision:
Philips TV présente deux téléviseurs OLED+développés en partenariat avec Bowers & Wilkins pour la partie son: les OLED+934 et OLED+984.

Tous deux sont équipés de la technologie P5 de 3e génération qui étend les performances de qualité image encore plus loin, en apportant une meilleure réduction du bruit, une meilleure netteté, des couleurs et des tons de peau plus précis, ainsi qu’un meilleur contraste. Le résultat, impressionnant, s’avère particulièrement performant si on le compare aux dernières générations d’appareils concurrents (LG, Panasonic, Sony et même un téléviseur 8K de Samsung).

Ces deux nouveaux téléviseurs Philips sont compatibles HDR10, HDR10+, Dolby Vision.

Prix non communiqués.

 

 

 

Bose fait un « move » avant Sonos

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22 août 2019 – Alors que des rumeurs de plus en plus persistantes évoquent la sortie d’une première enceinte portable chez Sonos (« Move »), Bose passe à l’offensive. Le fabricant américain vient d’annoncer la sortie prochaine du Portable Home Speaker.

Son design rappelle étrangement celui des SoundLink Revolve sorti voici environ deux ans.

La nouveauté la plus visible vient de l’ajout du Wi-Fi et de la commande vocale (Google Assistant et Amazon Alexa).

Compatible AirPlay 2 et Spotify, le Portable Home Speaker de Bose (1,06 kg) devrait offrir un son à 360° et des basses « plus prononcées que n’importe quel autre haut-parleur portable intelligent de sa taille ».

Sa batterie pourrait assurer jusqu’à 12 heures d’autonomie. Référencé IPX4, il devrait résister à l’une ou l’autre éclaboussure ou quelques gouttes de pluie.

Les précommandes du Bose Portable Home Speaker seront ouvertes à partir du 19 septembre au prix de 370€. La commercialisation est attendue pour octobre.

Huawei officialise son plan B, HarmonyOS

9 août 2019 – Si le gouvernement américain maintient ses menaces d’interdiction à son égard, Huawei utilisera son plan B, HarmonyOS. Le nom de ce nouveau système d’exploitation n’a pas été choisi par hasard. « Nous voulons apporter davantage d’harmonie dans le monde », explique Richard Yu, directeur exécutif du fabricant chinois. Et de préciser que, même si ses ingénieurs travaillent sur ce projet depuis plusieurs années, il préfèrerait ne pas l’utiliser et continuer à faire tourner ses smartphones sous Android et ses ordinateurs sous Windows. Mais s’il le faut, Huawei se dit prêt. Cette annonce officielle est tombée en ouverture de la conférence des développeurs, la Huawei Developers Conference (HDC).

Plusieurs plateformes, un seul système d’exploitation
En l’occurrence, HarmonyOS possède des atouts. Ce système d’exploitation open source peut par exemple être installé indifféremment sur des smartphones, des tablettes, des ordinateurs, des téléviseurs ou sur n’importe quel objet connecté. Un avantage de taille pour les développeurs qui n’auraient plus à suer sang et eau pour assurer la portabilité de leurs créations sur diverses plateformes. Un gain de temps, donc d’argent. Richard Yu précise en outre que passer d’Android à HarmonyOS pourrait se faire en un jour ou deux.

Classement revu
L’officialisation d’HarmonyOS tombe alors que le marché du smartphone est bousculé. Avec des ventes en progression de 24% au cours du premier semestre (118 millions d’unités), Huawei a conforté sa deuxième place derrière Samsung. Et, selon Richard Yu, il aurait même pu s’emparer de la première durant le deuxième trimestre sans « les circonstances extérieures » (traduction: les menaces de Donald Trump).
De son côté, Apple, qui a été rétrogradé à la troisième place, derrière Huawei, l’été dernier, vient de se faire éjecter du podium: le troisième producteur mondial de smartphones est désormais le chinois Oppo. La firme à la pomme n’est plus que 4e.