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CES 2020: les premières informations

6 janvier 2020 – C’est aujourd’hui que l’édition 2020 du CES ouvre officiellement ses portes à Las Vegas. D’ici vendredi, le salon de l’électronique y accueillera environ 175.000 visiteurs curieux de découvrir une vingtaine de milliers de nouveaux produits technologiques mis en avant par plus de 4.500 exposants. Les grandes axes: la 5G, l’intelligence artificielle, les objets connectés, la santé, le sans fil, les TV 8K, la sécurité,… Les premières annonces commencent à tomber.

Acer – Parmi de nombreux autres nouveautés, on découvre les portables convertibles Spin 3 et Spin 5. Plus fins, ils sont équipés d’un stylet actif, de Wi-Fi 6, de la 10e génération de processeur Ice Lake d’Intel et d’un écran tactile 2K ou Full HD.
Le Spin 3 (14 pouces; 1,5kg) est annoncé pour mars à partir de 849€.
Le Spin 5 (13,5 pouces; 1,2 kg) arrivera le mois suivant et démarrera à 1099€.

Anker PowerHouse 100

Anker – Annoncée comme compatible avec une utilisation en avion, cette batterie 27000 mAh (100 Wh) serait en mesure de recharger complètement la batterie d’un MacBook Pro 15″ de 2019. A défaut, convient évidemment pour smartphones, tablettes, etc. Intègre une torche.

Sortie prévue pour avril à un prix qui devrait avoisiner les 175 dollars.

Arlo – Toujours sans fil, la nouvelle caméra de sécurité Arlo Pro 3 Floodlight ambitionne de fournir un éclairage bien plus important que ce que permet… l’actuelle Arlo Pro 3 ou les produits concurrents.
Quelle sera l’autonomie? Mystère! Le lancement est prévu pour le printemps au prix approximatif de 250 dollars.

Caremitou – La startup française a conçu un bac à litière connecté pour chat. Objectif: pouvoir observer le comportement du matou et effectuer un contrôle de son poids et des analyses d’urine. De quoi dépister et suivre l’évolution de maladies chroniques (insuffisance rénale, diabète,…). Via une application, le propriétaire peut aussi échanger avec le vétérinaire « pour un dépistage, un suivi, une urgence ». Ce « 1er produit médical vétérinaire breveté » devrait être vendu par les vétérinaires durant ce premier trimestre. Pas de prix communiqué.

Netatmo – Le fabricant français se lance dans les serrures « intelligentes ». A l’image de ce que propose Nuki depuis plusieurs années, le système ne requiert pas de changer toute la serrure. En revanche, il convient ici d’utiliser des clés spécifiques avec NFC. Elles pourront être activées et désactivées via l’application. Cette dernière permet aussi l’ouverture de la porte via Bluetooth en cas d’oubli des clés. A ce stade, aucune date de disponibilité n’est communiquée. Idem pour le prix.

Nextbase – La nouvelle 622GW 4K devrait « révolutionner en profondeur le marché des dashcams » selon son fabricant. Ses atouts? Elle est équipée des fonctions telles que Alexa, l’enregistrement 4K HD à 30 ips, what3words (possibilité de transmettre – même hors ligne – la localisation exacte du conducteur) ou encore le Wi-Fi 5 GHz (Wi-Fi Dual 2,4 GHz + 5 GHz).
La commercialisation est prévue au printemps à un prix qui devrait avoisiner les 300€.

Oral-B – La filiale de Procter & Gamble continue à croire à la brosse à dent connectée.
La nouvelle Oral-B iO résulterait de six ans de recherches et de 250 brevets.
Elle utilise un système d’intelligence artificielle, différents modes de brossage et se connecte à l’application via Bluetooth pour informer l’utilisateur de la qualité de sa séance.

Lancement annoncé en août.
Prix non communiqué.

PulseWear – Vous avez des problèmes pour vous endormir? Vous n’êtes pas le seul.
Au terme d’une campagne de financement participatif, cette entreprise américaine a conçu le Dreamon, un bracelet censé aider à l’endormissement et lutter contre les insomnies. Il utilise pour ce faire de légères pulsions tactiles. Un dodo rapide et constant sans médicament ou autres substance? A voir!
Disponible. Prix: environ 150 dollars.

Samsung – C’est le 11 février que Samsung dévoilera son nouveau smartphone vedette (le Galaxy S11… qui devrait probablement s’appeler Galaxy S20) et un nouveau modèle à écran pliable. Au CES, le géant sud-coréen met l’accent sur la TV. A côté de nouveaux modèles 8K, il présente le MicroLED modulaire, avec des tailles d’écran de 75, 88, 93 et 110 pouces. Certains d’entre eux suppriment le bord qui entoure traditionnellement l’écran. Il sera possible de connecter plusieurs panneaux MicroLED ensemble pour créer de nouvelles combinaisons et adapter le téléviseur à son espace personnel. Aucune date de commercialisation et pas de prix à ce stade.

Somfy – Le Door Keeper est une serrure connectée conçue pour sécuriser les portes d’entrée, surveiller les accès et avertir les occupants en cas de vibrations propres à une tentative d’effraction. L’appareil émet une alarme pour effrayer les cambrioleurs et avertit le propriétaire de l’habitation. L’application Somfy Keys permet aux occupants de vérifier si une porte est ouverte ou fermée, et, si nécessaire, la verrouiller à distance. Ils ont aussi la possibilité de paramétrer des codes d’accès pour chaque occupant ou personne de confiance. Commercialisation prévue pour le second trimestre. Pas d’information quant au prix.

Suunto – Le fabricant finlandais, connu pour ses montres de sport lance son premier modèle sous Wear OS, la Suunto 7. Il rompt en cela avec la pratique de Garmin ou Polar qui utilisent leur propre système d’exploitation. Le choix de Suunto devrait se traduire par davantage de fonctionnalités « smartwatch » comme Google Assistant. Lancement prévu à la fin du mois au prix de 500 dollars.

Withings – Avec la Scanwatch, l’entreprise française reste fidèle à son approche de montre connectée avec des aiguilles et un accent mis sur la santé. Cette évolution de la Move ECG permet de détecter l’apnée du sommeil et les troubles de la fréquence cardiaque. Commercialisation prévue pour le 2e trimestre. Prix: 250€ (38 mm) et 300€ (42 mm).

 

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Motorola réinvente le Razr et lui offre un écran pliable

14 novembre 2019 – Les rumeurs de ces dernières semaines sont confirmées. 15 ans après l’original, Motorola – aujourd’hui filiale de Lenovo – sort une nouvelle version de son téléphone à clapet devenu iconique.

L’Europe avant les Etats-Unis
Le RAZR de 2004 fera place au razr à partir de décembre (comme on déteste cette tendance qui vise à écrire les mots entièrement en minuscules, on en parlera ici comme du Razr).
Bizarrement, le lancement sur le marché américain ne serait prévu qu’à partir de janvier 2020 tandis qu’il interviendrait « sur différents marchés européens à partir de décembre« . Lesquels? Mystère. Le prix? Même chose. On sait cependant qu’aux Etats-Unis, le joujou devrait avoisiner les 1500 dollars, soit beaucoup plus que ce que coûtait le Razr de 2004. L’explication vient de la technologie utilisée.

Le Razr original était un téléphone à clapet classique: lorsqu’on l’ouvrait, on avait un écran sur la partie supérieure et un clavier sur la zone inférieure. En cas d’appel entrant, ouvrir l’appareil permettait de « décrocher ». De même, refermer le clapet mettait fin à la communication. L’avantage du concept, c’était la compacité de l’objet.

En 2019, les ingénieurs de Motorola ont maintenu le format et le look général. Mais, forcément, le téléphone mobile a fait place à un smartphone. Et lorsqu’on ouvre le clapet, on se trouve face à un écran tactile qui occupe la totalité de l’espace. Plus de clavier physique… et plus de charnière. Motorola se joint à la course à l’écran pliable initiée par Royole, Samsung et Huawei.
Ici, l’écran Flex View mesure 6,2 pouces et épouse le format 21:9. Histoire de ne pas répéter la mésaventure de Samsung, les ingénieurs de Motorola auraient particulièrement soigné le système de charnière et seraient parvenus à la rendre totalement invisible. A confirmer!

Pas besoin d’ouvrir
Un autre écran (plus petit: 2,7 pouces), situé sur la face frontale permet de « passer des appels, répondre à des messages, payer d’un simple glissement des doigts, contrôler votre musique, prendre des selfies » voire utiliser l’assistant Google sans ouvrir le téléphone.

Motorola insiste aussi l’originalité du revêtement extérieur, censé protéger l’appareil contre les éclaboussures et l’eau. « La conception hydrofuge crée une barrière pour contribuer à protéger l’appareil contre une exposition modérée à l’eau, notamment les déversements accidentels, les éclaboussures ou la pluie légère. Non conçu pour être immergé dans l’eau ou exposé à l’eau sous pression ou à d’autres liquides?; peut diminuer avec le temps. Non imperméable ». En résumé: faudra quand même être prudent!

 

 

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Samsung vise la Note 10

7 août 2019 – « Surtout, ne dévoilez rien quant au Galaxy Note 10 avant le mercredi 7 août à 22h: c’est à ce moment-là qu’interviendra la présentation officielle aux Etats-Unis« . Et pour souligner sa remarque, le responsable de Samsung nous a demandé de signer un document (NDA – « Non Disclosure Agreement ») par lequel nous nous engagions à respecter cet accord… même si, un peu partout dans la cybersphère, des informations fuitaient. En échange, nous bénéficions, plusieurs jours avant la présentation officielle, d’une séance au cours de laquelle nous découvrions en primeur le nouveau smartphone du fabricant sud-coréen.
Correction: LES smartphones.


Ils sont effet au nombre de deux, et même de trois si l’on tient compte de la version 5G… qui ne sera pas commercialisée en Belgique. Logique: la 5G n’y sera pas opérationnelle avant un moment. Son déploiement est en effet un sujet éminemment politique et aujourd’hui, faute de gouvernements (fédéral ou régional), notre pays n’est pas en mesure de prendre de telles décisions.

Le processeur nouveau est arrivé
Soit! Deux modèles, donc: le Note 10 et le Note 10+ (la rumeur portant sur un Note10e, annoncé comme moins cher, n’a pas été confirmée). Ils sont équipés du nouveau processeur Exynos 9825 gravé en 7mm. Il devrait se traduire par davantage de puissance, notamment en termes d’intelligence artificielle, et une meilleure efficacité énergétique. Il s’agit d’une version améliorée du processeur qui équipe le Galaxy S10.

Le jeu des différences
S’ils sont tous deux catégorisés IP 68, disposent d’un écran Amoled HDR10+ et perdent le port miniJack au profit d’un connecteur USB-C (un adaptateur est fourni), les deux modèles se distinguent par plusieurs aspects. Un écran de 6,3 pouces (2280×180, 401ppp), 8 Gb de Ram et 256 Gb de stockage, avec une batterie 3500 mAh pour le Note 10, qui sera vendu à 949€. Poids: 168 grammes.
De son côté, le Note 10+ affiche un écran de 6,8 pouces (3040×1440, 498ppp) et est équipé de 12 Gb de Ram et de 256 voire 512 Gb de stockage en plus d’une batterie 4300 mAh. Là, le prix démarre à 1099€, tandis que le poids monte à 196 gr.
La section photo est également différente: triple caméra arrière pour le Note 10, quadruple caméra pour le Note 10+.

Le coup du crayon
On le sait, la gamme Note se caractérise par l’intégration d’un stylet (le S Pen). Ici, le système exploite une application Samsung Notes améliorée apte à convertir l’écriture manuscrite et à l’exporter en format Word, PDF, Texte ou image. A distance, le S Pen peut en outre agir comme une sorte de télécommande en exécutant des « air actions ». En manipulant le stylet d’une certaine façon tout en pressant son unique bouton, on va pouvoir commander un zoom in, un zoom out, etc., à distance. Le public qui vous verra faire ces gestes risque de vous prendre pour un malade mental. Mais vous, vous saurez qu’ils vous permettent d’obtenir exactement le selfie que vous voulez.

Autre nouveauté des Note 10/+, le système Dex supporte pour la première fois Mac OS X en plus de Windows 7/10. On retiendra aussi la fonction Screen Recorder. Elle permet d’enregistrer des actions sur l’écran, éventuellement avec incrustation d’image en PiP: de quoi faciliter la réalisation de tutoriels, par exemple.

Le Galaxy Note 10 et le Galaxy Note 10+ seront commercialisés par Samsung à partir du 23 août.

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Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.

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Apple pleure, Samsung tremble et Huawei rit

1er mai 2019 – Quand une entreprise refuse de communiquer ses chiffres de vente, c’est rarement parce qu’ils sont bons. Cela semble se confirmer chez Apple. L’annonce officielle de ses résultats trimestriels n’a comporté aucune indication quant au nombre d’iPhone vendus. Mais ce silence voulu par Tim Cook n’a pas empêché IDC de diffuser ses propres analyses. Il en ressort qu’Apple aurait vendu 36,4 millions de téléphones mobiles au cours du 1er trimestre 2019: une chute de plus de 30% par rapport à la même période l’an dernier quand la firme à la pomme avait vendu 52,2 millions d’iPhone.

Et pourtant, elle grimpe
La claque est sévère. D’autant que les autres produits ne compensent pas ce trou. Au total, le chiffre d’affaires – officiellement annoncé à 31 milliards de dollars – encaisse une baisse de 17%. Mais tout bien pesé, ce résultat est moins mauvais que ce que certains redoutaient. Le cours de l’action a d’ailleurs grimpé de 5% après la présentation. Bien sûr, comme tout responsable face à des actionnaires et à un conseil d’administration, Tim Cook avait tenté d’adoucir la pilule, indiquant que cette diminution était bien moindre depuis quelques semaines et que le succès des AirPods, de l’Apple Watch et des services constituaient un signal positif.

Source: IDC

Le smartphone se vend moins
Le marché mondial des smartphones continue à se replier. -6,6% cette fois. On en est maintenant au sixième trimestre consécutif de recul. Les ventes cumulées des divers fabricants ont atteint 310,8 millions d’unités pour les trois premiers mois de l’année contre 332,7 pour le 1er trimestre 2018. Les raisons sont multiples. « Les consommateurs continuent de conserver leur smartphone plus longtemps que précédemment parce que les nouveaux modèles haut de gamme offrent peu de valeur ajoutée, explique en substance un responsable de IDC. De plus, l’arrivée prochaine de terminaux 5G pourrait voir les consommateurs attendre que les réseaux et les appareils soient finalisés en 2020« .

Et ça continue, encore et encore…
Reste un constat: certains fabricants tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres. Quand Apple voit ses ventes chuter de 30%, Samsung encaisse un repli de 8%. Et Xiaomi, le n°4 mondial que certains voyaient « exploser » en 2019, accuse une baisse de 10%. Face à eux, tout sourire, Huawei perce tous les plafonds en enregistrant une augmentation de ses ventes de plus de 50%. Un boum notamment dû au succès du Mate 20 Pro et, plus récemment, du P30 Pro.

Le pli est à prendre
+50%! Cette fulgurante progression conforte le fabricant chinois sur la deuxième place du podium mondial. Elle lui permet aussi d’envisager la concrétisation de ses ambitions: s’emparer de la première place d’ici la fin de 2020. Seuls 12,8 millions d’unités vendues la séparent désormais de Samsung. Les mois prochains et les futures nouveautés des deux fabricants seront intéressantes à suivre. D’autant que Huawei a encore une grosse carte médiatique à jouer cette année. Certes, ce n’est certes pas la sortie du Mate X qui lui permettra de combler ce trou. L’appareil – dont on ignore encore la date exacte de sortie – sera coûteux et ne générera que des ventes limitées. Mais une réussite commerciale du premier smartphone pliable de Huawei constituerait un joli coup psychologique après l’épisode Galaxy Fold chez Samsung.

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Galaxy Fold: un report du lancement s’imposait

24 avril 2019 – Ici, une moitié d’écran qui n’affiche qu’un voile blanc. Là un grain de sable ou de poussière qui s’est glissé sous la charnière. Ailleurs, une feuille composante de l’écran retirée et qui génère un problème,…

Depuis la semaine dernière, les soucis intervenus chez quelques testeurs américains ont fait le buzz. Et ils ont amené Samsung à prendre la décision qui s’imposait: retarder le lancement commercial du Galaxy Fold.

Voulez-vous perdre des milliards?
Chez le fabricant sud-coréen, chacun a encore à l’esprit le désastre causé par les problèmes de batterie du Note 7 à la fin de l’année 2016. Une catastrophe en termes économiques (elle aurait coûté dans les 8 milliards d’euros; certains évoquent même des chiffres largement supérieurs) et surtout d’image de marque. Mais les situations sont tout à fait différentes. Dans le cas du Note 7, le problème venait d’un sous-traitant et concernait un appareil lancé à pleine production, qui était déjà commercialisé dans de nombreux pays dans le monde.

Des cas exceptionnels ou…?
Pour le Galaxy Fold, la présence en magasin n’était planifiée qu’à partir du 2 mai. La décision de Samsung est donc marquée du sceau de la prudence. En ayant récupéré les exemplaires à problème (combien sont-ils: 5 ou 6? Davantage? Pourquoi le fabricant ne mentionne-t-il pas leur nombre et pourcentage?), les ingénieurs vont pouvoir analyser ce qui s’est passé et mettre en place les mesures correctrices. C’est de la gestion de crise en… « bon père de famille ».

Où sont les contrôles?
On s’étonne néanmoins que ces soucis interviennent sur un appareil d’un tel prix et qui représente un aussi grand potentiel économique: les contrôies de qualité de Samsung ont été pris en défaut. Pourtant connu pour sa rigueur, le géant de Seoul va devoir corriger et renforcer ses procédures.

Un produit au potentiel séduisant
De façon générale, ce scénario-catastrophe aura d’importantes conséquences. Tout d’abord, il sème le doute sur un appareil qui ne le mérite pas vraiment. Lors de la présentation organisée pour quelques médias européens la semaine dernière à Londres, le sentiment dominant était: « Le Galaxy Fold est mieux fini et le concept plus intéressant que nous le pensions« . Certes, contrairement à nos collègues américains, nous n’avions pu avoir l’appareil en main que 90 minutes. Mais pour nous, ce jour-là, le « smartphone pliable » avait quitté la sphère du « gadget sans intérêt » pour celle du « produit à potentiel séduisant ».

Innovation? Tout doux, tout doux…
En plus de refroidir l’enthousiasme des amateurs les plus impatients, les problèmes de ces derniers jours vont freiner les tentatives d’innovation dans le secteur. On ne parle pas uniquement de Samsung. Tous les autres fabricants prêts à foncer sur le créneau du smartphone pliable (Huawei, bien sûr, mais aussi Alcatel et Blackberry, Lenovo, Oppo, Xiaomi,…) risquent de calmer leurs velléités de se jeter rapidement dans la bagarre. Ils vont prendre le temps de voir à quelle sauce le Galaxy Fold va être mangé et de vérifier si leurs propres produits sont à même de « passer les tests ».

Quand?
Aujourd’hui, la grande question est de savoir combien de temps Samsung va prendre pour corriger ou améliorer ceci, préciser cela et relancer les machines. Après ce couac, il n’a plus droit à l’erreur: le jour venu, il devra convaincre rapidement un maximum de personnes. Certaines rumeurs évoquent aujourd’hui un « redémarrage » aux alentours du 12 juin. Ce moment – juste avant les congés d’été – est-il approprié en termes de stratégie commerciale et de communication? A voir. Mais reporter le lancement au début de septembre serait positionner le Galaxy Fold en concurrent médiatique de l’ensemble des nouveautés électroniques traditionnellement présentées au salon IFA de Berlin… sans parler des nouveaux modèles d’iPhone. Affaire à suivre.

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Avec le Galaxy Fold de Samsung, l’écran pliable devient réalité

17 avril 2019 – Depuis l’apparition de l’iPhone, voici 12 ans, le smartphone n’a plus connu d’évolution majeure. Du moins jusqu’à ces derniers mois avec la présentation des premiers modèles pliables. Le 2 mai, Samsung débutera la vente du sien: le Galaxy Fold.

La première présentation de cet appareil et l’impossibilité – durant le Mobile World Congress de Barcelone – de le toucher ou même simplement de l’approcher, avaient initié des doutes, favorisé des rumeurs, posé de nombreuses questions. Aujourd’hui, neuf jours avant le début des précommandes, nous avons enfin eu la possibilité de prendre l’appareil en main, 90 minutes durant.

Soyons clairs, nous étions sceptiques. Sans même parler du prix (2020€), le concept d’un smartphone pliable semblait traduire une prouesse technologique… ne répondant à aucun véritable besoin. Et nous nous interrogions quant à la qualité et à la durabilité du produit. Sur ces points, le Galaxy Fold n’a heureusement rien à voir avec le volumineux joujou de Royole, premier fabricant à avoir présenté et mis en vente un smartphone pliable. Par la qualité de sa finition, le Galaxy Fold donne une impression de « premium », de produit bien fini. En plus d’être l’un des produits les plus sophistiqués du moment: il est équipé du processeur Snapdragon 855 et dispose d’une mémoire de 12 Go et d’un volume de stockage de 512 Go. Ajoutez-y une batterie en deux parties (pour assurer l’équilibre de l’appareil) de 4380 mAh.

Fermé, il est – logiquement – plus épais qu’un smartphone traditionnel: 15,5 mm au bord et 17mm à la jointure. Oui, il y a une différence qui se traduit par un espace à l’intérieur, près de la charnière. Selon Samsung, c’est volontaire: cela évite que les deux parties de l’écran se touchent (et, sous-entendu, s’abiment). Peut-être. Mais visuellement, c’est surprenant. Toujours concernant l’écran central (qui n’est pas en verre, mais fait de plusieurs couches de polymère), des questions se posent. Quelques confrères étrangers, qui ont eu la possibilité de tester l’appareil plus d’un jour, ont rencontré des problèmes. Des écrans noirs, ou blancs, ou brisés. Dans certains cas, le problème viendrait d’une protection qui aurait été enlevée par mégarde par ces journalistes. Dans d’autres, c’est moins évident. Au final, cela jette en tout cas un flou sur un appareil censé démontrer la maitrise technologique de Samsung.

C’est du lourd
Il faut aussi parler du poids. Vu son format, ce n’est pas surprenant, mais le Galaxy Fold est de loin le smartphone le plus lourd: 263 grammes. A mettre en comparaison avec les 208 gr. de l’iPhone XS Max, les 210 gr. de l’Honor 8X Max ou les 218 gr. du Xiaomi Mi Mix 3. Maintenant, de façon objective, cette différence de poids n’est pas tellement élevée quand on voit ce qu’apporte l’objet. Il faut juste en être conscient avant de le glisser dans sa poche. Ce qui ne lui posera pas de difficulté vu sa largeur réduite à 6,3 cm quand il est fermé. Elle passe à 11,8 cm en mode ouvert.
Attention cependant: il ne faut pas penser qu’avec « seulement » 6,3 cm de large, le Galaxy Fold va pouvoir être facilement manipulé d’une seule main comme on le faisait avec les premiers iPhone. Car la hauteur de l’appareil, elle, correspond aux normes d’aujourd’hui: un peu plus de 16 cm.

La fermeture (le rabat des deux faces l’une sur l’autre) se fait aisément (d’une simple pression sur le dessus de la jointure, par exemple). Un peu comme on le faisait avec un téléphone à clapet. A ceci près qu’ici la fermeture n’est pas verticale, mais horizontale.

100 fois par jour
L’ouverture, elle, requiert une certaine force. Rien de bien important, et c’est probablement nécessaire pour éviter que l’objet ne s’ouvre à tout moment, mais cela nécessite le bon positionnement des doigts est l’usage des deux mains. Ce n’est certainement pas rédhibitoire, mais il faut le savoir.
De façon générale, ce processus d’ouverture/fermeture constituait l’une des grosses interrogations de l’appareil. Au cours de notre prise en main, nous avons pu constater que les deux se font aisément et sans que l’opération ne permette de redouter l’imminence d’un quelconque dommage. Les ingénieurs de Samsung l’assurent: l’appareil est capable de résister à 100 ouvertures/fermetures par jour pendant cinq ans, au moins.

La question du pli
Allait-on voir un pli au milieu de l’écran lorsqu’il est ouvert? Chacun se posait la question. Et la réponse est… mitigée. Oui, on peut parfois apercevoir l’emplacement du pli. Mais pas tout le temps. Tout dépend du contenu affiché, de la position de la personne qui regarde,… Alors, soyons clairs: au début, on ne recherche que cela sur chaque écran qui s’affiche. Le pli est-il visible? Et il suffit de toucher l’écran latéralement en passant sur la jointure pour ressentir un très léger renfoncement. Mais après quelques minutes, on s’habitue, on ne le recherche plus et on ne le « voit » plus.
C’est l’une des prouesses des ingénieurs de Samsung, le résultat des 7 années de recherche et développement ayant conduit au Galaxy Fold. Il a pris en compte l’aspect technologique, ergonomique et design, mais aussi tout l’écosystème qui l’entoure. L’ensemble se traduit par une expérience originale.

Le petit et le grand

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On le sait, l’appareil comprend deux écrans: l’un sur la face avant (4,6 pouces; définition de 1960 x 840 pixels; rapport: 21/9), le second occupant la totalité des deux faces intérieures (7,3 pouces; définition de 2152 x 1536 pixels; rapport 14/10). Le fun commence quand on réalise qu’il est possible de retrouver sur la face avant le contenu de l’écran intérieur. Un exemple: on profite de la taille de ce dernier – grand et confortable – pour rechercher un trajet sur Google Maps. Mais pour se promener dans la ville et suivre facilement sa bonne progression, on peut refermer le Galaxy Fold: l’écran de sa face avant affichera le guidage souhaité. Pratique!

Et comme ce qui vaut pour l’aide à la navigation ne vaut pas forcément pour tout le reste, l’utilisateur peut définir pour chaque application si elle doit être transférée entre les deux écrans.

Et une, et deux et trois
Autre originalité et avantage du système: il est possible d’afficher simultanément jusqu’à trois fenêtres d’application et d’interagir entre elles de façon fluide. On peut, par exemple, avoir son client mail, la galerie photos et Facebook. L’intégration d’une photo dans un nouveau statut sur les réseaux sociaux ou un courriel se fera par simple « drag’n drop ». Un smartphone multitâche? On se demande pourquoi aucune tablette ne permet encore ce type de fonctionnalité…
La réflexion des ingénieurs de Samsung a aussi porté sur la capture de photos. Qu’il s’agisse de prise de vue ou d’un selfie, tout peut être fait appareil ouvert ou fermé grâce à un total de six capteurs.

Bien qu’il dispose d’un format inhabituel et même inédit, l’écran permet un confort accru pour la consultation de contenus, qu’il s’agisse de pages Web, de photos, de vidéos, de jeux ou autres. Avec un écran Amoled HDR10+ et des enceintes stéréo, on peut facilement être plongé dans l’action.
Nous n’avons pas eu la possibilité d’installer nous-mêmes des applications sur le Galaxy Fold. Difficile, dans ces conditions, de savoir comment chacune se tirerait d’affaire et exploiterait ce format inédit en tenant compte de la présence d’une encoche assez imposante. Mais une chose est sûre: on s’habitue étonnamment vite à l’objet. On a parfois l’impression que l’on se trompe en parlant d’un smartphone pliable. Ne serait-ce pas plutôt une petite tablette pliable qui devient smartphone?

A l’usage, par certains côtés, le Galaxy Fold recrée aussi quelque chose qui évoque l’expérience du Communicator de Nokia. Comme l’appareil dispose d’un angle d’ouverture préétabli, il est possible de l’utiliser en mode « horizontal » avec par exemple, sur la face supérieure – inclinée – un document Microsoft Word et, sur la face inférieure, un clavier Azerty. Comme un parfum de  Communicator 2.0.

La rareté et l’image de marque
Commercialisé à 2020€ (pourquoi pas 1999?), le Galaxy Fold n’est clairement pas pour tout le monde. Ça tombe bien: Samsung ne disposera cette année que de quantités limitées. Quelques centaines d’exemplaires par mois, en tout et pour tout. Jusqu’en juillet, ils seront exclusivement commercialisés par une vingtaine de boutiques Proximus. Après, la diffusion sera élargie à d’autres points de vente. Mais les quantités resteront limitées jusqu’à la fin de 2019. Et elles seront inférieures à la demande, si l’on en croit les prévisions des responsables de Samsung Belgique: aux Etats-Unis, les stocks prévus pour les précommandes ont été épuisés en quelques heures.
Cette rareté forcée va offrir aux premiers acheteurs (les fameux « early adopters »)  un statut à part et susciter auprès de leurs proches le tant recherché effet « Waouw ». De son côté, Samsung amplifiera son image d’innovateur. Ce qui lui permettra de vendre tranquillement davantage de Galaxy A50, A70 ou S10. Sans que ces derniers rencontrent des problèmes de stock.

Le pli du futur…
Le Galaxy Fold préfigure-t-il le smartphone de demain? Peut-être. L’une de ses formes, en tout cas. Car on pourrait un jour – pourquoi pas? – découvrir un appareil à trois ou quatre volets. Et pour ce qui concerne l’évolution du modèle actuel, on imagine que, d’ici un an ou deux, il sera aminci, allégé, disposera de capteurs photo plus performants, d’un écran frontal de plus grande taille,… Une évolution somme toute dans la lignée du smartphone, tel qu’on le connaît depuis 12 ans.

 

 

 

 

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Une galaxie de Samsung Galaxy

10 avril 2019 – A l’occasion d’un événement organisé simultanément à Bangkok, Sao Paulo et Milan, Samsung a dévoilé aujourd’hui le Galaxy A80.
Et tant qu’il avait la presse devant lui, il en a profité pour présenter deux autres smartphones, les Galaxy A20e et A40.

Le plus spectaculaire est sans conteste le Galaxy A80. Il s’agit, selon le fabricant sud-coréen d’un appareil « spécialement conçu pour les digital natives »: ceux qui ne peuvent attendre avant de partager leurs photos ou/et ne jurent que par le streaming vidéo.

Ils étaient derrière, ils passent devant
Pour la première fois chez Samsung, ce Galaxy A80 dispose d’un appareil photo rotatif.
Lorsqu’on sélectionne le mode selfie dans l’application photo, la partie supérieure de la face arrière est rehaussée et les trois appareils rotatifs pivotent pour faire face à l’avant du téléphone.
On dispose donc des mêmes capteurs haute résolution à l’avant et à l’arrière.
Caractéristiques: capteur 48MP, fonction Live Focus, objectif ultra grand-angle, mode vidéo Super Steady,…

Comme il se doit aujourd’hui pour un appareil d’un certain niveau, le Galaxy A80 est doté d’une intelligence artificielle. Elle intervient pour adapter la batterie, CPU et la RAM aux besoins de l’utilisateur. L’intelligence intervient aussi au niveau des prises de vue: « Le Scene Optimizer détecte et améliore automatiquement jusqu’à 30 scènes, tandis que le Flaw Detection détecte et corrige instantanément les imperfections avant que vous ne cliquiez sur le bouton » indique le fabricant.
Le Galaxy A80 est équipé d’un écran Infinity (traduisez: « de bord à bord ») FHD+ Super AMOLED de 6,7 pouces. On y trouve également une batterie 3700 mAh et un système de recharge rapide.

Le Galaxy A80 sera proposé en trois tons: Angel Gold, Ghost White et Phantom Black. Il sera commercialisé à partir de la mi-mai au prix conseillé de 649 euros.

 

La gamme Galaxy A s’enrichit par ailleurs de deux autres modèles: les Galaxy A40 (écran Super AMOLED Infinity U de 5,9 pouces) et A20e. Ils viennent rejoindre les Galaxy A10, A50 et A70.

Pour ne pas se perdre  dans les Galaxy
Pour rappel, la gamme de smartphones de Samsung se décline aujourd’hui en trois grandes familles: les Galaxy S, les Galaxy Note et les Galaxy A. Cette dernière se concentrait jusqu’à présent sur le milieu de gamme, mais avec la récente disparition de la série Galaxy J, elle s’étend désormais jusqu’à l’entrée de gamme.

 

 

 

 

 

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Huawei prend le pli sur le Mate X

24 février 2019 – Quatre jours après la présentation par Samsung du Galaxy Fold, Huawei a, à son tour, dévoilé un smartphone pliable. En profitant de la présence de centaines de journalistes venus à Barcelone pour couvrir l’édition 2019 du Mobile World Congress (MWC). Le Mate X est plus grand, plus mince, plus puissant et – semble-t-il plus réfléchi que son concurrent. Il est aussi (encore) plus cher. Huawei évoque un prix de 2.300€ contre environ 2.000€ du côté du fabricant sud-coréen.

Deux approches très différentes
Chez Samsung, lorsque l’appareil est fermé, on a un écran de 4,6 pouces. Et ce sont les faces intérieures qui, ouvertes, proposent un grand écran OLED de 7,3 pouces.
Huawei a retenu une autre approche. L’écran OLED pliable du Mate X (6,6 pouces) est placé à l’extérieur. Comme la couverture d’un livre. Quand il est fermé, on tient en main un smartphone presque normal, avec un écran plus grand que celui de l’iPhone Xs Max (6,5 pouces) ou évidemment que celui du Galaxy Fold (4,6). Et lorsqu’on l’ouvre, on obtient un écran de 8 pouces (2480 x 2200) sensiblement plus grand que celui du Galaxy Fold (7,2 pouces).

Mince, alors!
Huawei est gagnant aussi sur le front de l’épaisseur. Ouvert, le Mate X n’avoue que 5,4 mm d’épaisseur. C’est 0,5mm de moins que l’iPad Pro et… 1,5 mm de moins que le Galaxy Fold. Replié, le Huawei Mate X a une épaisseur de 11 mm. L’écran est alors positionné à côté d’une barre latérale qui regroupe les trois caméras Leica, le connecteur USB-C et le bouton d’allumage (ce dernier intègre le capteur d’empreinte… qui n’est donc pas dissimulé sous l’écran comme sur le Mate 20 Pro).

Bien évidemment, le fait que l’écran soit à l’extérieur le rend plus susceptible de souffrir d’une griffe ou d’un coup. Le fabricant chinois a développé à cet effet un étui (« Full Protection Case ») de protection. Son prix reste inconnu.

Combien de temps…?
Un écran plus grand veut dire aussi une consommation électrique plus importante et donc une autonomie moindre. Huawei a dès lors prévu d’intégrer non pas une main deux batteries dans le Mate X. Elles totalisent 4500 mAh. Combien de temps de fonctionnement offrent-elles? On l’ignore.
Dans tous les cas, les ingénieurs du fabricant chinois ont conçu un système de charge de 55 W (c’est 5 W pour l’iPhone…) qui permettrait au Mate X de récupérer environ 85% d’énergie en 30 minutes. Précision supplémentaire: le Mate X est prévu pour la 5G.

Des mois d’attente… pour répondre aux questions
Voilà à peu près tout ce que l’on sait aujourd’hui de cet appareil, attendu pour le mois de juin (mais probablement beaucoup plus tard en Belgique, vu le retard de notre pays dans l’implémentation de la technologie 5G). Autrement dit, il reste beaucoup de points d’interrogation. Quid, par exemple des performances photo? Sur quelle autonomie pourra-t-on compter? Comment fonctionneront des applications prévues pour un autre format d’écran? Le feuilleton du smartphone pliable ne fait que commencer. Mais il est clair que, avec la présentation du Mate X, Huawei a impressionné son assistance et – ne serait-ce que le « détail » du prix – a convaincu plus qu’un sceptique.

 

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A Barcelone, la mode est à la mise en plis

23 février 2019 – Cela ne fait pas un pli (désolé), la grande tendance 2019 dans le domaine des smartphones sera sans conteste les modèles pliables. Quelques mois après Royole, trois jours après la présentation officielle du Samsung Fold (voir photo), l’édition 2019 du Mobile World Congress (MWC) devrait se traduire par de nombreux smartphones « foldable ».

Chez Huawei, cela ne fait aucun doute. L’invitation à la conférence de presse de demain montre clairement le « V » formé par la « charnière » séparant les deux moitiés de l’écran. Et si certains avaient encore des doutes, il suffira de jeter un coup d’œil sur les affiches qui fleurissent depuis ce matin dans les rues de Barcelone! Le nom de l’appareil y est même dévoilé: ce sera le Huawei Mate X. Demain, sur le coup de 14h, on attendra essentiellement les réponses à cinq questions: quel sera son prix, quand et où sortira-t-il, sera-t-il 5G et enfin quelles sont les différences avec les modèles déjà dévoilés?

Le prix du pli
Et ces questions se poseront aussi à d’autres fabricants. Car, à partir de lundi, on s’attend à découvrir des smartphones pliables chez Xiaomi, Oppo, Motorola, TCL ou encore Intel. Comme d’habitude, Apple snobera le rendez-vous du MWC, mais il se murmure que la formule pliable est aussi à l’étude à Cupertino.
C’est comme si personne ne voulait rater un train… dont, à ce stade, l’intérêt semble encore flou. Certes, il s’agit d’une prouesse technologique. Et, oui, ce n’est probablement qu’une étape avant, par exemple, une sorte de « bracelet » que l’on s’enroulera autour du poignet. Mais aujourd’hui, le concept pose surtout des questions.
Verra-t-on une ligne au milieu de l’écran? Quels sont les risques de bris de l’invisible charnière… et de l’écran? Alors que les smartphones ont connu ces dernières années un impressionnant régime minceur, va-t-on devoir s’habituer à nouveau à de « gros » smartphones? Quel est le « bon » format d’écran à adopter? Une norme standard va-t-elle s’imposer ou risque-t-on d’avoir plusieurs rapports longueur/largeur selon le fabricant… avec tout que cela aura de chaotique pour les créateurs d’application? Quel sera l’impact de la taille de l’écran sur l’autonomie de la batterie? Et évidemment quid du prix? Pour rappel, chez Samsung, on évoque un montant proche des 2000€.

Après le pli, le geste
Au MWC 2019, LG devrait dévoiler un smartphone qui ne nécessiterait plus obligatoirement de commandes tactiles. Plus besoin de toucher l’écran: il suffirait d’esquisser quelques gestes. Comment cela fonctionne et quel est l’intérêt de ce système? A voir! Comme beaucoup d’autres, le fabricant sud-coréen devrait également dévoiler un ou plusieurs modèles 5G.

Light of Day
Dans le monde des smartphones, Sony mérite largement le titre de roi de la photo. Pas tant pour ses propres appareils que pour les capteurs qu’il fournit à la plupart des autres fabricants. Mais le rendez-vous de Barcelone pourrait constituer un changement. Le géant japonais a récemment établi un accord de partenariat avec l’américain Light, célèbre pour son appareil photo à 16 objectifs. Le mariage de l’expertise des deux entreprises pourrait offrir quelque chose d’inédit. Mais rien n’assure qu’on pourra déjà en découvrir un premier résultat au MWC 2019.

En bref…
Chez HMD Global (traduction: les smartphones Nokia), la vedette devrait aller au nouveau 9 PureView qui serait équipé de 5 capteurs photo. Et enfin, chez Xiaomi, le MWC 2019 devrait offrir l’occasion d’une présentation européenne du Mi9, d’un smartphone pliable (probablement un prototype) et bien sûr aussi d’un modèle 5G.