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Actualité Arlo Sécurité

Arlo offre la qualité et fait régner le flou

4 janvier 2020 – Après les Etats-Unis, Arlo s’est lancé sur le marché européen, en général, et belge en particulier. Arlo? Un nom encore inconnu pour la plupart des consommateurs. Il est vrai que l’entreprise n’a été fondée qu’en 2014 et qu’elle est restée jusqu’en 2018 une filiale de Netgear. Là, ça va déjà mieux: si cette marque est surtout familière auprès des professionnels de l’informatique et des télécoms, Monsieur Tout-le-Monde a peut-être déjà vu ses produits (routeurs, commutateurs, systèmes CPL,…) chez Vandenborre ou Krëfel. Mais, en Belgique en tout cas, la marque Netgear ne bénéficie d’aucun soutien marketing et n’entretient aucune communication avec la presse. La direction commerciale régionale ne le juge probablement pas essentiel: son marché principal est celui des professionnels, celui des entreprises. Dans le cas d’Arlo, les choses sont tout à fait différentes. Arlo vise directement le consommateur. Voilà pourquoi les deux entités ont été scindées en août 2018.
Désormais « libre » au niveau stratégie et forte de sa position dominante sur le marché américain, l’entreprise californienne cherche aujourd’hui à étendre sa couverture internationale.

Presque deux ans après la Pro 2
L’arrivée d’Arlo sur le marché belge coïncide avec la sortie de Pro 3, un kit de « caméras de surveillance connectée de nouvelle génération ». Première caractéristique: il s’agit d’un système sans fil. Vraiment sans fil: pas besoin d’une connexion avec câble Ethernet et pas besoin non plus d’un branchement sur une prise d’alimentation. La ou les caméras sont équipées d’une batterie censée assurer 4 à 5 mois d’autonomie. Et elles peuvent être installées indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur. Troisième particularité: la caméra est équipée d’une sirène intégrée. Si l’utilisateur l’a configurée ainsi, elle se déclenchera automatiquement lorsqu’un mouvement ou un son sera détecté. Il peut aussi choisir de l’activer manuellement depuis l’application Arlo. Quatrième point fort: une torche intégrée. Même principe: allumage automatique possible en cas de mouvement et commande manuelle permise par l’application. Voilà, en gros, pour les fonctionnalités les plus importantes. Mais il y en a d’autres.

L’Arlo Pro 3 est disponible en plusieurs configurations comprenant chaque fois le SmartHub (station de base à connecter au routeur): deux caméras (600€), trois caméras (800€) ou 4 caméras (1000€). Dans chaque cas, une ou plusieurs caméras supplémentaires peuvent être ajoutées par la suite (prix unitaire: 300€). Le fabricant propose aussi une gamme d’accessoires. Parmi les plus intéressants, on note un chargeur de batteries et un panneau solaire. Le premier, vendu aux environs de 70€, permet de recharger en même temps deux batteries. C’est le complément « naturel » du kit avec deux caméras ou plus. Pas indispensable (le kit de base vient avec un chargeur: il est donc tout à fait possible, sans coût additionnel, de charger une batterie à la fois), mais pratique. Le second est à la fois plus original, plus performant et nettement plus éco-responsable. Vendu ±60€, il permet d’alimenter constamment une caméra placée à l’extérieur en installant à proximité (il est livré avec un fin câble de 2,44m) ce petit panneau solaire orientable. Avantage évident: plus besoin de monter sur une échelle tous les X mois pour enlever la batterie et aller la recharger. En théorie, le panneau lui assure le plein d’énergie tout au long de l’année. A l’usage, c’est en tout cas beaucoup plus pratique que de devoir placer une échelle, décrocher la caméra, en retirer la batterie, placer celle-ci dans le chargeur et puis refaire tout en sens inverse. D’autant que, sur base de la configuration adoptée pour notre test et qui s’appuie sur une surveillance 24h/24 avec qualité d’image optimale, l’autonomie d’une batterie n’atteint pas 3 à 6 mois comme indiqué par Arlo, mais beaucoup moins: un gros mois et puis c’est tout. Bien sûr, tout dépend des réglages choisis: avec des notifications demandées pour chaque mouvement, chaque animal, chaque véhicule et chaque personne, le panneau solaire pourrait ne pas suffire à maintenir le niveau d’énergie à un cap suffisant si on parle d’une rue à fort trafic.

Que la lumière soit
Si elle reprend un design déjà connu chez Arlo (…et chez d’autres qui semblent s’en être inspirés…), la Pro 3 propose un profil technique intéressant. Ainsi, plus que les modes vidéo (2K avec support HDR, 1080, 720p; donc, pas de 4K), on apprécie la présence d’un projecteur. La nuit, lorsqu’un mouvement est détecté, il fait jaillir un rayon lumineux  (6500 K, 42 Lux) qui éclaire la zone couverte. L’intérêt? Pour l’occupant qui rentre chez lui ou un visiteur, cet éclairage permet de « voir où il met les pieds ». Pour le candidat cambrioleur, ce rayon transmet un message quasi-subliminal: « Tu es repéré, tu es filmé, ton image est enregistrée. Un conseil? Rebrousse chemin« . Le système est d’autant plus efficace que l’utilisateur peut recevoir une notification sur son smartphone chaque fois que le capteur détecte quelque chose qui bouge. Via l’application, il peut donc voir le visiteur – souhaité ou non – et même entamer un dialogue avec lui. La caméra est en effet dotée d’un micro avec atténuation du bruit ambiant et des échos et permet une conversation en mode « full duplex ». Traduisez: les deux interlocuteurs peuvent parler normalement, ils ne sont pas obligés d’attendre que l’un ait fini pour s’exprimer.

Alarme, alarme!
Malgré le rayon lumineux qui entoure sa progression, un visiteur non-souhaité persiste à progresser et même à tenter de fracturer porte ou fenêtre? Ah, si vous aviez paramétré le système en mode automatique, la sirène retentirait là maintenant! Pas grave: il suffit – que vous soyez dans l’habitation ou n’importe où – de presser le bouton rouge dans l’application pour faire retentir la sirène du signal d’alarme. Il est intégré dans chaque caméra. C’est plus efficace que les systèmes qui incorporent la sirène dans le hub… la plupart du temps positionné à l’intérieur. Si un cambrioleur tente d’entrer chez vous, il faut que cela fasse du bruit à l’extérieur! Alors du bruit, elle en fait, mais on aurait aimé que ce soit plus encore.

Un juteux gâteau…
En 2017, le marché mondial des caméras de sécurité domestique était évalué à 2,76 milliards de dollars. Selon une étude de ResearchAndMarkets.com, il devrait atteindre 8,78 milliards en 2026, progressant ainsi annuellement (et en moyenne) de 13,7%. Comment expliquer cet impressionnant taux de croissance? Par la familiarisation des consommateurs avec tout ce qui touche à la « maison connectée », par la facilité d’installation de nombreux systèmes (bien souvent, ils ne nécessitent pas l’intervention d’un professionnel), par la baisse de leurs coûts et leur simplicité d’utilisation et par le besoin de sécurité. De nombreux acteurs sont sur les dents pour croquer une partie du gâteau: Bosch, D-Link, Eufy, Google Nest, Honeywell, Logitech, Netatmo, Ring, Somfy,… Sur le marché américain, Arlo serait le leader.

Un accord qui pose question
Dernière précision: le 23 novembre dernier, Arlo a annoncé avoir conclu un accord avec l’opérateur suédois Verisure (ex-Securitas Direct). Il en ressort que c’est désormais l’entreprise spécialisée dans la télésurveillance et les alarmes connectées qui reprend les opérations commerciales de Arlo en Europe, en ce compris la gestion du parc d’utilisateurs. Cette annonce – inattendue et soudaine – a surpris ces derniers et beaucoup s’inquiètent de ce qu’elle réserve pour l’avenir. Même si, comme la plupart de ses concurrents, Arlo propose et « pousse » des services optionnels payants, personne n’était et n’est obligé d’y souscrire. Mais qu’en sera-t-il demain avec Verisure, une entreprise connue pour ses formules d’abonnement… dont il est difficile de se défaire? Sur la Toile, de nombreux utilisateurs de matériel Arlo fulminent: certains ont investi des montants importants dans l’installation de matériel de surveillance et ont peur de se retrouver piégés par cette opération commerciale qui les laisse dans le flou.
On sait que, au terme de l’accord, Verisure s’est engagé à utiliser les produits d’Arlo pour ses solutions de sécurité. Cela se traduira par l’achat de matériel pour un montant qui atteindra au minimum 500 millions de dollars endéans les 5 prochaines années. Pour les deux entreprises, les choses sont donc très concrètes. Pour les utilisateurs européens en revanche… Nous avons posé la question au service de communication d’Arlo pour l’Europe. C’était voici près de 3 semaines. A ce stade, nous attendons toujours son retour.

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Actualité Bitcoin Cryptomonnaies Economie Sécurité

Vous téléchargez? Vous minez peut-être aussi…

L’engouement pour les cryptomonnaies génère de nouvelles formes de criminalité. L’enlèvement et la demande de rançon, par exemple. Mais il y en a d’autres. Plus insidieuses. Et dont chacun peut-être victime. Explications.

Télécharger ou « streamer » des fichiers piratés est interdit par la loi. On sait pourtant que de nombreux internautes sont adeptes des plateformes de téléchargement de films, séries TV, musique, livres, logiciels, jeux, photos et autres magazines. Même chose pour le streaming. Et c’est précisément la popularité de ces sites qui les rend particulièrement attrayants pour des personnes mal intentionnées. Il leur suffit d’insérer un petit « malware » dans le fichier et, souvent sans que l’on en soit conscient, l’ordinateur sur lequel on l’enregistre se retrouve infecté. La formule est connue et existe depuis longtemps. Mais elle évolue.

Vous minez peut-être sans rien gagner
La dernière tendance? Le minage de cryptomonnaies. « Miner » des bitcoins et autres espèces apparentées – c’est-à-dire en produire – nécessite une gigantesque puissance de calcul informatique. Aujourd’hui, le coût d’achat du matériel augmenté de la facture d’électricité que son utilisation entraîne supprime quasiment toute chance de rentabilité pour un particulier. Mais imaginez de pouvoir utiliser gratuitement une petite partie de la capacité de milliers d’ordinateurs? Telle est l’idée qui se répand actuellement. The Pirate Bay, une « référence » dans le secteur du piratage illégal l’a adoptée depuis pas mal de temps. Et on apprend maintenant que DPStream fait de même. Ils ne sont pas les seuls. Mejor Torrent, très populaire auprès des populations hispaniques, a lui aussi cédé à la tendance. Dame, cela coûte de l’argent pour maintenir un site de téléchargement illégal! Chacun de ces acteurs utilise le même outil: Coinhive. A les entendre, les créateurs de cette petite application en JavaScript n’avaient pas du tout planifié qu’elle pourrait être utilisée de cette manière. Pour eux, c’était seulement un moyen facile de « miner » du Monero, une cryptomonnaie. En aucun cas un outil pour faire du « cryptojacking ».

Un moyen de savoir si « votre » plateforme de streaming ou de téléchargement illégal cherche à utiliser votre ordinateur pour miner des cryptomonnaies consiste à rentrer son adresse Web sur whoismining.com. Précision: rien ne garantit que les informations fournies par ce site soient 100% exactes. Certains petits malins pourraient avoir trouvé comment passer à travers les mailles du filet. Et puis, il y a peut-être (probablement?) d’autres outils du même type que Coinhive qui circulent sans qu’on n’en soit encore informé. N’empêche, c’est une première étape.

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Actualité Banques Belfius Proximus Sécurité Smartphone Telenet

itsme devient aussi le sésame de l’Etat

Quelques mois à peine après son lancement officiel, itsme devient aussi le sésame de l’Etat. itsme? C’est la solution d’identification numérique née à l’initiative d’un consortium regroupant les quatre grandes banques (Belfius, BNP Paribas Fortis, CBC/KBC et ING) et les trois opérateurs télécom du pays (Orange, Proximus, Telenet). L’idée? Supprimer le besoin des lecteurs de cartes et la nécessité de retenir X identifiants et autant de mots de passe pour se connecter sur les sites et applications. Il suffit de se créer un compte itsme gratuit qui authentifiera l’utilisateur une fois pour toutes. Et par la suite, pour prouver que l’on est bien la personne que l’on dit être, il reste à cliquer sur l’icône itsme affichée par le site et de suivre la procédure indiquée. En gros, lancer l’application (iOS/Android) sur son smartphone et y introduire le code secret personnel défini par l’utilisateur.

Le grand avantage de itsme, c’est qu’il y a un seul code à retenir et que la sécurité du concept repose sur trois éléments indissociables: le smartphone, sa carte SIM et le code secret. Pratique et malin!

Bizarrement, lors du lancement d’itsme en mai 2017, aucun grand site populaire n’avait choisi de le proposer à ses utilisateurs. On ne trouvait guère, à côté du réseau d’interim Randstad que des entreprises assez pointues et éloignées des préoccupations quotidiennes des consommateurs comme Doccle ou Bolero. Mais depuis, les choses ont beaucoup changé.

On peut oublier le lecteur de carte eID
Au cours des derniers mois, l’identification via itsme s’est vue proposée par Belfius, BNP Paribas Fortis, CBC/KBC, Fintro, Hello bank et Proximus (bizarrement, Orange et Telenet – pourtant membres du consortium – sont à la traine). Et aujourd’hui, le gouvernement a annoncé qu’on allait également pouvoir l’utiliser pour toute une série de démarches auprès des pouvoirs publics. En un mot comme en cent, itsme devient aussi le sésame de l’Etat. Dès à présent, l’application permet de s’identifier sur Tax On Web, MyPension, MyMinFin ou encore Student at Work. Et là, c’est un gros progrès. Jusqu’à présent, on utilisait souvent le lecteur de carte eID pour se connecter à ces sites et l’opération était tout sauf une partie de plaisir: problèmes d’incompatibilité avec le navigateur ou le système d’exploitation, erreurs de de connexion,… Avec itsme, ça roule.

Même si tous les services de l’Etat n’avancent pas à la même vitesse (on pense notamment au Portail des services de l’eSanté qui n’est pas encore compatible), itsme prouve définitivement son utilité. D’autant que les informations officialisées aujourd’hui laissent entendre que les villes et communes devraient elles aussi suivre le mouvement. On espère maintenant que Bpost, la Loterie Nationale et des acteurs privés comme DHL, Vandenborre, Club, MediaMarkt, EuropAssistance, Axa, Fnac, Hertz, TUI et autres Brico comprendront l’intérêt de la formule tant pour eux que pour leurs clients.

Depuis son lancement, le 30 mai dernier, itsme compterait plus de 125.000 utilisateurs actifs et aurait dépassé le cap de 1 million de transactions.

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Actualité Google Nest Labs Sécurité

Nest Cam Outdoor pour surveiller l’extérieur

La rumeur l’évoquait depuis des semaines, c’est maintenant confirmé: Nest lance la Nest Cam Outdoor pour surveiller l’extérieur. Elle sortira chez nous « dans le courant de l’année ».

Dehors… ou même dedans
La Nest Cam Outdoor répond à une évolution logique. Selon des données communiquées par l’entreprise américaine, 30% des utilisateurs de la Nest Cam (qui se voit désormais renommée Nest Cam Indoor) l’orientent vers une fenêtre pour la transformer en caméra de sécurité extérieure. Pas top! Les reflets de la vitre, par exemple, peuvent fortement altérer le résultat. En s’appuyant sur l’expertise de Dropcam (rachetée par Nest voici deux ans), les ingénieurs de Nest ont développé un objet totalement pensé en vue d’une utilisation extérieure… mais qui fonctionnera très bien aussi à l’intérieur si l’envie vous prend de l’y installer.
Nest Cam Outdoor

Facilité d’installation
Quels sont les critères à prendre en compte pour concevoir une « bonne » caméra d’extérieure dédiée à la sécurité? Il y a la facilité d’installation et d’orientation, la résistance aux intempéries et aux variations de température, le design et la couleur, la qualité des images et du son captés,… Les responsables de Nest affirment avoir scrupuleusement analysé et pris en compte chacun de ces aspects. L’installation devrait être particulièrement simple: soit via deux vis pour fixer l’appareil au mur, soit en profitant du puissant aimant intégré si vous disposez d’une surface métallique. On a fait le test sur le coin d’une table: ça tient! Ne reste plus ensuite qu’à connecter le système à une source d’alimentation et à orienter l’objectif. A première vue, cela devrait être suffisamment simple pour la majorité des utilisateurs: pas besoin de faire appel à un électricien pour l’installation. Que va transmettre la caméra? Des images vidéo Full HD 1080p bénéficiant d’un angle de 130°, le tout 24h/24 et 7j/7. Un système de vision nocturne est prévu pour les périodes de pénombre ou la nuit. La Nest Cam Outdoor est compacte et plutôt sympa sur le plan du design. Grâce au micro et aux haut-parleurs intégrés, elle permet à l’utilisateur de dialoguer à distance avec un livreur ou un quelconque visiteur.

Quand et combien?
Selon toute vraisemblance, la Nest Cam Outdoor devrait atteindre le marché belge vers octobre. A confirmer. Même chose au niveau du prix. Sur le marché nord-américain, l’appareil sera vendu 199 dollars. On peut penser que, chez nous, ce sera 199 euros. Mais pour profiter pleinement de l’ensemble des fonctionnalités offertes par le concept, l’utilisateur sera invité à souscrire un abonnement (10€/mois pour une caméra) au service Nest Aware. Parmi d’autres atouts, il permettra par exemple l’envoi d’une notification si quelqu’un entre dans le champ de la caméra. Nest affirme que son logiciel est en mesure de faire la différence entre une présence humaine et un autre type de mouvement. C’est d’ailleurs une façon pour elle de rappeler que, parallèlement à la création de produits, son expertise s’exprime aussi – et surtout? – au niveau des logiciels et des services.

Voilà quelques semaines à peine que Tony Fadell a quitté l’entreprise qu’il avait fondée. Il faudra probablement attendre l’année prochaine pour mesurer l’impact de l’arrivée de Marwan Fawaz à la tête de Nest. Le nouveau PDG doit avoir devant lui aujourd’hui un carton plein de projets plus ou moins avancés. La question est de savoir lesquels seront privilégiés et, aussi, face à des concurrents qui s’activent, si le rythme de sortie sera accéléré.

A suivre.

 

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Actualité Apple iOS Mac Sécurité

Apple rappelle des fiches pour adaptateur secteur

Apple annonce le rappel des fiches pour adaptateur secteur conçues pour une utilisation dans plusieurs pays dont ceux de l’Europe continentale. « Dans de très rares cas, les fiches secteur à deux broches Apple affectées peuvent se casser, créant un risque d’électrocution en cas de manipulation. Ces fiches secteur ont été livrées avec des Mac et certains appareils iOS entre 2003 et 2015, et étaient également incluses dans le kit de voyage Apple« . Apple dit avoir connaissance de 12 incidents à l’échelle mondiale.

 Le rappel ne concerne pas les adaptateurs secteur USB Apple.

« Apple demande aux clients de ne plus utiliser les fiches secteur affectées. Les clients peuvent se rendre sur www.apple.com/befr/support/ac-wallplug-adapter pour savoir comment échanger les adaptateurs affectés contre de nouveaux modèles repensés« .

Prises AppleQuels sont les modèles concernés?
Les fiches à deux broches affectées ont zéro, quatre ou cinq caractères dans le rail de fixation à l’adaptateur secteur Apple principal.

Il est recommandé de visiter le site web du programme pour en savoir plus sur la manière d’identifier les adaptateurs affectés.

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Actualité IoT (Internet des objets) Sécurité

Les dangers de la maison connectée

Kaspersky - Maison connectéeQuels dangers les objets connectés représentent-ils? Telle est la question qu’on se posait, chez Kaspersky Lab. Des chercheurs ont donc conduit une expérience: « l’équipe a testé une clé USB de streaming vidéo, une caméra IP, une cafetière et un système de sécurité domestique, les trois derniers étant commandés par smartphone. L’étude a révélé la présence de vulnérabilités dans pratiquement tous ces appareils. Grâce à une connexion au réseau du propriétaire, le piratage de la caméra du baby phone a permis de se connecter à l’appareil, d’en visionner les images et d’activer le circuit audio. Notons également que d’autres caméras du même fabricant ont également servi à pirater les mots de passe du propriétaire. L’expérience a également démontré qu’il était également possible pour un pirate se trouvant sur le même réseau de récupérer le mot de passe maître de la caméra et de modifier son firmware à des fins malveillantes. En ce qui concerne les cafetières pilotées par une application mobile, il n’est pas même nécessaire que le pirate se trouve sur le même réseau que sa victime. La cafetière examinée au cours de l’expérience a envoyé des informations suffisamment peu cryptées pour qu’un pirate découvre le mot de passe donnant accès à l’ensemble du réseau Wi-Fi de son propriétaire« .

Lorsque les chercheurs de Kaspersky Lab ont étudié le système de sécurité domestique commandé par smartphone, ils ont découvert une vulnérabilité dans l’un des capteurs utilisé par le système: « le fonctionnement du capteur de contact, destiné à déclencher l’alarme en cas de l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre, repose sur la détection d’un champ magnétique créé par un aimant monté sur le châssis. Concrètement, l’ouverture fait disparaître le champ magnétique, amenant le capteur à envoyer des messages d’alarme au système. Toutefois, si le champ magnétique est maintenu, l’alarme ne se déclenche pas. Pendant l’expérience menée sur le système de sécurité domestique, les experts de Kaspersky Lab sont parvenus, au moyen d’un simple aimant, à remplacer le champ magnétique de l’aimant fixé sur la fenêtre, ce qui leur a permis d’ouvrir et de refermer celle-ci sans déclencher l’alarme. Le problème dans cette vulnérabilité est qu’elle est impossible à corriger par une mise à jour logicielle : elle tient à la conception même du système. Le plus préoccupant réside dans le fait que ces équipements sont couramment employés par de nombreux systèmes de sécurité sur le marché« .

Le rapport complet est à consulter ici.

 

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Actualité Economie Enquête Sécurité

Les stations d’essence pourraient être piratées

Station ferméeOn connaît déjà les risques liés aux voitures connectées et autonomes. La prise de contrôle à distance par une personne non autorisée, par exemple. S’il s’agit d’un petit comique qui veut seulement s’amuser, il se contentera probablement de vous envoyer à un endroit »piquant » (on laisse à votre imagination le soin de développer ce que ce terme peut représenter pour chacun). Mais s’il s’agit d’une personne malintentionnée – pirate, malfaiteur, terroriste,… – les conséquences pourrait être dramatiques. Enlèvement, précipitation du véhicule contre un mur ou dans le vide,… Science-fiction? S’il est possible d’espionner le GSM d’Angela Merkel ou de pirater l’ex-Belgacom,… Mais c’est un autre scénario inquiétant qu’évoque une enquête de Trend Micro.

Quelques-uns de ses chercheurs se sont intéressés aux stations d’essence et à leur technologie. Et ils ont réalisé que, de février à juillet, au moins 23 attaques ont été déclenchées. Sans conséquences dramatiques. Les cyber-agresseurs se sont essentiellement contentés de modifier des informations liées aux pompes à essence. Dans deux des cas, ils ont interrompu le service. Selon les enquêteurs de Trend Micro, ces attaques pourraient notamment modifier les données relatives aux quantités de carburant disponibles. Les stations pourraient dès lors tomber à court sans avoir planifié de réapprovisionnement. Autre problème potentiel: le changement d’identification d’une pompe qui pourrait conduire un automobile à remplir son réservoir de diesel quand il a besoin d’essence, ou l’inverse. A ce stade, il n’existerait pas de possibilité de faire exploser les stations à distance, par exemple. Les seuls paramètres « piratables » auraient trait aux indications de volumes, à la température, etc.

Dans le cadre de l’enquête, les chercheurs ont testé des stations des Etats-Unis, de Russie, d’Allemagne ou encore de GrandeBretagne. Et ils ont constaté que la plupart des pompes sont connectées à Internet sans mot de passe. Le problème, c’est que la documentation serait largement disponible sur le Web et donc accessible à n’importe qui.

Selon les enquêteurs, certaines des attaques opérées s’inscrivaient clairement dans un processus de reconnaissance. Si les stations d’essence américaines ont été les plus visées, elles pourraient n’avoir servi que de préparation à un autre type d’attaque qui ciblerait par exemple la distribution d’eau ou d’électricité.

Pirater les stations d’essence pourrait conduire à prendre l’économie mondiale en otage. Sans accès au carburant, impossible de  se déplacer que ce soit pour le travail ou les loisirs, les services d’urgence deviendraient inopérationnels, l’approvisionnement des magasins ne pourrait plus être effectué,… Il suffirait de quelques semaines pour mettre le monde à genoux.

Trend Micro est une entreprise commerciale. En révélant cette situation, elle ne fait que plaider pour sa chapelle en démontrant l’importance des systèmes de sécurité et des mesures à mettre en place. C’est de bonne guerre. Il faut maintenant que des autorités indépendantes – pas les compagnies pétrolières – analysent le dossier, aillent plus loin dans l’enquête et adoptent les mesures nécessaires pour aujourd’hui… et surtout pour demain.

Pour conclure…
On peut crier « au loup », mais présenter soi-même d’importantes failles. Démonstration avec le site trendmicro.be, qui renvoie exclusivement à des pages en néerlandais. Les éventuels Belges francophones qui seraient néanmoins désireux d’en savoir plus sur l’entreprise devront se rabattre sur la section du site prévue pour la France. On ose espérer que l’enquête de Trend Micro – et ses produits commerciaux – rend davantage justice à son ambition d’être le « leader mondial en matière de protection du cloud et de la virtualisation » et « un pionnier dans le domaine des technologies de gestion intégrée des menaces« .