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Après Tony Fadell, Matt Rogers quitte Nest

L’histoire de Nest démarre en 2010. Deux anciens ingénieurs d’Apple, Matt Rogers (à gauche) et Tony Fadell (à droite) créent « Nest Labs » en ayant à l’esprit de réinventer le thermostat. Un an plus tard, ils lancent le Nest Learning Thermostat, un objet connecté et « intelligent »: il ne nécessite pas obligatoirement de réglages, mais apprend les horaires et habitudes des utilisateurs et adapte ses réglages en conséquence. Le secteur est impressionné par l’idée et les possibilités qu’elle laisse miroiter. Sentant un possible bon filon, Google rachète l’entreprise en janvier 2014. Pour un montant pharamineux au regard du peu que l’on a déjà pu découvrir: 3,2 milliards de dollars. Par la suite, Nest va sortir ce qui est encore probablement aujourd’hui le plus remarquable détecteur de fumée et de monodie de carbon, le Nest Protect. Et puis, après le rachat de la startup Dropcam, Tony Fadell et Matt Rogers se lancent dans les caméras de surveillance. Chez nous, les premiers produits sont lancés en septembre 2014 en bénéficiant d’un important buzz: tous les geeks sont convaincus que l’entreprise va devenir une sorte de nouveau Apple.

Mais en août 2015, les patrons de Google restructurent leur organisation. Ils fondent une nouvelle entité qui chapeaute le tout, Alphabet Inc., et séparent Google de Nest. Cela, c’est pour la partie connue de l’opération. Car en interne, l’ambiance qui règne dans l’ex-startup n’a plus rien à voir avec celle des débuts. Quelques mois plus tard, en juin 2016, Tony Fadell claque la porte tandis que Matt Rogers se voit cantonné dans une position de « conseiller ». Les choses ne s’améliorent pas. Et il se murmure que, en interne, les fondateurs de Google regrettent l’achat de Nest qui est évoqué comme « un désastre ». C’est que, malgré des produits incontestablement bien conçus et performants, les ventes ne décollent pas comme escomptés. Les études de marché avaient permis de tabler sur une rapide croissance? Oui, mais les consommateurs se montrent moins enthousiastes que prévu face aux objets connectés. A moins qu’ils n’en redoutent les dangers.

Face à une crise qui ne semble pas devoir cesser, on a appris ce 7 février 2018 que Nest était intégré dans la division « hardware » de Google. Celle qui a en charge les smartphones Pixel, les ordinateurs PixelBook, les enceintes Google Home ou encore les systèmes de réalité virtuelle comme le Daydream View (aucun de ces produits n’a encore été introduit sur le marché belge). Plus de cellule séparée, donc, pour les appareils dédiés au confort et à la sécurité domestique, même si le personnel reste pour l’instant dans ses bureaux de Palo Alto. A terme, on se dirigerait vers une intégration plus poussée des concepts de Nest et de Google avec, notamment, une exploitation généralisée de l’assistant virtuel Google Assistant.

Ces dernières péripéties semblent avoir conduit Matt Rogers à agir: il vient d’annoncer qu’il quittait Nest afin de consacrer davantage de temps à Incite, sa propre entreprise de capital à risque, et de « commencer à réfléchir à sa prochaine aventure ».

 

 

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