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iPhone, etc.: la rentrée de la pomme

16 septembre 2019 – Apple a donc tenu sa présentation de rentrée… mardi dernier. Dis donc, mais cela fait déjà six jours! Ben oui, mais il a fallu le temps de se remettre vu le nombre de nouveautés. Naaaan, on blague. Il faut bien dire que malgré l’emploi répété des mots « amazing » et « awesome », l’originalité et l’innovation n’étaient pas vraiment au rendez-vous. Steve Jobs, t’es vraiment parti trop tôt! Mais l’absence de véritable surprise ne veut pas dire qu’il n’y avait rien d’intéressant.

Affichage permanent
On retiendra par exemple que la nouvelle Apple Watch Series 5 dispose maintenant d’un mode affichage permanent. Enfin! A côté, l’objet pourra désormais être personnalisé quant au boîtier, au type de bracelet et aussi au matériau. La version titane sera par exemple sensiblement plus légère que les autres. Et puis, l’utilisateur disposera d’une vraie boussole (indiquant même l’altitude) et d’applis de santé et de sport améliorées. Les prix démarrent à 449€.

On passe à tablette
L’arrivée d’un nouvel iPad d’entrée de gamme n’était pas vraiment attendue. Il se distingue par la taille de l’écran (10,2 pouces au lieu de 9,7) et la présence d’un Smart Connector qui permet le branchement d’un clavier externe. Malheureusement, Apple n’a pas voulu y inclure Face ID ou réduire les larges bords de l’écran (cela aurait trop concurrencé l’iPad Pro). Et la firme à la pomme reste fidèle à son approche de configurations: on a le choix entre 32 Go (ce qui est vraiment très peu!) et 128 Go. Dans les faits, cela veut dire que si l’appareil est disponible « à partir de » 389€, il faudra généralement débourser 489€ pour les 128 Go et même 629€ pour la version Wi-Fi & 4G. Ajoutez 179€ si vous voulez un Smart Keyboard (qui ne protège pas la face arrière de la tablette) et encore 99€ pour profiter de l’Apple Pencil… de 1ère génération (la 2e est réservée à l’iPad Pro). La bonne nouvelle est à trouver du côté de l’écran Retina (3,5 millions de pixels) et de la puissance offerte par la puce A10 Fusion.

Allô?
Traditionnellement, la présentation d’Apple en septembre est l’occasion de découvrir l’iPhone nouveau. Comme prévu, il y en a trois: l’iPhone 11, l’iPhone 11 Pro et l’iPhone 11 Pro Max. Dans sa version la plus performante (avec 512 Go de stockage), ce dernier sera commercialisé en Belgique au prix de… 1659€. On n’ose imaginer l’étiquette qui accompagnera le premier modèle pliable de la firme à la pomme…
Méchamment attaqué par Samsung et surtout Huawei sur le plan de la qualité photo, Apple reprend l’offensive en dotant le « 11 » d’un double capteur de 12 MP, mais surtout en offrant aux deux modèles « 11 Pro » un triple capteur. D’autres fabricants le proposent depuis des années, mais c’est une première chez Apple. La disposition des trois capteurs a suscité une volée de sarcasmes et de moqueries sur la Toile. Si les résultats sont au rendez-vous, le joujou pourrait pourtant devenir l’outil de travail favori de nombreux journalistes à travers le monde.

Service gagnant
A côté du matériel, c’est clairement vers les services qu’Apple lorgne pour les mois à venir. Et notamment avec Apple TV+, son service de streaming qui sera proposé chez nous à partir du 1er novembre au prix de 4,99€ par mois. C’est un prix très agressif, comparé à ce que demandent Netflix, Amazon Prime Video et les autres, mais il faut garder à l’esprit que l’offre est très différente. Chez Apple, pas de « vieilleries » – bonnes ou pas -, rien que des nouveautés, rien que des exclusivités. En termes de richesses de contenus, Apple TV+ ne devrait pas pouvoir concurrencer les autres, du moins au début. En termes de qualité, les choses pourraient être différentes.

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La photo peut-elle relancer l’iPhone?

9 septembre 2019 – Demain, sur le coup de 19h (heure de Bruxelles), Apple dévoilera ses nouveaux iPhone (et peut-être d’autres choses: montre, iPad, MacBook Pro,…). Mais on ne s’attend pas à des révolutions. Si l’entreprise californienne voit régulièrement ses parts du marché des smartphones se réduire au bénéfice de fabricants asiatiques (Samsung, Huawei, Oppo,…), l’importance de ses marges bénéficiaires lui permet de conserver une excellente santé financière. Pas de raison, dans ces circonstances, de chercher à réinventer la roue.

La guerre des trois
Tout porte à croire que l’on découvrira trois téléphones avec écrans de 5,8, et 6,5 pouces, d’une part, et 6,1 pouces, d’autre part. Les deux premiers, dotés d’un écran OLED, devraient remplacer les actuels iPhone XS et XS Max, tandis que le troisième, avec écran LED, succéderait à l’actuel iPhone XR. On parle de nouveaux coloris (waouw!) et peut-être d’un verre plus résistant (re-waouw!). Ce n’est pas forcément là qu’il faudra trouver l’innovation évoquée dans l’invitation (voir ci-dessus). Histoire de rattraper leur retard sur les derniers smartphones de Samsung et de Huawei, notamment, les ingénieurs d’Apple auraient concentré leurs efforts sur la fonction photo, avec deux à trois modules (un grand-angle, un téléobjectif et un ultra grand-angle), un mode « nuit », une amélioration de la fonction vidéo,…

Apple pourrait permettre à ses nouveaux iPhone de recharger d’autres appareils sans fil, à l’image de ce que fait Huawei depuis un bon moment, déjà. Comme c’était déjà le cas ces dernières années, la rumeur d’un stylet s’est aussi répandue sur la toile. Ce serait un nouveau coup de poignard dans la mémoire de Steve Jobs, mais on n’en est plus à cela près aujourd’hui.

Et puis, il reste la piste de la réalité augmentée. A plusieurs reprises, Tim Cook a dit son intérêt pour cette technologie. En découvrira-t-on demain de premières concrétisations? A voir.

En réalité, la seule véritable surprise viendra peut-être du nom de ces nouveaux iPhone. Plutôt qu’un « 11 », peu porteur en termes de marketing, Apple pourrait opter pour une nouvelle identification. A moins qu’elle le conserve en l’affublant en sus d’une mention « Pro ». Le suspense est insoutenable. Plus que quelques heures à attendre et le monde saura.

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Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.

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Apple pleure, Samsung tremble et Huawei rit

1er mai 2019 – Quand une entreprise refuse de communiquer ses chiffres de vente, c’est rarement parce qu’ils sont bons. Cela semble se confirmer chez Apple. L’annonce officielle de ses résultats trimestriels n’a comporté aucune indication quant au nombre d’iPhone vendus. Mais ce silence voulu par Tim Cook n’a pas empêché IDC de diffuser ses propres analyses. Il en ressort qu’Apple aurait vendu 36,4 millions de téléphones mobiles au cours du 1er trimestre 2019: une chute de plus de 30% par rapport à la même période l’an dernier quand la firme à la pomme avait vendu 52,2 millions d’iPhone.

Et pourtant, elle grimpe
La claque est sévère. D’autant que les autres produits ne compensent pas ce trou. Au total, le chiffre d’affaires – officiellement annoncé à 31 milliards de dollars – encaisse une baisse de 17%. Mais tout bien pesé, ce résultat est moins mauvais que ce que certains redoutaient. Le cours de l’action a d’ailleurs grimpé de 5% après la présentation. Bien sûr, comme tout responsable face à des actionnaires et à un conseil d’administration, Tim Cook avait tenté d’adoucir la pilule, indiquant que cette diminution était bien moindre depuis quelques semaines et que le succès des AirPods, de l’Apple Watch et des services constituaient un signal positif.

Source: IDC

Le smartphone se vend moins
Le marché mondial des smartphones continue à se replier. -6,6% cette fois. On en est maintenant au sixième trimestre consécutif de recul. Les ventes cumulées des divers fabricants ont atteint 310,8 millions d’unités pour les trois premiers mois de l’année contre 332,7 pour le 1er trimestre 2018. Les raisons sont multiples. « Les consommateurs continuent de conserver leur smartphone plus longtemps que précédemment parce que les nouveaux modèles haut de gamme offrent peu de valeur ajoutée, explique en substance un responsable de IDC. De plus, l’arrivée prochaine de terminaux 5G pourrait voir les consommateurs attendre que les réseaux et les appareils soient finalisés en 2020« .

Et ça continue, encore et encore…
Reste un constat: certains fabricants tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres. Quand Apple voit ses ventes chuter de 30%, Samsung encaisse un repli de 8%. Et Xiaomi, le n°4 mondial que certains voyaient « exploser » en 2019, accuse une baisse de 10%. Face à eux, tout sourire, Huawei perce tous les plafonds en enregistrant une augmentation de ses ventes de plus de 50%. Un boum notamment dû au succès du Mate 20 Pro et, plus récemment, du P30 Pro.

Le pli est à prendre
+50%! Cette fulgurante progression conforte le fabricant chinois sur la deuxième place du podium mondial. Elle lui permet aussi d’envisager la concrétisation de ses ambitions: s’emparer de la première place d’ici la fin de 2020. Seuls 12,8 millions d’unités vendues la séparent désormais de Samsung. Les mois prochains et les futures nouveautés des deux fabricants seront intéressantes à suivre. D’autant que Huawei a encore une grosse carte médiatique à jouer cette année. Certes, ce n’est certes pas la sortie du Mate X qui lui permettra de combler ce trou. L’appareil – dont on ignore encore la date exacte de sortie – sera coûteux et ne générera que des ventes limitées. Mais une réussite commerciale du premier smartphone pliable de Huawei constituerait un joli coup psychologique après l’épisode Galaxy Fold chez Samsung.

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Pour Apple, les services sont à suivre

25 mars 2019 – Confrontée à une baisse des ventes de l’iPhone, traditionnelle vache à traire de l’entreprise, Apple a tenu ce lundi soir ce qui était probablement la plus importante présentation de l’ère Cook (si on excepte – pour de toutes autres raisons – celle qui a suivi la disparition de Steve Jobs). Pas question de nouvel ordinateur, smartphone ou tablette, on a parlé de services. Et uniquement de services. A côté du matériel et des logiciels, c’est la troisième activité d’Apple. Elle a pris de l’ampleur ces dernières années (+19% au dernier trimestre de 2018; près de 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires) et va maintenant être « boostée » et développée selon de nombreux nouveaux axes.

Apple News+
L’application Apple News se contentait jusqu’à présent de liens conduisant à des articles d’actualité. Elle va en outre offrir l’accès à un kiosque de presse numérique qui n’est pas sans rappeler celui créé en France par LeKiosk. Pour un coût de 9,99 $ par mois, l’utilisateur et les membres de sa famille disposeront sur leur iPhone, iPad ou Mac d’un accès illimité à plus de 300 titres de presse. Au programme: divertissement, cuisine, sport, santé ou voyage. Il s’agit surtout de magazines. A l’exception du Los Angeles Times et, dans une moindre mesure, du Wall Street Journal (ce dernier ne donnerait accès qu’à des informations générales: pas à ses infos économiques), la presse quotidienne semble refuser pour l’instant d’entrer dans le jeu d’Apple. Le New York Times et le Washington Post, deux institutions de la presse américaine, ont par exemple refusé.
A ce stade, Apple News+ est disponible aux Etats-Unis et au Canada. Un déploiement plus international est attendu pour l’automne avec l’Australie et le Royaume-Uni. Rien ne permet de savoir quand ou même si ce service atteindra l’Europe continentale en général et la Belgique en particulier.

Apple Arcade
Le week-end dernier, Google annonçait un service de jeux vidéo en streaming, Stadia. Une annonce qui résonnait surtout comme l’affirmation d’une envie: entrer dans la « cour de récréation » actuellement dominée par Sony, Nintendo et Microsoft. Car pour l’instant, ce projet pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Et les choses ne vont pas se simplifier avec l’arrivée d’Apple dans la partie. Apple Arcade est un nouveau service qui, au départ, offrira un accès illimité à une centaine de jeux annoncés comme exclusifs. Un Netflix du jeu vidéo, en quelque sorte. Gameloft, Konami, Disney, Lego et Sega comptent parmi la trentaine d’éditeurs qui devraient soutenir la formule. Celle d’un abonnement qui permettrait de jouer sur iPhone, iPad, Mac ou même Apple TV. Avec la possibilité d’entamer une partie sur un appareil et de la reprendre sur un autre. Aucune publicité ni d’achat intégré ne serait prévu. Reste à connaître le prix de l’abonnement et, pour les concepteurs, le montant qui leur serait versé. Le lancement est annoncé pour l’automne. A terme, il devrait toucher plus de 150 pays.

Apple Card
Cette année, Apple Pay devrait « faciliter » environ dix milliards de transactions dans le monde. En Belgique, on ne parle pas beaucoup de cette solution parce qu’elle n’est encore proposée que par BNP Paribas Fortis. Mais d’autres acteurs devraient suivre. En tous les cas, l’entreprise californienne entend passer la vitesse supérieure sans attendre qu’un Facebook, par exemple, saute le pas.
Pour lancer sa solution, Apple s’est associée à Goldman Sachs et à Master Card. Apple Card se décline en une carte MasterCard virtuelle dans l’application Apple Wallet. Elle va permettre de payer partout où Apple Pay est accepté. Ce qui n’est le cas aujourd’hui que d’une quarantaine de pays. Pour ceux-là et pour tous les autres, il y aura désormais aussi une « vraie » carte de crédit physique. Elle se différencie de toutes les autres par sa… sobriété. L’Apple Titanium ne mentionne ni numéro de carte, ni date limite de validité, ni signature, ni ce fameux code CVC de trois ou quatre chiffres traditionnellement exigé lors d’un paiement en ligne. On y trouve le nom de l’utilisateur, le logo d’Apple et une puce. Point barre. La sécurisation sera prise en charge par Face ID et Touch ID. Autre différence: elle ne coûtera rien à l’utilisateur. Pas de redevance annuelle, pas de frais internationaux, rien. En revanche, elle lui permettra de « gagner » de l’argent en récupérant 1% du montant dépensé en utilisant la carte physique, 2% des dépenses faites avec Apple Pay ou même 3% des achats effectués sur l’un des services d’Apple comme l’App Store. On annonce des relevés de dépenses clairs et un lancement aux Etats-Unis à partir de l’été. Et pour chez nous? Goldman Sachs indique explorer les possibilités de lancement en Europe. L’Allemagne y serait la future tête de pont.

Apple TV Channels
Cette nouvelle version de l’application Apple TV va permettre d’accéder à un plus grand nombre de chaînes – comme HBO aux Etats-Unis – à partir du moment où l’on disposera d’un abonnement ad hoc. Rien de bien nouveau donc. Si ce n’est une disponibilité sur certains téléviseurs des quatre marques les plus populaires au pays de l’Oncle Sam: Samsung, Sony, LG et Vizio. Au lancement – attendu pour mai -, l’application sera disponible sur les appareils iOS en plus de l’Apple TV. Une version Mac est attendue pour l’automne. Quels seront, le jour venu, les éventuels nouveaux programmes disponibles chez nous? Mystère.

Apple TV+
Lors de sa présentation, Tim Cook a terminé par ce que tout le monde attendait: l’annonce du service de streaming vidéo d’Apple. Pour soutenir ce futur concurrent de Netflix, d’Amazon Prime Video ou d’Hulu (entre autres), Apple s’est entouré de quelques pointures: Steven Spielberg, Jennifer Aniston, J.J. Abrams ou encore Oprah Winfrey. Tous vont s’investir dans la production de séries et de films originaux. Quel sera le coût de l’abonnement mensuel? Mystère. On sait seulement que le service – sans publicité – sera lancé à partir de l’automne aux Etats-Unis et dans une centaine de pays. Quand chez nous? Une fois de plus: mystère. Mais nous ne devrions pas attendre trop longtemps. Apple a en effet tout intérêt à s’implanter le plus rapidement possible, avant, notamment, que Disney+, Warner Media ou NBC Universal ne se lancent à la conquête des marchés.

Questions et valeurs
Au final, devant ce flot d’annonces, on est impressionné, mais on reste sur sa faim. Trop de questions sont aujourd’hui sans réponses. Notamment quant à la date d’implantation de ces services chez nous. Il est symptomatique que le service de presse d’Apple n’a communiqué en Belgique que sur deux sujets: Apple Arcade et Apple TV+. Une façon comme une autre d’indiquer la non,-actualité des autres.
Si l’on ne peut que se réjouir de voir Tim Cook insister notamment sur la facilité d’utilisation et sur le respect de la vie privée du consommateur – une pique au passage à l’intention de Google et de Facebook -, on a quelques difficultés aujourd’hui à mesurer l’impact qu’auront demain Apple News+, Apple Arcade, Apple Card, Apple TV Channels et Apple TV+. Mais contrairement à d’autres, l’entreprise californienne part avec un atout de taille: une base constituée par les utilisateurs actuels – et futurs – d’iPhone, d’iPad, d’Apple TV et de Mac. Cela fait du monde.

 

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Les annonces d’Apple en préparent une autre

21 mars 2019 – Après des chiffres moins bons que prévus et une baisse des ventes de ses iPhones, Apple entend rebondir en surfant sur sa vague la plus porteuse du moment: le service. Lundi, le 25 mars, l’entreprise californienne est censée dévoiler une offre de streaming « à la Netflix » et un probable service d’abonnement presse. Il s’agira pour elle d’un moment d’une exceptionnelle importance.

Les investissements ont été énormes et la concurrence sera rude. En ayant clôturé cette semaine la prise de contrôle de 20th Century Fox, Disney dispose par exemple d’un impressionnant catalogue qui permettra d’alimenter le service Disney+ dès son lancement attendu pour la fin de l’année: Disney, Pixar, Marvel, Star Wars, Lucas Films,… Mais grâce à une colossale réserve financière accumulée ces dernières années (essentiellement grâce aux ventes de l’iPhone), Tim Cook, le patron d’Apple, a les moyens de ses ambitions. N’empêche: il ne faut pas prendre de risque. Et s’assurer que, lundi 25 mars, en parlant de la firme à la pomme, les médias se concentrent sur la nouvelle offre. Et uniquement sur elle. Alors, elle a distillé ces derniers jours toute une série d’annonces. Une approche inédite qui souligne la nouvelle stratégie mise en place ces derniers mois et, une fois encore, l’importance capitale de la présentation de ce 25 mars.

C’est nouveau, ça va sortir
• Très attendus par certains, les nouveaux AirPods (qui ne s’appellent pas « AirPods 2 »!) héritent d’un processeur plus rapide, d’une autonomie améliorée et de la fonction « Dis Siri ». Disponibles avec boîtier de recharge sans fil (229€) ou sans (179€). Toujours en blanc. La version noire sera sans doute pour plus tard…

• Il aurait dû porter le numéro 5, mais le nouvel iPad mini s’appelle simplement… iPad mini (5e génération). Inchangé de l’extérieur, il conserve de larges bords au-dessus et sous l’écran. Un peu désarçonnant quand tous les fabricants s’emploient à réduire au maximum ceux des smartphones! De même, pas de Face ID: le déverrouillage de l’appareil s’opère toujours via l’empreinte digitale. L’écran conserve la taille de la génération précédente. Les différences sont à l’intérieur: puce A12 avec Neural Engine, possibilité d’utiliser la première génération de l’Apple Pencil (99€). Prix: ça démarre à 459€ (Wi-Fi) et à 599€ (Wi-Fi + 4G).

• On retrouve une même approche sur le nouvel iPad Air (à partir de 569€ pour la version Wi-Fi et 709€ pour la version Wi-Fi + 4G). Si l’écran atteint désormais 10,5 pouces, les larges bords sont maintenus. Faut quand même qu’on voit la différence avec l’iPad Pro! Par rapport à la précédente génération, les différences essentielles se marquent au niveau de la puissance (puce A12 Bionic), du Bluetooth 5.0 et de la prise en charge du Pencil de 1ère génération. Le Smart Keyboard n’offre toujours pas de protection complète de la face arrière.

• La gamme d’iMac a également profité d’une cure de rafraichissement avec, notamment, des processeurs Intel de 8e et 9e génération. Pas très important, semble-t-il, pour Apple qui n’a  pas jugé utile d’en informer la presse autrement que par un communiqué sur son site américain.

• De nombreuses rumeurs évoquaient aussi cette semaine l’annonce de la commercialisation du fameux AirPower, ce pad de rechargement sans fil initialement annoncé en… septembre 2017. Le moment semblait évident puisque le boîtier des nouveaux AirPods permet la recharge sans fil, mais… On évoquait aussi la possibilité d’un nouvel iPod touch. A ce stade, les convoyeurs attendent.

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Apple prépare son show

12 mars 2019 – La confirmation est tombée: comme les rumeurs l’évoquaient, Apple organisera bien une présentation le 25 mars. L’intitulé ne laisse guère de doutes quant au contenu: il devrait se concentrer sur un service de streaming vidéo à la Netflix/Amazon Prime.

Le prix? Rien du tout
« It’s show time« ? Cela rappelle les termes employés voici 13 ans pour le lancement du premier Apple TV. Et précisément, l’Apple TV devrait être l’appareil idéal pour profiter des contenus originaux de ce nouveau service. La rumeur voudrait que – initialement au moins – l’accès à ce dernier soit gratuit pour les utilisateurs d’un Apple TV, d’un Mac, d’un iPhone ou d’un iPad. A confirmer!

Batailles à venir
Si la gratuité serait évidemment un argument de poids, il faudra attendre de connaître l’offre de contenu pour en juger l’intérêt. Aujourd’hui et demain. Outre les productions dans lesquelles elle est déjà engagée, la firme à la pomme croquée pourrait tenter un jour d’obtenir les droits exclusifs de grands événements. Notamment sportifs. On pense aux Jeux olympiques, à la Coupe du Monde de Football,… Une chose est sûre: cette arrivée va avoir l’impact d’un coup de pied dans une fourmilière: la concurrence actuelle (essentiellement Netflix et Amazon Prime Video) et future (Disney, WarnerMedia,…) va devoir s’adapter à la nouvelle donne.

Si c’est gratuit pour les utilisateurs de matériel Apple, à quelle sauce seraient mangés les autres consommateurs intéressés? Il faudra attendre le 25 mars sur le coup de 18h (heure de Bruxelles) pour en savoir davantage. Le lancement se ferait d’abord aux Etats-Unis – cet été ou cet automne -, un déploiement international étant planifié à partir de 2020.

L’arrivée d’Apple sur ce marché est une évolution logique et attendue. La baisse des ventes de l’iPhone – vache à traire de l’entreprise – favorise le développement de services. Mais cela n’empêche que des annonces de nouveaux produits (un iPad?) pourraient intervenir dans la foulée du « show » du 25 mars.

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A Barcelone, la mode est à la mise en plis

23 février 2019 – Cela ne fait pas un pli (désolé), la grande tendance 2019 dans le domaine des smartphones sera sans conteste les modèles pliables. Quelques mois après Royole, trois jours après la présentation officielle du Samsung Fold (voir photo), l’édition 2019 du Mobile World Congress (MWC) devrait se traduire par de nombreux smartphones « foldable ».

Chez Huawei, cela ne fait aucun doute. L’invitation à la conférence de presse de demain montre clairement le « V » formé par la « charnière » séparant les deux moitiés de l’écran. Et si certains avaient encore des doutes, il suffira de jeter un coup d’œil sur les affiches qui fleurissent depuis ce matin dans les rues de Barcelone! Le nom de l’appareil y est même dévoilé: ce sera le Huawei Mate X. Demain, sur le coup de 14h, on attendra essentiellement les réponses à cinq questions: quel sera son prix, quand et où sortira-t-il, sera-t-il 5G et enfin quelles sont les différences avec les modèles déjà dévoilés?

Le prix du pli
Et ces questions se poseront aussi à d’autres fabricants. Car, à partir de lundi, on s’attend à découvrir des smartphones pliables chez Xiaomi, Oppo, Motorola, TCL ou encore Intel. Comme d’habitude, Apple snobera le rendez-vous du MWC, mais il se murmure que la formule pliable est aussi à l’étude à Cupertino.
C’est comme si personne ne voulait rater un train… dont, à ce stade, l’intérêt semble encore flou. Certes, il s’agit d’une prouesse technologique. Et, oui, ce n’est probablement qu’une étape avant, par exemple, une sorte de « bracelet » que l’on s’enroulera autour du poignet. Mais aujourd’hui, le concept pose surtout des questions.
Verra-t-on une ligne au milieu de l’écran? Quels sont les risques de bris de l’invisible charnière… et de l’écran? Alors que les smartphones ont connu ces dernières années un impressionnant régime minceur, va-t-on devoir s’habituer à nouveau à de « gros » smartphones? Quel est le « bon » format d’écran à adopter? Une norme standard va-t-elle s’imposer ou risque-t-on d’avoir plusieurs rapports longueur/largeur selon le fabricant… avec tout que cela aura de chaotique pour les créateurs d’application? Quel sera l’impact de la taille de l’écran sur l’autonomie de la batterie? Et évidemment quid du prix? Pour rappel, chez Samsung, on évoque un montant proche des 2000€.

Après le pli, le geste
Au MWC 2019, LG devrait dévoiler un smartphone qui ne nécessiterait plus obligatoirement de commandes tactiles. Plus besoin de toucher l’écran: il suffirait d’esquisser quelques gestes. Comment cela fonctionne et quel est l’intérêt de ce système? A voir! Comme beaucoup d’autres, le fabricant sud-coréen devrait également dévoiler un ou plusieurs modèles 5G.

Light of Day
Dans le monde des smartphones, Sony mérite largement le titre de roi de la photo. Pas tant pour ses propres appareils que pour les capteurs qu’il fournit à la plupart des autres fabricants. Mais le rendez-vous de Barcelone pourrait constituer un changement. Le géant japonais a récemment établi un accord de partenariat avec l’américain Light, célèbre pour son appareil photo à 16 objectifs. Le mariage de l’expertise des deux entreprises pourrait offrir quelque chose d’inédit. Mais rien n’assure qu’on pourra déjà en découvrir un premier résultat au MWC 2019.

En bref…
Chez HMD Global (traduction: les smartphones Nokia), la vedette devrait aller au nouveau 9 PureView qui serait équipé de 5 capteurs photo. Et enfin, chez Xiaomi, le MWC 2019 devrait offrir l’occasion d’une présentation européenne du Mi9, d’un smartphone pliable (probablement un prototype) et bien sûr aussi d’un modèle 5G.

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La smartphonemania a-t-elle atteint son sommet ?

31 janvier 2019 – Le cabinet IDC vient de communiquer ses estimations du marché mondial des smartphones pour le 4e trimestre 2018. Sur base de ces chiffres, Apple aurait repris la deuxième place du podium… malgré des ventes en baisse de 11,5%. Samsung conserve sa position, mais voit ses propres résultats diminuer de 5,5%. Plus que jamais, avec une progression de près de 44%, Huawei apparaît comme le gagnant de la période.

Mais le géant chinois va-t-il réussir à maintenir cette avancée en 2019? Accusée par le gouvernement américain d’avoir violé son embargo sur les livraisons à l’Iran, soupçonnée aussi de vol de technologies, l’entreprise chinoise s’est retrouvée malgré elle sous les spots de l’actualité ces derniers mois. Ses ventes pourraient-elles en souffrir alors qu’elle semblait partie pour réussir son pari et devenir le n°1 mondial du smartphone d’ici la fin de l’année prochaine? A voir.

Les chiffres communiqués par IDC montrent aussi que les 5 grands dominent toujours un peu plus. Ils totalisent 257,1 millions d’appareils vendus. Ensemble, tous les autres fabricants (Alcatel, Archos, Asus, Blackberry, HTC, LG, Motorola, Nokia, Sony, Wiko,…) n’ont réussi à en écouler qu’un peu plus de 118 millions. Une part en baisse de 18,5%.

Voilà pour les chiffres du 4e trimestre 2018. Mais si on considère l’ensemble de l’année dernière, l’information varie quelque peu. La part des « Others » accuse une baisse plus importante: -19,4%. Et si Apple a vu ses ventes diminuer de 3,2%, celles de Samsung ont chuté de 8%. Les plus belles progressions sont enregistrées par Xiaomi (+32,2%) et ici encore par Huawei (+33,6%). On note aussi que les consommateurs ont acheté moins de smartphones en 2018: 1,404 milliard1,465 en 2017.  Une baisse de 4,1%. L’arrivée sur le marché d’appareils pliables et de modèles 5G est-elle de nature à bousculer ce paysage? On en saura probablement davantage d’ici un mois avec l’édition 2019 du Mobile World Congress.

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Le Samsung Galaxy S10 connaît des fuites

22 janvier 2019 – Dans moins d’un mois, Samsung dévoilera son Galaxy S10 (le 20 février, soit juste avant l’ouverture du MWC 2019). Et les fuites se multiplient sur le Web. Comme toujours, rien ne garantit qu’elles s’appuient sur des infos fiables. Mais elles vont en tout cas dans le même sens.

Ainsi, tout indique que le Galaxy S10 abandonnera le capteur d’empreinte digitale sur la face arrière au bénéfice d’un système installé sous l’écran. Comme sur le Huawei Mate 20 Pro.

Samsung devrait dévoiler plusieurs modèles:

• Galaxy S10 Lite (6 Go RAM/128 Go stockage) – 779€
• Galaxy S10 (6 Go RAM/128 Go stockage) – 929€
• Galaxy S10 (8 Go RAM/512 Go stockage) – 1.179€
• Galaxy S10+ (6 Go RAM/128 Go stockage) – 1.049€
• Galaxy S10+ (8 Go RAM/512 Go stockage) – 1.299€
• Galaxy S10+ (12 Go RAM/1 To stockage) – 1.599€

Si ces infos sont confirmées, le modèle le plus coûteux de Samsung se situerait encore sous le prix de l’iPhone doté de la configuration la plus performante (1.659€), malgré des caractéristiques techniques plus séduisantes, au moins sur papier.

Chacun de ces modèles serait équipé du processeur Exynos 9820 et d’un écran AMOLED qui occuperait la totalité de la face avant… si ce n’est un « trou » pour le capteur photo (voire deux sur le Galaxy S10+). Il serait positionné dans le coin supérieur droit. Le nombre total de capteurs photo diffèrerait selon le modèle et atteindrait 6 dans la version la plus richement équipée.

Quelle que soit la configuration, il ne s’agirait pas d’un modèle 5G. Mais, au cours de la même présentation du 20 février, Samsung devrait aussi dévoiler la version commercialisable de son fameux smartphone pliable. Et ce dernier pourrait (conditionnel!) être prêt pour la nouvelle génération de réseau mobile.