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La photo peut-elle relancer l’iPhone?

9 septembre 2019 – Demain, sur le coup de 19h (heure de Bruxelles), Apple dévoilera ses nouveaux iPhone (et peut-être d’autres choses: montre, iPad, MacBook Pro,…). Mais on ne s’attend pas à des révolutions. Si l’entreprise californienne voit régulièrement ses parts du marché des smartphones se réduire au bénéfice de fabricants asiatiques (Samsung, Huawei, Oppo,…), l’importance de ses marges bénéficiaires lui permet de conserver une excellente santé financière. Pas de raison, dans ces circonstances, de chercher à réinventer la roue.

La guerre des trois
Tout porte à croire que l’on découvrira trois téléphones avec écrans de 5,8, et 6,5 pouces, d’une part, et 6,1 pouces, d’autre part. Les deux premiers, dotés d’un écran OLED, devraient remplacer les actuels iPhone XS et XS Max, tandis que le troisième, avec écran LED, succéderait à l’actuel iPhone XR. On parle de nouveaux coloris (waouw!) et peut-être d’un verre plus résistant (re-waouw!). Ce n’est pas forcément là qu’il faudra trouver l’innovation évoquée dans l’invitation (voir ci-dessus). Histoire de rattraper leur retard sur les derniers smartphones de Samsung et de Huawei, notamment, les ingénieurs d’Apple auraient concentré leurs efforts sur la fonction photo, avec deux à trois modules (un grand-angle, un téléobjectif et un ultra grand-angle), un mode « nuit », une amélioration de la fonction vidéo,…

Apple pourrait permettre à ses nouveaux iPhone de recharger d’autres appareils sans fil, à l’image de ce que fait Huawei depuis un bon moment, déjà. Comme c’était déjà le cas ces dernières années, la rumeur d’un stylet s’est aussi répandue sur la toile. Ce serait un nouveau coup de poignard dans la mémoire de Steve Jobs, mais on n’en est plus à cela près aujourd’hui.

Et puis, il reste la piste de la réalité augmentée. A plusieurs reprises, Tim Cook a dit son intérêt pour cette technologie. En découvrira-t-on demain de premières concrétisations? A voir.

En réalité, la seule véritable surprise viendra peut-être du nom de ces nouveaux iPhone. Plutôt qu’un « 11 », peu porteur en termes de marketing, Apple pourrait opter pour une nouvelle identification. A moins qu’elle le conserve en l’affublant en sus d’une mention « Pro ». Le suspense est insoutenable. Plus que quelques heures à attendre et le monde saura.

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Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.

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Pour Apple, les services sont à suivre

25 mars 2019 – Confrontée à une baisse des ventes de l’iPhone, traditionnelle vache à traire de l’entreprise, Apple a tenu ce lundi soir ce qui était probablement la plus importante présentation de l’ère Cook (si on excepte – pour de toutes autres raisons – celle qui a suivi la disparition de Steve Jobs). Pas question de nouvel ordinateur, smartphone ou tablette, on a parlé de services. Et uniquement de services. A côté du matériel et des logiciels, c’est la troisième activité d’Apple. Elle a pris de l’ampleur ces dernières années (+19% au dernier trimestre de 2018; près de 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires) et va maintenant être « boostée » et développée selon de nombreux nouveaux axes.

Apple News+
L’application Apple News se contentait jusqu’à présent de liens conduisant à des articles d’actualité. Elle va en outre offrir l’accès à un kiosque de presse numérique qui n’est pas sans rappeler celui créé en France par LeKiosk. Pour un coût de 9,99 $ par mois, l’utilisateur et les membres de sa famille disposeront sur leur iPhone, iPad ou Mac d’un accès illimité à plus de 300 titres de presse. Au programme: divertissement, cuisine, sport, santé ou voyage. Il s’agit surtout de magazines. A l’exception du Los Angeles Times et, dans une moindre mesure, du Wall Street Journal (ce dernier ne donnerait accès qu’à des informations générales: pas à ses infos économiques), la presse quotidienne semble refuser pour l’instant d’entrer dans le jeu d’Apple. Le New York Times et le Washington Post, deux institutions de la presse américaine, ont par exemple refusé.
A ce stade, Apple News+ est disponible aux Etats-Unis et au Canada. Un déploiement plus international est attendu pour l’automne avec l’Australie et le Royaume-Uni. Rien ne permet de savoir quand ou même si ce service atteindra l’Europe continentale en général et la Belgique en particulier.

Apple Arcade
Le week-end dernier, Google annonçait un service de jeux vidéo en streaming, Stadia. Une annonce qui résonnait surtout comme l’affirmation d’une envie: entrer dans la « cour de récréation » actuellement dominée par Sony, Nintendo et Microsoft. Car pour l’instant, ce projet pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Et les choses ne vont pas se simplifier avec l’arrivée d’Apple dans la partie. Apple Arcade est un nouveau service qui, au départ, offrira un accès illimité à une centaine de jeux annoncés comme exclusifs. Un Netflix du jeu vidéo, en quelque sorte. Gameloft, Konami, Disney, Lego et Sega comptent parmi la trentaine d’éditeurs qui devraient soutenir la formule. Celle d’un abonnement qui permettrait de jouer sur iPhone, iPad, Mac ou même Apple TV. Avec la possibilité d’entamer une partie sur un appareil et de la reprendre sur un autre. Aucune publicité ni d’achat intégré ne serait prévu. Reste à connaître le prix de l’abonnement et, pour les concepteurs, le montant qui leur serait versé. Le lancement est annoncé pour l’automne. A terme, il devrait toucher plus de 150 pays.

Apple Card
Cette année, Apple Pay devrait « faciliter » environ dix milliards de transactions dans le monde. En Belgique, on ne parle pas beaucoup de cette solution parce qu’elle n’est encore proposée que par BNP Paribas Fortis. Mais d’autres acteurs devraient suivre. En tous les cas, l’entreprise californienne entend passer la vitesse supérieure sans attendre qu’un Facebook, par exemple, saute le pas.
Pour lancer sa solution, Apple s’est associée à Goldman Sachs et à Master Card. Apple Card se décline en une carte MasterCard virtuelle dans l’application Apple Wallet. Elle va permettre de payer partout où Apple Pay est accepté. Ce qui n’est le cas aujourd’hui que d’une quarantaine de pays. Pour ceux-là et pour tous les autres, il y aura désormais aussi une « vraie » carte de crédit physique. Elle se différencie de toutes les autres par sa… sobriété. L’Apple Titanium ne mentionne ni numéro de carte, ni date limite de validité, ni signature, ni ce fameux code CVC de trois ou quatre chiffres traditionnellement exigé lors d’un paiement en ligne. On y trouve le nom de l’utilisateur, le logo d’Apple et une puce. Point barre. La sécurisation sera prise en charge par Face ID et Touch ID. Autre différence: elle ne coûtera rien à l’utilisateur. Pas de redevance annuelle, pas de frais internationaux, rien. En revanche, elle lui permettra de « gagner » de l’argent en récupérant 1% du montant dépensé en utilisant la carte physique, 2% des dépenses faites avec Apple Pay ou même 3% des achats effectués sur l’un des services d’Apple comme l’App Store. On annonce des relevés de dépenses clairs et un lancement aux Etats-Unis à partir de l’été. Et pour chez nous? Goldman Sachs indique explorer les possibilités de lancement en Europe. L’Allemagne y serait la future tête de pont.

Apple TV Channels
Cette nouvelle version de l’application Apple TV va permettre d’accéder à un plus grand nombre de chaînes – comme HBO aux Etats-Unis – à partir du moment où l’on disposera d’un abonnement ad hoc. Rien de bien nouveau donc. Si ce n’est une disponibilité sur certains téléviseurs des quatre marques les plus populaires au pays de l’Oncle Sam: Samsung, Sony, LG et Vizio. Au lancement – attendu pour mai -, l’application sera disponible sur les appareils iOS en plus de l’Apple TV. Une version Mac est attendue pour l’automne. Quels seront, le jour venu, les éventuels nouveaux programmes disponibles chez nous? Mystère.

Apple TV+
Lors de sa présentation, Tim Cook a terminé par ce que tout le monde attendait: l’annonce du service de streaming vidéo d’Apple. Pour soutenir ce futur concurrent de Netflix, d’Amazon Prime Video ou d’Hulu (entre autres), Apple s’est entouré de quelques pointures: Steven Spielberg, Jennifer Aniston, J.J. Abrams ou encore Oprah Winfrey. Tous vont s’investir dans la production de séries et de films originaux. Quel sera le coût de l’abonnement mensuel? Mystère. On sait seulement que le service – sans publicité – sera lancé à partir de l’automne aux Etats-Unis et dans une centaine de pays. Quand chez nous? Une fois de plus: mystère. Mais nous ne devrions pas attendre trop longtemps. Apple a en effet tout intérêt à s’implanter le plus rapidement possible, avant, notamment, que Disney+, Warner Media ou NBC Universal ne se lancent à la conquête des marchés.

Questions et valeurs
Au final, devant ce flot d’annonces, on est impressionné, mais on reste sur sa faim. Trop de questions sont aujourd’hui sans réponses. Notamment quant à la date d’implantation de ces services chez nous. Il est symptomatique que le service de presse d’Apple n’a communiqué en Belgique que sur deux sujets: Apple Arcade et Apple TV+. Une façon comme une autre d’indiquer la non,-actualité des autres.
Si l’on ne peut que se réjouir de voir Tim Cook insister notamment sur la facilité d’utilisation et sur le respect de la vie privée du consommateur – une pique au passage à l’intention de Google et de Facebook -, on a quelques difficultés aujourd’hui à mesurer l’impact qu’auront demain Apple News+, Apple Arcade, Apple Card, Apple TV Channels et Apple TV+. Mais contrairement à d’autres, l’entreprise californienne part avec un atout de taille: une base constituée par les utilisateurs actuels – et futurs – d’iPhone, d’iPad, d’Apple TV et de Mac. Cela fait du monde.

 

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Les annonces d’Apple en préparent une autre

21 mars 2019 – Après des chiffres moins bons que prévus et une baisse des ventes de ses iPhones, Apple entend rebondir en surfant sur sa vague la plus porteuse du moment: le service. Lundi, le 25 mars, l’entreprise californienne est censée dévoiler une offre de streaming « à la Netflix » et un probable service d’abonnement presse. Il s’agira pour elle d’un moment d’une exceptionnelle importance.

Les investissements ont été énormes et la concurrence sera rude. En ayant clôturé cette semaine la prise de contrôle de 20th Century Fox, Disney dispose par exemple d’un impressionnant catalogue qui permettra d’alimenter le service Disney+ dès son lancement attendu pour la fin de l’année: Disney, Pixar, Marvel, Star Wars, Lucas Films,… Mais grâce à une colossale réserve financière accumulée ces dernières années (essentiellement grâce aux ventes de l’iPhone), Tim Cook, le patron d’Apple, a les moyens de ses ambitions. N’empêche: il ne faut pas prendre de risque. Et s’assurer que, lundi 25 mars, en parlant de la firme à la pomme, les médias se concentrent sur la nouvelle offre. Et uniquement sur elle. Alors, elle a distillé ces derniers jours toute une série d’annonces. Une approche inédite qui souligne la nouvelle stratégie mise en place ces derniers mois et, une fois encore, l’importance capitale de la présentation de ce 25 mars.

C’est nouveau, ça va sortir
• Très attendus par certains, les nouveaux AirPods (qui ne s’appellent pas « AirPods 2 »!) héritent d’un processeur plus rapide, d’une autonomie améliorée et de la fonction « Dis Siri ». Disponibles avec boîtier de recharge sans fil (229€) ou sans (179€). Toujours en blanc. La version noire sera sans doute pour plus tard…

• Il aurait dû porter le numéro 5, mais le nouvel iPad mini s’appelle simplement… iPad mini (5e génération). Inchangé de l’extérieur, il conserve de larges bords au-dessus et sous l’écran. Un peu désarçonnant quand tous les fabricants s’emploient à réduire au maximum ceux des smartphones! De même, pas de Face ID: le déverrouillage de l’appareil s’opère toujours via l’empreinte digitale. L’écran conserve la taille de la génération précédente. Les différences sont à l’intérieur: puce A12 avec Neural Engine, possibilité d’utiliser la première génération de l’Apple Pencil (99€). Prix: ça démarre à 459€ (Wi-Fi) et à 599€ (Wi-Fi + 4G).

• On retrouve une même approche sur le nouvel iPad Air (à partir de 569€ pour la version Wi-Fi et 709€ pour la version Wi-Fi + 4G). Si l’écran atteint désormais 10,5 pouces, les larges bords sont maintenus. Faut quand même qu’on voit la différence avec l’iPad Pro! Par rapport à la précédente génération, les différences essentielles se marquent au niveau de la puissance (puce A12 Bionic), du Bluetooth 5.0 et de la prise en charge du Pencil de 1ère génération. Le Smart Keyboard n’offre toujours pas de protection complète de la face arrière.

• La gamme d’iMac a également profité d’une cure de rafraichissement avec, notamment, des processeurs Intel de 8e et 9e génération. Pas très important, semble-t-il, pour Apple qui n’a  pas jugé utile d’en informer la presse autrement que par un communiqué sur son site américain.

• De nombreuses rumeurs évoquaient aussi cette semaine l’annonce de la commercialisation du fameux AirPower, ce pad de rechargement sans fil initialement annoncé en… septembre 2017. Le moment semblait évident puisque le boîtier des nouveaux AirPods permet la recharge sans fil, mais… On évoquait aussi la possibilité d’un nouvel iPod touch. A ce stade, les convoyeurs attendent.

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Les pommes vont se ramasser à la pelle

12 juillet 2018
Voilà près de quatre ans qu’Apple n’a pas proposé de nouvelle version du Mac mini, suscitant ainsi de multiples interrogations quant à la continuité de son existence. En octobre dernier, répondant à un consommateur, Tim Cook avait calmé le jeu: « nous considérons que le Mac mini constituera un élément important de nos gammes à venir ». Mais seul le silence avait suivi.
Là, pourtant, les choses semblent bouger. Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, cité par 9to5Mac, un nouveau Mac mini serait au programme des prochains mois, quelque part entre mi-septembre et mi-décembre. Et il ne serait pas seul à débarquer.

Comme la rumeur le laisse entendre depuis plusieurs semaines, de nouveaux iMac et MacBook Pro offrant « des améliorations significatives au niveau de l’affichage » sont aussi dans les starting blocks. L’amélioration toucherait au processeur. Mais on peut penser qu’un nouveau MacBook Pro ne sortira pas sans solution aux problèmes de clavier rencontrés par plusieurs utilisateurs sur le modèle actuel. Apple préparerait également le lancement d’un nouvel ordinateur portable d’entrée de gamme. Il pourrait s’agir d’un MacBook avec écran de 12 pouces, qui aurait pour rôle de remplacer l’actuel MacBook Air.

Et ça continue, encore et encore
Et tant qu’à faire, Ming-Chi Kuo – généralement très bien informé – se lâche également au niveau d’autres produits de la marque à la pomme:
• iPad Pro (deux modèles, l’un de 11 et l’autre de 12,9 pouces avec Face ID)
• iPhone (deux modèles avec écran OLED, l’un de 5,8 et l’autre de 6,5 pouces débarqueraient en même temps qu’un modèle avec écran LCD de 6,1 pouces)
• Apple Watch: deux nouveaux modèles avec écran de 1,57 et 1,78 pouces bénéficieraient d’un cadre affiné et d’un meilleur système de mesure du rythme cardiaque. Rien n’est évoqué concernant ce qui reste deux points faibles de l’objet: son épaisseur et sa faible autonomie.

Rien de tout ceci n’est officiel, mais, si vous prévoyiez de vous équiper avec l’un de ces appareils au cours des prochains jours/semaines, cela vaut peut-être la peine de patienter. Plus que quelques fois dormir.

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Steve Jobs n’appartient pas à Apple

Steve Jobs n’appartient pas à Apple: voilà, en substance, ce que vient de décider la justice selon une information publiée par La Repubblica Napoli. Une nouvelle version de David contre Goliath: tout démarre le 14 juillet 2012 quand deux frères italiens constatent que personne n’a pensé à déposer « Steve Jobs » en tant que marque. Eux, ils n’hésitent pas. Et tant qu’à faire, ils créent un logo avec un grand J qui serait comme grignoté sur sa partie supérieure droite. Et le point sur la lettre ressemble furieusement à une feuille de… pomme.

Branle-bas de combat à Cupertino: le ballet juridique commence.

Car évidemment, Apple n’entend pas voir le nom de son fondateur associé à n’importe quel produit. Une armada d’avocats débarque à Rome. Ils sont bien décidés à faire entendre raisons aux deux audacieux. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu: la justice finit par considérer que la lettre « J » n’est pas comestible et ne constitue donc pas une concurrence à la firme à la pomme. La marque et le logo enregistrés auprès de l’Office de l’Union européenne pour la Propriété Intellectuelle sont validés.

Jusque-là, Vincenzo et Giacomo Barbato produisaient des vêtements pour différents labels. Mais avec un nom aussi porteur que celui de Steve Jobs, ils prévoient maintenant de lancer leur propre ligne. On devrait bientôt découvrir des jeans, des sacs et des accessoires sous cette marque… au grand dépit de Tim Cook.

Mais le pire est peut-être à venir. Désormais officiellement détenteurs des droits mondiaux, les deux frères pourraient peut-être envisager d’utiliser ce label pour… des appareils électroniques. Mais si on voit un jour apparaître un smartphone Steve Jobs, il y a fort à parier qu’il tournera sous Android. Certains risquent d’y perdre leur alphabet.

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Apple a des pépins

Tim CookTôt ou tard, la progression devait marquer le pas. Ce jour est arrivé: Apple a des pépins. A l’occasion de la présentation des résultats financiers trimestriels de l’entreprise, Tim Cook a bien dû reconnaître que la formidable croissance continue enregistrée depuis 2007 (!) était stoppée. C’était prévu, mais le choc est quand même là.

Le chiffre d’affaires d’Apple pour le premier trimestre 2016 est en recul d’environ 13% par rapport à la même période de 2015. Les bénéfices, eux, chutent de 22,5%. Ouille! Bon, en même temps, il faut relativiser ces chiffres. Le chiffre d’affaires de la marque à la pomme avoisine encore les 51 milliards de dollars. Excusez du peu. On connaît plus d’une entreprise qui souhaiterait connaître de tels résultats. En fait, le problème d’Apple, c’est que ses vedettes traditionnelles souffrent de la conjoncture économique, du taux de change entre le dollar et les monnaies étrangères… et de l’absence de « révolution ».

L’iPhone s’est vendu 16% de moins de janvier à mars 2016 comparativement au premier trimestre de l’année dernière. Et ce n’est pas du côté de l’iPad que se trouve le renouveau: la plus célèbre tablette du monde vient de connaître son neuvième trimestre consécutif de baisse, n’atteignant « que » 10,25 millions d’unités revendues. Même si cela reste un beau chiffre, on est loin de la barre des 30 millions approchée voici quelques années. Et comme si ce n’était pas encore suffisant, le Mac connaît lui aussi des temps difficiles: il ne dépasse que de justesse le cap des quatre millions d’exemplaires vendus. Ceci étant, la baisse enregistrée – environ 11,5% – est en phase avec celle de l’ensemble du secteur.

La période d’or d’Apple est-elle terminée? L’entreprise ne connaîtra probablement plus jamais les exceptionnels taux de croissance du passé. Mais elle a les atouts pour surprendre. Son formidable trésor de guerre lui a permis et lui permet encore de s’investir dans la recherche et de préparer le rebond. En outre, elle a acquis une notoriété enviable et s’est positionnée aux yeux des utilisateurs comme la marque de référence. On imagine difficilement un habitué de BMW subitement passer à Dacia. Pourquoi le secteur des nouvelles technologies serait-il différent de l’automobile?

 

 

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Apple revisite son passé

iPad ProEn présentant l’iPhone voici quelques années, Steve Jobs avait souligné que personne n’avait envie d’utiliser un stylet sur un écran tactile et que le doigt était l’outil idéal, ne serait-ce que parce qu’on l’a toujours avec soi! Hier, pourtant, on a découvert l’Apple Pencil. Un nouveau coup de couteau dans le dos de l’ex- boss de l’entreprise? Même pas. Tout juste une logique adaptation à un marché en constante évolution.

Confronté à la baisse des ventes des tablettes, en général et de l’iPad en particulier, Apple se devait de réagir. Avec l’iPad Pro, ce n’est pas uniquement un superbe produit qui va débouler sur le marché, c’est d’abord et avant tout une arme puissante pour lutter contre la concurrence – et notamment le séduisant Surface Pro de Microsoft – et pour accentuer une présence dans le monde des entreprises en s’appuyant sur la partie software de IBM et de Cisco.

iPhone 6sDe leur côté, les nouveaux iPhone devraient continuer à engranger de nouveaux fans: les caractéristiques et fonctionnalités annoncées hier soir – écran 3D Touch, support 4K en vidéo,nouveau capteur photo, Live Photos, performances améliorées,… – sont suffisantes pour rester au-dessus du lot. On aurait aimé y trouver une petite révolution au niveau de l’autonomie de la batterie – genre deux jours d’autonomie -, mais là, il faudra encore attendre.

Et puis, à côté des nouveaux bracelets de l’Apple Watch, il y a l’Apple TV. Et mine de rien, c’est peut-être là la plus importante annonce de la soirée. Jusqu’à hier, ce produit était toujours resté « secondaire » dans la gamme du fabricant californien. Désormais, il en devient une pièce prioritaire.
Comme évoqué ici même voici quelques jours, le nouvel Apple TV va venir directement chatouiller la nouvelle approche qui voit les téléviseurs s’appuyer sur un système d’exploitation comme Android TV (Philips, Sony), WebOS (LG) ou Tizen (Samsung). Chez ces divers fabricants, le système d’exploitation est intégré au téléviseur. L’Apple TV, lui, est un module externe que l’on peut connecter sur un téléviseur de n’importe quelle marque, nouveau ou ancien. Et, sous réserve de confirmation au terme d’une prise en main, la combinaison des commandes vocales (Siri) et tactiles sur une télécommande compacte fonctionnant via Bluetooth devraient offrir un réel gain en terme de confort, de facilité et de rapidité. Des films, des jeux, des apps, de la musique,…
Apple TV 2015Disponible en deux versions – 32 et 64 Go -, l’Apple TV va en outre pouvoir stocker du contenu. Lequel? Dans quel but? Ce n’est pas encore très clair. Reste que l’entreprise californienne a lancé hier une nouvelle offensive quant à sa présence dans le salon. Et tout indique que ce ne sera pas la dernière. Cette annonce devrait logiquement mettre fin ou au moins calmer les rumeurs concernant une arrivée d’Apple sur le marché des téléviseurs. La « vision » que Walter Isaacson prêtait à Steve Jobs dans la biographie qu’il lui avait consacrée était probablement beaucoup plus proche du nouvel Apple TV que d’un téléviseur même repensé.

Un mot encore: hier, Tim Cook n’a pas mentionné la Belgique dans la nouvelle vague des pays qui vont voir arriver l’Apple Watch. Et il n’a dit mot concernant l’ouverture prochaine de l’Apple Store bruxellois. On peut cependant supposer que, le 19 septembre, ce dernier pourrait effectivement présenter la montre.

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L’Apple TV sera-t-elle une console de jeux?

Apple PippinA moins de 48h de la présentation d’Apple, certaines des rumeurs évoquant l’annonce d’un nouvel Apple TV laissent entendre que l’appareil pourrait disposer d’une importante facette dédiée aux jeux vidéo. L’idée ne serait pas tant de proposer une concurrence aux PS4 et autres Xbox One qu’une alternative aux téléviseurs tournant sous Android TV. Ceux-ci – qu’ils portent le label Philips, Sony ou un autre – permettent à l’utilisateur d’accéder à toute une série de jeux qui existent sur smartphone ou tablette Android et profitent pour l’occasion d’un portage particulier pour tenir compte de la taille de l’écran, de l’absence de commande tactile, etc.

Avec le nouvel Apple TV – qui pourrait tenter de porter sur l’écran TV l’impressionnante liste de jeux disponibles pour iPhone et iPad -, la firme à la pomme ouvrirait donc un front supplémentaire dans sa guerre avec Google.

A confirmer mercredi soir. Ou ultérieurement, selon le programme prévu par Tim Cook.

En tout état de cause, si cette rumeur devait être confirmée, elle ne constituerait pas une première pour Apple. Voici de nombreuses années, à une époque où Steve Jobs n’était pas encore revenu à la tête de l’entreprise, Apple avait développé une véritable console de jeux avec Bandai, la Pipp!n (ou Pippin). Pour faire bref, le concept était en avance sur son temps puisque l’appareil permettait aussi de surfer sur le Net. Mais ce fut un cruel échec commercial. On évoque 45.000 unités vendues dans le monde en deux ans. Et la seconde version ne fut jamais commercialisée qu’au Japon. Un bide.

C’était en 1995, voici tout juste 20 ans.

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19 septembre, 1er Apple Store en Belgique

Apple Store BrusselsAu milieu de l’actualité technologique – et aussi dramatique – des derniers jours, Apple a enfin confirmé officiellement ce que tout le monde savait depuis des mois: un premier Apple Store va s’ouvrir dans notre pays.

Ce sera pour le 19 septembre et le magasin est situé au coin de l’Avenue de la Toison d’Or et de la Rue des Drapiers. Il prend place dans le même bâtiment que Marks & Spencer.

Selon nos informations, d’autres villes du pays pourraient, elles aussi, accueillir un Apple Store dans le futur: Anvers, Gand et Liège, notamment.

Quel impact cette ouverture aura-t-elle sur le chiffre d’affaires des vendeurs traditionnels d’Apple à Bruxelles? On pense à Cami, à Easy M (ex-MacLine), mais aussi à la Fnac, qui possède un point de vente à deux pas,…

Logiquement, cette ouverture devrait enfin permettre au public belge de découvrir l’Apple Watch. Elle devrait aussi accélérer le rythme de sortie des produits de la marque à la pomme dans notre pays. On en aura peut-être la confirmation lors de la présentation de nouveaux produits (iPhone 6s, iPhone 7, Apple TV, iPad pro,…?) prévue pour le 9 septembre et qui pourra être suivie en direct à partir de 19h.

Quant à savoir si Tim Cook fera le déplacement pour l’inauguration du magasin bruxellois…