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Apple a des pépins

Tim CookTôt ou tard, la progression devait marquer le pas. Ce jour est arrivé: Apple a des pépins. A l’occasion de la présentation des résultats financiers trimestriels de l’entreprise, Tim Cook a bien dû reconnaître que la formidable croissance continue enregistrée depuis 2007 (!) était stoppée. C’était prévu, mais le choc est quand même là.

Le chiffre d’affaires d’Apple pour le premier trimestre 2016 est en recul d’environ 13% par rapport à la même période de 2015. Les bénéfices, eux, chutent de 22,5%. Ouille! Bon, en même temps, il faut relativiser ces chiffres. Le chiffre d’affaires de la marque à la pomme avoisine encore les 51 milliards de dollars. Excusez du peu. On connaît plus d’une entreprise qui souhaiterait connaître de tels résultats. En fait, le problème d’Apple, c’est que ses vedettes traditionnelles souffrent de la conjoncture économique, du taux de change entre le dollar et les monnaies étrangères… et de l’absence de « révolution ».

L’iPhone s’est vendu 16% de moins de janvier à mars 2016 comparativement au premier trimestre de l’année dernière. Et ce n’est pas du côté de l’iPad que se trouve le renouveau: la plus célèbre tablette du monde vient de connaître son neuvième trimestre consécutif de baisse, n’atteignant « que » 10,25 millions d’unités revendues. Même si cela reste un beau chiffre, on est loin de la barre des 30 millions approchée voici quelques années. Et comme si ce n’était pas encore suffisant, le Mac connaît lui aussi des temps difficiles: il ne dépasse que de justesse le cap des quatre millions d’exemplaires vendus. Ceci étant, la baisse enregistrée – environ 11,5% – est en phase avec celle de l’ensemble du secteur.

La période d’or d’Apple est-elle terminée? L’entreprise ne connaîtra probablement plus jamais les exceptionnels taux de croissance du passé. Mais elle a les atouts pour surprendre. Son formidable trésor de guerre lui a permis et lui permet encore de s’investir dans la recherche et de préparer le rebond. En outre, elle a acquis une notoriété enviable et s’est positionnée aux yeux des utilisateurs comme la marque de référence. On imagine difficilement un habitué de BMW subitement passer à Dacia. Pourquoi le secteur des nouvelles technologies serait-il différent de l’automobile?

 

 

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