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Motorola réinvente le Razr et lui offre un écran pliable

14 novembre 2019 – Les rumeurs de ces dernières semaines sont confirmées. 15 ans après l’original, Motorola – aujourd’hui filiale de Lenovo – sort une nouvelle version de son téléphone à clapet devenu iconique.

L’Europe avant les Etats-Unis
Le RAZR de 2004 fera place au razr à partir de décembre (comme on déteste cette tendance qui vise à écrire les mots entièrement en minuscules, on en parlera ici comme du Razr).
Bizarrement, le lancement sur le marché américain ne serait prévu qu’à partir de janvier 2020 tandis qu’il interviendrait « sur différents marchés européens à partir de décembre« . Lesquels? Mystère. Le prix? Même chose. On sait cependant qu’aux Etats-Unis, le joujou devrait avoisiner les 1500 dollars, soit beaucoup plus que ce que coûtait le Razr de 2004. L’explication vient de la technologie utilisée.

Le Razr original était un téléphone à clapet classique: lorsqu’on l’ouvrait, on avait un écran sur la partie supérieure et un clavier sur la zone inférieure. En cas d’appel entrant, ouvrir l’appareil permettait de « décrocher ». De même, refermer le clapet mettait fin à la communication. L’avantage du concept, c’était la compacité de l’objet.

En 2019, les ingénieurs de Motorola ont maintenu le format et le look général. Mais, forcément, le téléphone mobile a fait place à un smartphone. Et lorsqu’on ouvre le clapet, on se trouve face à un écran tactile qui occupe la totalité de l’espace. Plus de clavier physique… et plus de charnière. Motorola se joint à la course à l’écran pliable initiée par Royole, Samsung et Huawei.
Ici, l’écran Flex View mesure 6,2 pouces et épouse le format 21:9. Histoire de ne pas répéter la mésaventure de Samsung, les ingénieurs de Motorola auraient particulièrement soigné le système de charnière et seraient parvenus à la rendre totalement invisible. A confirmer!

Pas besoin d’ouvrir
Un autre écran (plus petit: 2,7 pouces), situé sur la face frontale permet de « passer des appels, répondre à des messages, payer d’un simple glissement des doigts, contrôler votre musique, prendre des selfies » voire utiliser l’assistant Google sans ouvrir le téléphone.

Motorola insiste aussi l’originalité du revêtement extérieur, censé protéger l’appareil contre les éclaboussures et l’eau. « La conception hydrofuge crée une barrière pour contribuer à protéger l’appareil contre une exposition modérée à l’eau, notamment les déversements accidentels, les éclaboussures ou la pluie légère. Non conçu pour être immergé dans l’eau ou exposé à l’eau sous pression ou à d’autres liquides?; peut diminuer avec le temps. Non imperméable ». En résumé: faudra quand même être prudent!

 

 

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Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

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Huawei officialise son plan B, HarmonyOS

9 août 2019 – Si le gouvernement américain maintient ses menaces d’interdiction à son égard, Huawei utilisera son plan B, HarmonyOS. Le nom de ce nouveau système d’exploitation n’a pas été choisi par hasard. « Nous voulons apporter davantage d’harmonie dans le monde », explique Richard Yu, directeur exécutif du fabricant chinois. Et de préciser que, même si ses ingénieurs travaillent sur ce projet depuis plusieurs années, il préfèrerait ne pas l’utiliser et continuer à faire tourner ses smartphones sous Android et ses ordinateurs sous Windows. Mais s’il le faut, Huawei se dit prêt. Cette annonce officielle est tombée en ouverture de la conférence des développeurs, la Huawei Developers Conference (HDC).

Plusieurs plateformes, un seul système d’exploitation
En l’occurrence, HarmonyOS possède des atouts. Ce système d’exploitation open source peut par exemple être installé indifféremment sur des smartphones, des tablettes, des ordinateurs, des téléviseurs ou sur n’importe quel objet connecté. Un avantage de taille pour les développeurs qui n’auraient plus à suer sang et eau pour assurer la portabilité de leurs créations sur diverses plateformes. Un gain de temps, donc d’argent. Richard Yu précise en outre que passer d’Android à HarmonyOS pourrait se faire en un jour ou deux.

Classement revu
L’officialisation d’HarmonyOS tombe alors que le marché du smartphone est bousculé. Avec des ventes en progression de 24% au cours du premier semestre (118 millions d’unités), Huawei a conforté sa deuxième place derrière Samsung. Et, selon Richard Yu, il aurait même pu s’emparer de la première durant le deuxième trimestre sans « les circonstances extérieures » (traduction: les menaces de Donald Trump).
De son côté, Apple, qui a été rétrogradé à la troisième place, derrière Huawei, l’été dernier, vient de se faire éjecter du podium: le troisième producteur mondial de smartphones est désormais le chinois Oppo. La firme à la pomme n’est plus que 4e.

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Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique

25 juin 2019 – « Tout va bien, téléphonez bonnes gens« . On a vécu ce matin, dans le cadre du Huawei Cyber Security Transparency Center de Bruxelles, une version 2019.0 du célèbre cri des chevaliers du guet. Confronté aux difficultés que l’on sait vis-à-vis de ses partenaires commerciaux américains, le géant chinois des télécom a voulu rassurer. Et s’expliquer.

Une offensive toute en… transparence: ce mot a été martelé par Allen Yao. Sur le ton de « nous n’avons rien à cacher », le directeur de Huawei Belgique a rappelé que Huawei était l’une des rares entreprises à permettre l’accès à son code source. Et il a insisté sur le fait que, contrairement à ce que certains médias ont pu publier, tout allait bien pour Huawei: les ventes de l’année seraient encore en hausse par rapport à celles de 2018: +20% sur le marché belge.
Aucun impact? On a un peu de peine à le croire au vu du nombre de questions que nous recevons presque quotidiennement depuis la fameuse annonce du 19 mai dernier. En réalité, il semble surtout que les ventes ont été excellentes depuis le début de 2019… jusqu’à la mi-mai. Depuis, la progression de l’ambitieux fabricant a bel et bien été freinée. Et c’est ce qui l’a poussé à inviter la presse aujourd’hui. Une saine initiative au vu du flou inédit qui entoure le sujet. Ces explications de Huawei sont bienvenues, même si elles laissent une partie d’ombre.

Pour bien comprendre, il faut séparer le présent et le futur, d’une part, le matériel et le logiciel, d’autre part.

Présent et futur
Un smartphone de la gamme passée ou actuelle de Huawei (ou Honor…) continuera à fonctionner demain comme il le fait aujourd’hui. Cela vaut pour des applications comme Gmail, Youtube ou Google Maps. Si vous possédez un smartphone depuis six mois ou depuis ce matin, vous ne souffrirez d’aucun désagrément. Même chose si vous achetez l’un des modèles des gammes actuelles (P30, Mate 20, etc.) demain… ou dans un an. Vous profiterez tout à fait normalement des mises à jour, des correctifs de sécurité, etc.
A ce stade, les questions se posent exclusivement pour les appareils qui ne sont pas encore commercialisés. On pense au futur Mate 30, par exemple. Pour ces modèles à venir, beaucoup dépendra des résultats de l’entretien prévu ce week-end au Japon entre Donald Trump et Xi Jinping: les deux dirigeants arriveront-ils à trouver un accord pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine? A défaut, la deuxième date butoir est celle du 19 août. C’est ce jour-là que – sauf arrangement préalable – les menaces américaines devraient entrer en vigueur: elles priveraient Huawei de la possibilité d’utiliser Android et les applications de Google ou Facebook comme il le fait aujourd’hui.
Quid dans ce cas? « Nous avons un plan B, que nous préparons depuis des années, précise Allen Yao. Mais je ne tiens pas à m’étendre sur ce sujet aujourd’hui: nous privilégions les efforts pour aboutir à un accord et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec Google demain comme nous le faisons depuis des années« . On n’en saura pas davantage quant à la définition de ce plan B. Mais il se murmure que 12.000 ingénieurs (!) y travailleraient.

Matériel et logiciel
Une partie des composants d’un smartphone Huawei provient des Etats-Unis. Sur ce point aussi, la menace d’un embargo sur les technologies américaines pourrait affaiblir la position du fabricant chinois. Mais pas à court terme, semble-t-il: « Nous avons constitué des stocks en suffisance« . Soit. Mais ces stocks ne sont pas inépuisables. Que se passera-t-il après? « Nous avons d’autres fournisseurs dans le monde et nous nous chargeons nous-mêmes du développement d’une grande partie des composants!« . Ici, Allen Yao fait notamment allusion au puissant processeur Kirin 980 qui équipe les plus performants smartphones de la marque.
Sur le plan du matériel, le message subliminal pourrait être compris comme: « Pas besoin de qui que ce soit: nous pouvons nous débrouiller tous seuls »! Reste la question du système d’exploitation et des applications. Et là, on le sait, le fabricant chinois dépend énormément de Google, en tout cas pour ses ventes sur le marché européen. Pour cet aspect, comme indiqué ci-dessus, la réunion de ce week-end et la date du 19 août pourraient être cruciales. Affaire à suivre…

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage, Huawei Belgique a développé une page qui répond à de nombreuses questions légitimes du consommateur. Elle est consultable ici.

 

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Donald Trump prive Huawei d’Android

20 mai 2019 – Google a officialisé l’information hier soir: l’entreprise américaine va suspendre ses relations avec Huawei. C’est un coup de tonnerre dans le monde économique, en général, et dans le secteur de la téléphonie mobile, en particulier.

C’est Trump qui…
Pour justifier sa décision, Google invoque une décision de la Maison Blanche. Celle-ci a inscrit Huawei sur une liste d’entreprises « engagées dans des activités contraires à la sécurité nationale des USA« . Elle interdit à toute entité commerciale américaine de vendre des composants ou d’octroyer des droits d’exploitation de brevets à ces entreprises. En tant que développeur d’Android, Google est directement concerné par cette interdiction.

Dans les faits, les prochaines générations de smartphones Huawei ne pourront plus utiliser le système mobile Android comme aujourd’hui. Une situation inédite.
Le fabricant chinois a deux options: utiliser la version « open source » d’Android (déjà utilisée en Chine depuis des années et qui n’est pas concernée par la décision du gouvernement américain) ou lancer son propre système d’exploitation. Huawei étudierait cette piste depuis des mois. Qu’en est-il aujourd’hui, on l’ignore.
De toute façon, aucune de ces deux solutions n’est idéale. Elles entraineraient une moins-value pour le consommateur et un coût supplémentaire substantiel pour Huawei. Dans les deux cas, l’équipementier chinois devrait en effet développer et offrir des alternatives aux applications existantes.

Android Open Source: c’est quoi?
Ce système d’exploitation propose une interface extrêmement proche de celle de l’Android que nous connaissons, mais dépourvue d’applications.

Le défi, c’est donc de développer un magasin d’applications (pour remplacer Google Play) permettant à l’utilisateur de télécharger les versions « originales » des applications de Netflix, Facebook, Dropbox, WordPress, Google (YouTube, Google Maps,…) et autres.
Serait-ce possible? A voir.

La réaction officielle de Huawei Belgique
« Huawei est un partenaire important d’Android et ce dans le monde entier. La confiance des consommateurs est sacrée pour nous et c’est grâce à cette confiance que nous en sommes là aujourd’hui. Huawei continuera de déployer toutes les mises à jour de sécurité et nous garantissons également un service après-vente de qualité, comme attendu par les consommateurs » déclare Jurgen Thysmans, porte-parole de Huawei Technologies Belgium.

Pour le fabricant chinois, il était important de rassurer les consommateurs. Premier point: les smartphones Huawei actuels continueront à fonctionner demain comme ils le font aujourd’hui. La question commencera à se poser lors de la disponibilité de mises à jour. Google permettra-t-il leur téléchargement sur les appareils existants?

Des effets potentiels très importants
La situation provoquée par le gouvernement américain n’est pas une bonne nouvelle pour Google. D’une part, elle prive ce dernier de juteuses rentrées financières. Rien qu’au cours du premier trimestre de cette année, Huawei a vendu plus de 59 millions de smartphones dans le monde. Et pour chacun d’eux, il a payé des droits de licence à Google. Une manne d’autant plus importante que Huawei, n°2 mondial, est l’acteur qui monte dans ce marché.

Faut-il scinder Google?
L’annonce de Google pourrait aussi rappeler à certains responsables politiques européens l’ultra-domination du système d’exploitation Android. Il est installé aujourd’hui sur près de 85% des smartphones vendus. Une situation de quasi monopole d’autant plus délicate qu’elle suit « aveuglément » les décisions du locataire de la Maison Blanche. Si, demain, Huawei ne peut plus commercialiser des smartphones concurrentiels, c’est la liberté de choix des consommateurs européens qui sera bafouée.

Pépins en vue?
De façon indirecte, cette situation pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour… Apple. En riposte à l’initiative américaine, la Chine pourrait en effet décider d’interdire des produits américains sur son territoire. Ou les taxer drastiquement. A ce petit jeu, les appareils d’Apple – et principalement l’iPhone – seraient certainement touchés. D’autant que, par réaction, les consommateurs chinois pourraient spontanément décider d’opter pour des alternatives « nationales » au smartphone de la firme à la pomme.

On s’fait une bouffe et on discute?
Même si rien ne devrait changer avant la publication de la « liste » dans le journal officiel américain (on ignore aujourd’hui si ce sera demain, dans un mois,…), cette situation devrait faire l’objet d’âpres discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine jusqu’à la rencontre prévue pour juin entre Donald Trump et Xi Jiping.

 

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Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.

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Apple pleure, Samsung tremble et Huawei rit

1er mai 2019 – Quand une entreprise refuse de communiquer ses chiffres de vente, c’est rarement parce qu’ils sont bons. Cela semble se confirmer chez Apple. L’annonce officielle de ses résultats trimestriels n’a comporté aucune indication quant au nombre d’iPhone vendus. Mais ce silence voulu par Tim Cook n’a pas empêché IDC de diffuser ses propres analyses. Il en ressort qu’Apple aurait vendu 36,4 millions de téléphones mobiles au cours du 1er trimestre 2019: une chute de plus de 30% par rapport à la même période l’an dernier quand la firme à la pomme avait vendu 52,2 millions d’iPhone.

Et pourtant, elle grimpe
La claque est sévère. D’autant que les autres produits ne compensent pas ce trou. Au total, le chiffre d’affaires – officiellement annoncé à 31 milliards de dollars – encaisse une baisse de 17%. Mais tout bien pesé, ce résultat est moins mauvais que ce que certains redoutaient. Le cours de l’action a d’ailleurs grimpé de 5% après la présentation. Bien sûr, comme tout responsable face à des actionnaires et à un conseil d’administration, Tim Cook avait tenté d’adoucir la pilule, indiquant que cette diminution était bien moindre depuis quelques semaines et que le succès des AirPods, de l’Apple Watch et des services constituaient un signal positif.

Source: IDC

Le smartphone se vend moins
Le marché mondial des smartphones continue à se replier. -6,6% cette fois. On en est maintenant au sixième trimestre consécutif de recul. Les ventes cumulées des divers fabricants ont atteint 310,8 millions d’unités pour les trois premiers mois de l’année contre 332,7 pour le 1er trimestre 2018. Les raisons sont multiples. « Les consommateurs continuent de conserver leur smartphone plus longtemps que précédemment parce que les nouveaux modèles haut de gamme offrent peu de valeur ajoutée, explique en substance un responsable de IDC. De plus, l’arrivée prochaine de terminaux 5G pourrait voir les consommateurs attendre que les réseaux et les appareils soient finalisés en 2020« .

Et ça continue, encore et encore…
Reste un constat: certains fabricants tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres. Quand Apple voit ses ventes chuter de 30%, Samsung encaisse un repli de 8%. Et Xiaomi, le n°4 mondial que certains voyaient « exploser » en 2019, accuse une baisse de 10%. Face à eux, tout sourire, Huawei perce tous les plafonds en enregistrant une augmentation de ses ventes de plus de 50%. Un boum notamment dû au succès du Mate 20 Pro et, plus récemment, du P30 Pro.

Le pli est à prendre
+50%! Cette fulgurante progression conforte le fabricant chinois sur la deuxième place du podium mondial. Elle lui permet aussi d’envisager la concrétisation de ses ambitions: s’emparer de la première place d’ici la fin de 2020. Seuls 12,8 millions d’unités vendues la séparent désormais de Samsung. Les mois prochains et les futures nouveautés des deux fabricants seront intéressantes à suivre. D’autant que Huawei a encore une grosse carte médiatique à jouer cette année. Certes, ce n’est certes pas la sortie du Mate X qui lui permettra de combler ce trou. L’appareil – dont on ignore encore la date exacte de sortie – sera coûteux et ne générera que des ventes limitées. Mais une réussite commerciale du premier smartphone pliable de Huawei constituerait un joli coup psychologique après l’épisode Galaxy Fold chez Samsung.

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Après le P30 et le P30 Pro, Huawei lance le P30 lite

15 avril 2019 – Dès la fin du mois, Huawei lancera un troisième smartphone dans la série P30. Le P30 lite s’inscrit en cela dans une formule traditionnelle chez le fabricant chinois: une approche commune déclinée en trois versions aux caractéristiques et aux prix très différents.

3 capteurs photo
Un objectif grand-angle de 48MP, un objectif ultra grand-angle de 8MP et un objectif dédié à l’effet bokeh de 2MP: le Huawei P30 lite prolonge le… focus mis sur la photo par ses deux grands frères, le P30 et surtout le remarquable P30 Pro.
Le fabricant indique que le P30 lite dispose d’un mode Handheld Super Night, « qui vous permet de mieux capturer votre vie nocturne (…) même dans des conditions de faible luminosité et sans trépied ».
Le Huawei P30 lite est doté d’un écran de 6,15 pouces (19.3:9) avec une encoche centrale de taille réduite qui abrite la caméra frontale et le déverrouillage par reconnaissance faciale.
Il dispose d’une mémoire de 4GB RAM et d’un volume de stockage de 128G ROM. Il est équipé d’une batterie de 3340mAh et du Quick Charge de 9V2A.
Orchestré autour du processeur Kirin 710 octa-core, le Huawei P30 lite sera disponible à l’achat à partir de fin avril aux prix conseillé de 369€. Pour comparaison, le P30 est vendu 749€ et le P30 Pro à partir de 999€. Porté par la couverture médiatique qui entoure le P30 Pro depuis sa présentation, le P30 lite pourrait devenir le best-seller de ce printemps pour Huawei.
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Huawei prend le pli sur le Mate X

24 février 2019 – Quatre jours après la présentation par Samsung du Galaxy Fold, Huawei a, à son tour, dévoilé un smartphone pliable. En profitant de la présence de centaines de journalistes venus à Barcelone pour couvrir l’édition 2019 du Mobile World Congress (MWC). Le Mate X est plus grand, plus mince, plus puissant et – semble-t-il plus réfléchi que son concurrent. Il est aussi (encore) plus cher. Huawei évoque un prix de 2.300€ contre environ 2.000€ du côté du fabricant sud-coréen.

Deux approches très différentes
Chez Samsung, lorsque l’appareil est fermé, on a un écran de 4,6 pouces. Et ce sont les faces intérieures qui, ouvertes, proposent un grand écran OLED de 7,3 pouces.
Huawei a retenu une autre approche. L’écran OLED pliable du Mate X (6,6 pouces) est placé à l’extérieur. Comme la couverture d’un livre. Quand il est fermé, on tient en main un smartphone presque normal, avec un écran plus grand que celui de l’iPhone Xs Max (6,5 pouces) ou évidemment que celui du Galaxy Fold (4,6). Et lorsqu’on l’ouvre, on obtient un écran de 8 pouces (2480 x 2200) sensiblement plus grand que celui du Galaxy Fold (7,2 pouces).

Mince, alors!
Huawei est gagnant aussi sur le front de l’épaisseur. Ouvert, le Mate X n’avoue que 5,4 mm d’épaisseur. C’est 0,5mm de moins que l’iPad Pro et… 1,5 mm de moins que le Galaxy Fold. Replié, le Huawei Mate X a une épaisseur de 11 mm. L’écran est alors positionné à côté d’une barre latérale qui regroupe les trois caméras Leica, le connecteur USB-C et le bouton d’allumage (ce dernier intègre le capteur d’empreinte… qui n’est donc pas dissimulé sous l’écran comme sur le Mate 20 Pro).

Bien évidemment, le fait que l’écran soit à l’extérieur le rend plus susceptible de souffrir d’une griffe ou d’un coup. Le fabricant chinois a développé à cet effet un étui (« Full Protection Case ») de protection. Son prix reste inconnu.

Combien de temps…?
Un écran plus grand veut dire aussi une consommation électrique plus importante et donc une autonomie moindre. Huawei a dès lors prévu d’intégrer non pas une main deux batteries dans le Mate X. Elles totalisent 4500 mAh. Combien de temps de fonctionnement offrent-elles? On l’ignore.
Dans tous les cas, les ingénieurs du fabricant chinois ont conçu un système de charge de 55 W (c’est 5 W pour l’iPhone…) qui permettrait au Mate X de récupérer environ 85% d’énergie en 30 minutes. Précision supplémentaire: le Mate X est prévu pour la 5G.

Des mois d’attente… pour répondre aux questions
Voilà à peu près tout ce que l’on sait aujourd’hui de cet appareil, attendu pour le mois de juin (mais probablement beaucoup plus tard en Belgique, vu le retard de notre pays dans l’implémentation de la technologie 5G). Autrement dit, il reste beaucoup de points d’interrogation. Quid, par exemple des performances photo? Sur quelle autonomie pourra-t-on compter? Comment fonctionneront des applications prévues pour un autre format d’écran? Le feuilleton du smartphone pliable ne fait que commencer. Mais il est clair que, avec la présentation du Mate X, Huawei a impressionné son assistance et – ne serait-ce que le « détail » du prix – a convaincu plus qu’un sceptique.

 

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A Barcelone, la mode est à la mise en plis

23 février 2019 – Cela ne fait pas un pli (désolé), la grande tendance 2019 dans le domaine des smartphones sera sans conteste les modèles pliables. Quelques mois après Royole, trois jours après la présentation officielle du Samsung Fold (voir photo), l’édition 2019 du Mobile World Congress (MWC) devrait se traduire par de nombreux smartphones « foldable ».

Chez Huawei, cela ne fait aucun doute. L’invitation à la conférence de presse de demain montre clairement le « V » formé par la « charnière » séparant les deux moitiés de l’écran. Et si certains avaient encore des doutes, il suffira de jeter un coup d’œil sur les affiches qui fleurissent depuis ce matin dans les rues de Barcelone! Le nom de l’appareil y est même dévoilé: ce sera le Huawei Mate X. Demain, sur le coup de 14h, on attendra essentiellement les réponses à cinq questions: quel sera son prix, quand et où sortira-t-il, sera-t-il 5G et enfin quelles sont les différences avec les modèles déjà dévoilés?

Le prix du pli
Et ces questions se poseront aussi à d’autres fabricants. Car, à partir de lundi, on s’attend à découvrir des smartphones pliables chez Xiaomi, Oppo, Motorola, TCL ou encore Intel. Comme d’habitude, Apple snobera le rendez-vous du MWC, mais il se murmure que la formule pliable est aussi à l’étude à Cupertino.
C’est comme si personne ne voulait rater un train… dont, à ce stade, l’intérêt semble encore flou. Certes, il s’agit d’une prouesse technologique. Et, oui, ce n’est probablement qu’une étape avant, par exemple, une sorte de « bracelet » que l’on s’enroulera autour du poignet. Mais aujourd’hui, le concept pose surtout des questions.
Verra-t-on une ligne au milieu de l’écran? Quels sont les risques de bris de l’invisible charnière… et de l’écran? Alors que les smartphones ont connu ces dernières années un impressionnant régime minceur, va-t-on devoir s’habituer à nouveau à de « gros » smartphones? Quel est le « bon » format d’écran à adopter? Une norme standard va-t-elle s’imposer ou risque-t-on d’avoir plusieurs rapports longueur/largeur selon le fabricant… avec tout que cela aura de chaotique pour les créateurs d’application? Quel sera l’impact de la taille de l’écran sur l’autonomie de la batterie? Et évidemment quid du prix? Pour rappel, chez Samsung, on évoque un montant proche des 2000€.

Après le pli, le geste
Au MWC 2019, LG devrait dévoiler un smartphone qui ne nécessiterait plus obligatoirement de commandes tactiles. Plus besoin de toucher l’écran: il suffirait d’esquisser quelques gestes. Comment cela fonctionne et quel est l’intérêt de ce système? A voir! Comme beaucoup d’autres, le fabricant sud-coréen devrait également dévoiler un ou plusieurs modèles 5G.

Light of Day
Dans le monde des smartphones, Sony mérite largement le titre de roi de la photo. Pas tant pour ses propres appareils que pour les capteurs qu’il fournit à la plupart des autres fabricants. Mais le rendez-vous de Barcelone pourrait constituer un changement. Le géant japonais a récemment établi un accord de partenariat avec l’américain Light, célèbre pour son appareil photo à 16 objectifs. Le mariage de l’expertise des deux entreprises pourrait offrir quelque chose d’inédit. Mais rien n’assure qu’on pourra déjà en découvrir un premier résultat au MWC 2019.

En bref…
Chez HMD Global (traduction: les smartphones Nokia), la vedette devrait aller au nouveau 9 PureView qui serait équipé de 5 capteurs photo. Et enfin, chez Xiaomi, le MWC 2019 devrait offrir l’occasion d’une présentation européenne du Mi9, d’un smartphone pliable (probablement un prototype) et bien sûr aussi d’un modèle 5G.