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Huawei officialise son plan B, HarmonyOS

9 août 2019 – Si le gouvernement américain maintient ses menaces d’interdiction à son égard, Huawei utilisera son plan B, HarmonyOS. Le nom de ce nouveau système d’exploitation n’a pas été choisi par hasard. « Nous voulons apporter davantage d’harmonie dans le monde », explique Richard Yu, directeur exécutif du fabricant chinois. Et de préciser que, même si ses ingénieurs travaillent sur ce projet depuis plusieurs années, il préfèrerait ne pas l’utiliser et continuer à faire tourner ses smartphones sous Android et ses ordinateurs sous Windows. Mais s’il le faut, Huawei se dit prêt. Cette annonce officielle est tombée en ouverture de la conférence des développeurs, la Huawei Developers Conference (HDC).

Plusieurs plateformes, un seul système d’exploitation
En l’occurrence, HarmonyOS possède des atouts. Ce système d’exploitation open source peut par exemple être installé indifféremment sur des smartphones, des tablettes, des ordinateurs, des téléviseurs ou sur n’importe quel objet connecté. Un avantage de taille pour les développeurs qui n’auraient plus à suer sang et eau pour assurer la portabilité de leurs créations sur diverses plateformes. Un gain de temps, donc d’argent. Richard Yu précise en outre que passer d’Android à HarmonyOS pourrait se faire en un jour ou deux.

Classement revu
L’officialisation d’HarmonyOS tombe alors que le marché du smartphone est bousculé. Avec des ventes en progression de 24% au cours du premier semestre (118 millions d’unités), Huawei a conforté sa deuxième place derrière Samsung. Et, selon Richard Yu, il aurait même pu s’emparer de la première durant le deuxième trimestre sans « les circonstances extérieures » (traduction: les menaces de Donald Trump).
De son côté, Apple, qui a été rétrogradé à la troisième place, derrière Huawei, l’été dernier, vient de se faire éjecter du podium: le troisième producteur mondial de smartphones est désormais le chinois Oppo. La firme à la pomme n’est plus que 4e.

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Le Huawei P20, le nouveau roi de la photo

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Précédé par une longue campagne de buzz… et de multiples fuites, le P20 de Huawei a été officiellement dévoilé aujourd’hui à Paris. Le P20? Il convient plutôt de parler des P20. Le nouveau smartphone vedette du fabricant chinois est en effet décliné en trois versions: P20 Lite, P20 et P20 Pro. C’est probablement la première qui va se vendre le plus (étrangement, elle a été officialisée dès mercredi dernier sur plusieurs sites de vente en ligne français comme la Fnac ou Boulanger), mais c’est de la troisième que tout le monde va parler.

Et de trois!
Le ton avait été donné lors de l’envoi d’un mailing, trois jours avant la présentation officielle du Galaxy S9 de Samsung: Huawei allait mettre l’accent sur la photo. C’est le cas. Grande première, le P20 Pro est doté non pas d’un ou de deux, mais de trois capteurs: l’un, monochrome, de 20 mégapixels, un second, dédié au téléobjectif, de 8 MP, et enfin un troisième de 40 MP. Cela se traduit par un zoom hybride de 5 x. Le capteur frontal atteint quant à lui 24 MP.

IA
Porté par le processeur maison Kirin 970 (déjà présent sur le Huawei Mae 10 Pro), le P20 Pro maintient et amplifie les efforts de Huawei en termes d’intelligence artificielle. Elle opère notamment lors des prises de vues en ne nécessitant plus obligatoirement, pour l’utilisateur, de passer par les réglages: l’appareil identifie si l’on s’apprête à réaliser, par exemple, un portrait ou un paysage et adapte les réglages en conséquence. La fonctionnalité est d’autant plus appréciable que, dans leur majorité, les utilisateurs ne faisaient pas appel à ces paramètres pourtant efficaces: ici, leur mise en route est automatisée. Elle devrait se traduire par des photos de meilleur qualité… même pour celui qui n’y connaît rien.

L’intelligence artificielle se manifeste aussi autrement: lorsqu’elle repère que l’utilisateur entend capturer un paysage, l’IA fait spontanément apparaître sur l’écran de contrôle une ligne d’horizon pour faciliter l’équilibre d’une image. De quoi éviter de transformer la Tour Eiffel en Tour de Pise.
Autre originalité: un système de stabilisation qui opère durant huit secondes et élimine ainsi le besoin d’un pied, même pour une photo panoramique.
Sur papier – et donc avant test -, ces caractéristiques séduisent et tendent à positionner le P20 Pro comme le nouveau smartphone roi de la photo.

Super-ralenti
Même si elle n’est nouvelle que chez Huawei (on l’a découverte voici un an sur le Sony Xperia XZ Premium et elle a fleuri depuis chez d’autres fabricants… comme Samsung), on ajoutera encore un système de super-ralenti qui permet de capturer 960 images par seconde à une résolution de 720p. Le système ne semble cependant pas avoir été poussé jusqu’au bout de sa logique: contrairement à ce que permet le Samsung Galaxy S9, il ne semble pas possible ici d’enregistrer et, à un moment choisi, de basculer vers cette vitesse de 960 images par seconde. Avec le P20 Pro, on devrait être en stand-by et, soudain, enclencher l’enregistrement d’une séquence en super-ralenti…qui ne serait donc pas intégrée dans un flux vidéo. A confirmer! Si c’était le cas, on espère que cette situation pourrait faire l’objet d’une future mise à jour logicielle.

Huawei passe à l’encoche
Comme ses deux petits frères, le P20 Pro propose un écran bord à bord avec juste une petite encoche en haut et au centre. Un design « à la iPhone X »… mais avec une encoche encore plus petite. L’écran Oled de 6,1 pouces est de format 18,7×9. Il offre une résolution de 2440 x 1080 pixels. Le P20 Pro est IP67 et possède une batterie 4000 mAh. Il est doté de 6 Go de Ram et de 128 Go d’espace de stockage sans possibilité d’insertion d’une carte microSD.

Le P20 Lite affiche un écran LCD IPS de 5,84 pouces (2280 x 1080 pixels). Il tire sa puissance d’un processeur SoC Hisilicon Kirin 659 octa-core (4 x 2.36 GHz & 4 x 1.7 GHz), soutenu par un GPU Mali-T830. Mémoire Ram: 4 Go. Espace de stockage 64 Go (extensible par carte microSD). On note encore un double capteur photo: 16 + 2 mégapixels. Il tourne sous EMUI 8.0 (basé sur Android 8.0 Oreo). De leur côté, le P20 et le P20 Pro tournent sous EMUI 8.1 (basé sur Android 8.1 Oreo).

Le P20 est doté d’un écran de 5,8 pouces, d’une batterie 3400mAh avec la technologie de recharge rapide SuperCharge. Il est équipé d’un processeur Kirin 970, de 4 Go de Ram et de 128 Go d’espace de stockage. Côté photo, on trouve deux capteurs: 20 et 12 MP.

Les prix s’échelonnent comme suit:
• P20 Lite: 369€ (mais on l’annonce déjà ici et là à 319€, moyennant la reprise d’un smartphone usagé)
• P20: 649€
• P20 Pro: 899€ (une édition P20 Porsche Edition est également annoncée avec 256 Go de stockage.)

Environ 900€ pour le P20 Pro? Huawei frappe fort et confirme sa volonté d’un positionnement dans le haut de gamme. Pour rappel, le Samsung Galaxy S9 (écran de 5,8 pouces) est vendu 849€ tandis que le Galaxy S9+ (écran de 6,2 pouces) est affiché 949€. L’iPhone X d’Apple (avec écran 5,8 pouces) démarre quant à lui à 1159€ (avec 64 Go) et passe à 1329€ si l’on souhaite 256 Go.

 

 

 

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Baisse des ventes de smartphones

Les chiffres que vient de publier le bureau d’études Gartner sont sans appel: ils montrent une baisse des ventes de smartphones dans le monde au quatrième trimestre 2017. Une tendance inédite depuis près de 15 ans… (même si, au total de l’année 2017, les ventes ont progressé d’un peu plus de 2,5% par rapport à 2016).
A la veille de l’ouverture de cette grand-messe de la téléphonie mobile qu’est le Mobile World Congress, voilà qui risque de faire jaser. Car cette situation peut donner lieu à plusieurs observations et explications.

Recul des leaders
On note tout d’abord que Samsung et Apple, les deux leaders, voient leurs ventes diminuer: -4 millions d’unités chez Apple, – 2,5 millions chez Samsung. Dans le même temps, ces reculs n’entrainent pas une baisse de leurs parts de marché respectives. Au contraire: celle de Samsung progresse de 0,4%, celle d’Apple de 0,1%. L’explication vient de la ligne « Others »: les ventes des fabricants situés au-delà de la 5e place (on y trouve Acer, Alcatel, Archos, Asus, HTC, Lenovo, LG, Motorola, Nokia, Sony, Wiko, etc.) ont chuté de 195 à 163 millions, environ, soit davantage que les deux leaders.

Derrière Samsung et Apple, on note la présence de trois fabricants chinois. Positionné à la quatrième place, Xiaomi enregistre la plus belle progression, notamment grâce à ses bons résultats en Asie. L’ambitieux Huawei complète le podium, mais reste à bonne distance du second.

On sait qu’Apple ne court pas derrière les parts de marché: pour le géant californien, c’est la marge bénéficiaire qui compte et sur ce point en tout cas, les choses continuent à bien se passer pour lui, même s’il enregistre une baisse des ventes. Mais la montée en puissance de ses poursuivants et l’absence d’unanimité derrière l’iPhone X doivent sonner comme un avertissement.

Le gros problème des smartphones aujourd’hui, c’est la difficulté de les différencier (surtout dans l’écosystème Android, qui représente près de 86% du marché) et de constater de réelles, spectaculaires et utiles évolutions entre deux générations. Le consommateur en tire les conclusions logiques et ne rachète plus un nouveau smartphone chaque année.

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Samsung et Huawei fixent rendez-vous

Les deux vedettes du monde Android dévoilent leur jeu: Samsung et Huawei fixent rendez vous pour la présentation de leurs nouveaux smartphones.

S9 et S9+? Ne confondons pas!
Du côté du géant coréen, ce sera pour le 25 février, à Barcelone, en prélude à l’ouverture de l’édition 2018 du Mobile World Congress, soit 11 mois seulement après la présentation du Galaxy S8. Et l’invitation ne laisse guère de doute quant l’approche suivie: ce premier  « Unpacked » de 2018 mettra le focus sur la photo. Avec la volonté de reprendre la main par rapport à l’iPhone X d’Apple et au partenariat entre Huawei et Leica dévoilé voici deux ans? Il se murmure cependant que le futur Galaxy S9 et le Galaxy S9+ ne se différencieront pas uniquement par la taille de l’écran. Seul le deuxième bénéficierait d’un second capteur et d’une mémoire étendue. A confirmer!

Quoi de neuf en « IA » ?
Si Huawei sera bien entendu aussi présent au MWC, les appareils qui y seront présentés ne devraient pas être des modèles de premier plan. La prochaine vedette de la marque sera dévoilée à Paris lors d’un événement qui se tiendra un mois plus tard, le 27 mars. Comment expliquer ce choix: l’appareil n’est pas encore finalisé? L’entreprise veut être sûre de s’attirer l’attention exclusive des médias présents? Une chose est sûre, ce nouveau produit-phare du fabricant chinois jouera quant à lui la carte de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas vraiment une surprise puisque Huawei suit en cela la voie tracée lors de la présentation de la puce  Kirin 970, puis du Mate 10 Pro qui en est équipé. Lors de cette introduction déjà, les représentants de l’entreprise avaient insisté sur les possibilités de l’intelligence artificielle et de leur processeur. Mais quel modèle de smartphone sera présenté dans la capitale française? Il ne devrait pas porter la référence « Mate 11 Pro » et probablement pas non plus « P11 ». C’est peut-être l’occasion de démarrer une nouvelle appellation… P20? De quoi mettre davantage la pression sur ses concurrents pour tenter d’atteindre son objectif: s’emparer de la première place du marché mondial…

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Philips élargit la gamme de TV équipés du P5

Il y en avait cinq en 2017, il y en aura plus d’une vingtaine en 2018: Philips élargit la gamme de TV équipés du P5.

Tous les OLED ne donnent pas le même résultat
On sait que, aujourd’hui, la plupart des producteurs de téléviseurs OLED s’approvisionnent chez LG pour la dalle OLED. Tous les modèles ne sont pas identiques pour autant. Chaque fabricant développe par exemple sa propre approche technologique de traitement de l’image. Et cela se traduit parfois par d’impressionnantes différences que cherche à souligner Philips (TP Vision) avec le processeur P5 et le mot clé « Looks Better ».

Pour rappel, le P5 est un processeur dédié au traitement de l’image et qui agit sur 5 points:
– une amélioration du signal source notamment sur les rendus de ciel, tout en conservant les détails des textures
– une réduction du « bruit » dans l’image (‘Advanced Digital Noise Reduction’)
– une amélioration du contraste local (partie de l’image) en plus du contraste de l’ensemble tout en préservant le noir
– un enrichissement du rendu des détails pour toutes les résolutions jusqu’à la 4K
– une restitution des couleurs permettant plus de brillance et une palette étendue

Introduit en 2017, le processeur P5 Perfect Picture Engine équipe notamment le Philips 55POS9002, considéré comme l’un des meilleurs téléviseurs sortis l’année dernière. Initialement vendu aux environs de 2300€, on le trouve aujourd’hui à 2000€ tant chez Vandenborre que chez Krëfel ou chez MediaMarkt.

De 5 à 23
En 2017, le P5 n’équipait que cinq téléviseurs haut de gamme du fabricant néerlandais. Cette année, il y en aura 23.
Traduction: la puissance de ce processeur ne sera plus réservée aux modèles les plus coûteux. On le trouvera sur les modèles LED des séries 7303 (43″, 50″, 55″ et 65″), 7803 (49″, 55″, 65″ et 75″), 8303 (49″, 55″, 65″ et 75″) et 8503 (49″, 55″ et 65″) et aussi sur les modèles OLED 803, 873 et 973.

Tous ces modèles bénéficieront évidemment en outre du système exclusif Ambilight.

Philips indique aussi qu’une « sélection de modèles »  (8303, 8503 et OLED 803, 873 et 973) seront compatibles HDR10+.
Cette nouvelle norme est rétro-compatible avec la norme HDR10 actuelle, mais corrige ses faiblesses en évitant la perte de détails dans les scènes sombres et la mise en avant de parties d’images dans les séquences lumineuses.

Notons que le modèle OLED 873 (photo ci-contre) n’est autre que le « grand-frère » du 55POS9002: il lui est identique… mais avec un écran de 65 pouces (165 cm) au lieu de 55 (140 cm). Le top actuel de la gamme sera le OLED 973, lui aussi doté d’un écran de 65 pouces.

Les études de marché montrent que ce sont les écrans de 55 et 65 pouces qui enregistrent les plus fortes progressions au niveau vente.

Android TV et Saphi
Parmi d’autres informations distillées ces derniers jours par Philips, on retiendra l’initiative prise au niveau de la télévision « intelligente » ou « connectée ». Si les modèles moyen et haut de gamme continueront à tourner sous Android TV (version 7.0 pour l’instant), les téléviseurs d’entrée de gamme (Series 6000) se verront dotés de l’interface d’utilisation Saphi. Développée en interne chez Philips, elle est plus limitée en termes de services, mais aussi moins coûteuse que la solution de Google et moins exigeante en terme de puissance. Elle proposera un menu à icônes permettant de sélectionner rapidement des services comme Netflix, YouTube ou encore Amazon Prime.

Et puis le « choc »!
Au terme de la présentation tenue ces derniers jours à Amsterdam, Philips enfin dévoilé une technologie exclusive qui serait compatible avec tous les types de contenu (pas uniquement Ultra HD, mais aussi Full HD): elle apporte un supplément de brillance et de précision tel que l’image d’un actuel téléviseur haut de gamme apparaît presque fade. On ignore encore quand cette technologie – développée par les ingénieurs de Philips et le laboratoire de Gand – sera suffisamment maitrisée pour être intégrée dans des appareils destinés à la vente. A ce stade, elle n’a pas de nom, ni de prix. Mais elle est impressionnante au point de surpasser tout ce que l’on a pu voir chez n’importe quel fabricant. On en saura probablement davantage lors du salon IFA de septembre prochain.

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Steve Jobs n’appartient pas à Apple

Steve Jobs n’appartient pas à Apple: voilà, en substance, ce que vient de décider la justice selon une information publiée par La Repubblica Napoli. Une nouvelle version de David contre Goliath: tout démarre le 14 juillet 2012 quand deux frères italiens constatent que personne n’a pensé à déposer « Steve Jobs » en tant que marque. Eux, ils n’hésitent pas. Et tant qu’à faire, ils créent un logo avec un grand J qui serait comme grignoté sur sa partie supérieure droite. Et le point sur la lettre ressemble furieusement à une feuille de… pomme.

Branle-bas de combat à Cupertino: le ballet juridique commence.

Car évidemment, Apple n’entend pas voir le nom de son fondateur associé à n’importe quel produit. Une armada d’avocats débarque à Rome. Ils sont bien décidés à faire entendre raisons aux deux audacieux. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu: la justice finit par considérer que la lettre « J » n’est pas comestible et ne constitue donc pas une concurrence à la firme à la pomme. La marque et le logo enregistrés auprès de l’Office de l’Union européenne pour la Propriété Intellectuelle sont validés.

Jusque-là, Vincenzo et Giacomo Barbato produisaient des vêtements pour différents labels. Mais avec un nom aussi porteur que celui de Steve Jobs, ils prévoient maintenant de lancer leur propre ligne. On devrait bientôt découvrir des jeans, des sacs et des accessoires sous cette marque… au grand dépit de Tim Cook.

Mais le pire est peut-être à venir. Désormais officiellement détenteurs des droits mondiaux, les deux frères pourraient peut-être envisager d’utiliser ce label pour… des appareils électroniques. Mais si on voit un jour apparaître un smartphone Steve Jobs, il y a fort à parier qu’il tournera sous Android. Certains risquent d’y perdre leur alphabet.

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L’Axon M voit double

Alors que certaines rumeurs évoquent pour 2018 la sortie d’un smartphone pliant, ZTE suit une autre piste: l’Axon M voit double. A l’image du Kyocera Echo – c’était en 2011 -, ce nouveau modèle est doté de deux écrans Full HD de 5,2 pouces, reliés par une charnière. Quel est le but? Pouvoir exploiter deux applications en même temps, pouvoir « remplir » les deux écrans avec une seule application (cel pourrait être pas mal, notamment pour des jeux) ou encore, une fois l’appareil posé en chevalet, permettre à deux utilisateurs se faisant face de profiter chacun d’un contenu identique.

Amusant.

Utile? Cela reste à voir.

Et puis, nonobstant la maigre représentation du fabricant chinois dans nos régions, il faut reconnaître que l’Axon M n’est pas un modèle d’élégance: il est plutôt « épais », manque de rondeurs pour une prise en main agréable et sa batterie, placée d’un seul côté, déséquilibre l’ensemble. Il n’est pas non plus un foudre de guerre niveau technologies: il tourne sous Android 7.1.2, est équipé d’un processeur Snapdragon 821 avec 4 Go de RAM.

Sa commercialisation est planifiée pour la mi-novembre et le prix reste une inconnue. On parle d’environ 700 dollars, mais cela reste à confirmer.

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Huawei offre des écouteurs Bluetooth

A l’occasion de la sortie de sa Smartwatch 2 sur le marché belge, Huawei offre des écouteurs Bluetooth. Toute personne achetant un exemplaire de cette montre connectée (à partir de 329€) au cours des premières semaines suivant sa commercialisation (prévue pour la mi-juillet) se verra offrir un exemplaire du AM60, d’une valeur de 80€.

A l’image d’autres acteurs, Huawei a davantage profilé la nouvelle version de sa smartwatch – annoncée lors du Mobile World Congress de Barcelone – vers les activités sportives.
Outre le quasi-incontournable compteur de pas, elle détecte le nombre de fois où l’on se lève après de longues périodes d’inactivité, comptabilise le temps consacré à des efforts moyens ou intensifs, enregistre les données GPS du circuit accompli en courant (pied, vélo,…), informe du rythme cardiaque, de la distance accomplie, de la vitesse, du nombre de calories brûlées, etc.
A l’image de certaines montres de sport (style Polar), la Huawei Smartwatch 2 est également en mesure de suggérer le temps de récupération approprié après l’effort.

Disponible en plusieurs versions (sport, classique, avec ou sans carte SIM,…), cette montre connectée tourne sous Android Wear 2.0. Elle exploite un écran de 1,2 pouce (un rien plus petit que celui de la première édition: 1,4 pouce) recouvert d’un verre Gorilla Glass 3 et est dotée d’une batterie 420 mAh (contre 300 mAh). Autres différences: elle est dotée d’un capteur de présence et d’un autre, de proximité.

Faire du sport, c’est souvent en musique. Voilà pourquoi Huawei offre des écouteurs Bluetooth à l’achat de sa Smartwatch 2. Plus besoin d’emporter son smartphone quand on s’élance pour quelques kilomètres de course: grâce à ces écouteurs sans fil de 17 grammes et dotés d’une batterie 110 mAh, on peut profiter de la musique stockée sur la montre… qui permet même dans sa version avec carte SIM de donner et de recevoir des appels.

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Le Galaxy S8 est là

Rarement aura-t-on vu autant de fuites (organisées ou non), mais cette fois, c’est officiel: le Galaxy S8 est là. Et c’est un événement.

Les derniers mois ont été difficiles pour Samsung. Il y eut d’abord le désastre du Galaxy Note 7. Une catastrophe en termes économiques et commerciaux, mais plus encore d’image. Et puis il y a ce scandale qui se solde par l’incarcération de Lee Jae-Yong – le vice-président et héritier du groupe – pour des faits de corruption, dissimulation d’actifs à l’étranger ou encore parjure. Il aurait versé l’équivalent de près de 40 millions de dollars à une proche de la vice-présidente du pays en échange de faveurs politiques. Emportée par le tsunami politique qui en a résulté, la présidente sud-coréenne a été destituée le 10 mars. A Seoul, c’est la stupeur. Confronté à de nombreuses critiques, le groupe Samsung a déclaré vouloir écouter ses actionnaires en se scindant en deux entités. Mais, fin de la semaine dernière, il y a renoncé en raison des « difficultés à réaliser cette scission« . On n’en saura pas plus. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, Samsung s’est fait dépasser par Apple au cours du dernier trimestre 2016. La différence est infime – 76,782 millions de smartphones vendus pour Samsung contre 77,038 millions pour Apple -, mais elle est là. Et, derrière, Huawei n’en finit plus de progresser et de se montrer menaçant. Idem pour Oppo et BBK, mais loin derrière.

Objectif: faire le buzz
C’est dans ce contexte très particulier qu’a été dévoilé aujourd’hui, à New York et à Londres, le Galaxy S8. Produit vedette du géant coréen (si on combine les ventes de Galaxy S 6 et 7, Samsung en a écoulé environ 300000 en Belgique en 2016, soit plus ou moins 20% du total de ses ventes), il a vu sa présentation retardée de plusieurs semaines. D’ultimes vérifications supplémentaires pour éviter tout risque de répétion de l’épisode Note 7? On pourrait le comprendre: pour Samsung, la sortie de ce smartphone doit être une totale réussite. Pour faire oublier les évènements évoqués ci-dessus et pour retrouver l’aura liée à la position de leader mondial de la téléphonie mobile. En un mot comme en cent, le Galaxy S8 doit faire la une de l’actualité… et en bien. Verdict?

« Le Galaxy S8 ouvre une nouvelle ère du smartphone » s’est exclamé DJ Koh, président de Samsung Mobile Communications Business. On n’ira pas jusque là: il ne constitue une révolution ni en termes de design, ni de technologies. En revanche, il est suffisamment innovant et séduisant pour ambitionner d’importants volumes de vente.

Où est le bouton?
Premier point: le bouton principal n’est plus visible. En réalité, il est toujours là, mais il est dissimulé sous l’écran. La face avant est désormais presque totalement occupée par celui-ci. Il ne reste plus du traditionnel bord noir que quelques millimètres tout au-dessus et au bas de la face avant. Ensuite, oubliez la différence entre modèles Edge (écran incurvé) et les autres. Ici, les deux versions du nouveau Galaxy S8 épousent le look Edge et se différencient essentiellement par la taille de l’écran – 5,8 pouces et 6,2 pouces -, la batterie (3000 mAh et 3500 mAh)… et le prix: 799€ pour le Galaxy S8 et 899€ pour le Galaxy S8+. Les deux modèles épousent le look « Infinite Display » qui se traduit par une disparition des bords latéraux et des boutons. Les deux faces – avant et arrière – sont couvertes de Gorilla Glass 5. Histoire de proposer un écran de grande taille tout en conservant un format compatible avec la taille de nos mains, Samsung abandonne le traditionnel rapport 16:9 pour un 18,5:9 et considère qu’il constituera le nouveau standard pour les smartphones. À voir. Reste que, face aux produits concurrents, les Galaxy S8 sont plus compacts… et ont des écrans plus grands.

Au vu de la mésaventure du Galaxy Note 7, on n’est pas surpris d’apprendre que Samsung a consacré énormément d’énergie à la vérification de la sécurité de l’appareil. Celle-ci passe aussi par plusieurs solutions biométriques dédiées au déverrouillage: reconnaissance de l’iris, empreinte digitale et reconnaissance faciale. Si la première apparaît comme la plus difficile à contrefaire, la facilité et la rapidité démontrée par la reconnaissance faciale devrait lui valoir un beau succès.

Côté photo, on trouve à l’avant un capteur 8 mégapixels F1.7 à l’avant et, à l’arrière, un système 12 mégapixels F1.7 Dual Pixel. Objectif: permettre de meilleures prises de vues en faible éclairage. Au cours d’une première très brève prise en main, nous avons été impressionnés par la vitesse de l’autofocus.

Annoncé en magasin pour le 28 avril, le Galaxy S8 serait le premier smartphone à introduire Bluetooth 5. Il répond en outre aux normes IP68: il résiste aux projections d’eau et à la poussière. La mémoire interne peut être augmentée via carte microSD (jusqu’à 256 Go).

La voix ET l’image
L’une des principales nouveautés du Galaxy S8 a pour nom Bixby. Équivalent de Siri chez Apple, cet assistant virtuel permet l’exploitation de plusieurs fonctionnalités: appareil photo, contacts, album photo, messages et réglages. Samsung lui ajoute une technologie de reconnaissance d’images (une sorte de Shazam pour les images). Progressivement, Bixby devrait être enrichi par les applications d’autres acteurs, pouvoir être utilisé sur d’autres appareils, etc. Sur ce point, l’étendue de la gamme de Samsung constitue un atout de poids. À ce stade, on ignore cependant quand la version française de Bixby sera disponible. Les premières langues devraient être le coréen, l’anglais, l’espagnol et le chinois.

DeX est probablement l’autre grande fonction qui va susciter de l’intérêt. Cette base d’accueil pour le Galaxy S8 est dotée d’une connectique (HDMI, RJ45,…) qui va permettre de connecter le smartphone sur un grand écran et d’exploiter un clavier et une souris: avec ce système, le Galaxy S8 se transforme en ordinateur dans un environnement Android et offre notamment la compatibilité Microsoft Office. Très impressionnant…

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Est-ce bien le Samsung Galaxy S8?

Est-ce bien le Samsung Galaxy S8? La photo (source: ici) n’est pas officielle – la présentation est prévue à New York le 29 mars -, mais on a de bonnes raisons de penser qu’elle est authentique.

On remarque que ce prétendu Galaxy S8 verrait disparaître le bouton « home » et disposerait d’un écran allant quasi totalement de bord à bord. Le réglage du volume passerait de droite à gauche du corps de l’appareil.

A quoi servirait le bouton situé à droite? Il pourrait correspondre soit au déclencheur photo, soit à l’accès au service d’intelligence artificielle conçu par Samsung (Bixby).

D’autres informations semblent indiquer que le fabricant coréen maintiendrait finalement la prise pour casque.

En laissant plus ou moins volontairement « fuiter » cette image, Samsung chercherait à se repositionner face à la débauche d’informations de ses concurrents présents au MWC – et notamment Huawei, Sony, LG, ZTE,… – et à entretenir le buzz jusqu’à la fin du mois.

A suivre.