Catégories
Actualité Huawei Lenovo Motorola Samsung Smartphone

Motorola réinvente le Razr et lui offre un écran pliable

14 novembre 2019 – Les rumeurs de ces dernières semaines sont confirmées. 15 ans après l’original, Motorola – aujourd’hui filiale de Lenovo – sort une nouvelle version de son téléphone à clapet devenu iconique.

L’Europe avant les Etats-Unis
Le RAZR de 2004 fera place au razr à partir de décembre (comme on déteste cette tendance qui vise à écrire les mots entièrement en minuscules, on en parlera ici comme du Razr).
Bizarrement, le lancement sur le marché américain ne serait prévu qu’à partir de janvier 2020 tandis qu’il interviendrait « sur différents marchés européens à partir de décembre« . Lesquels? Mystère. Le prix? Même chose. On sait cependant qu’aux Etats-Unis, le joujou devrait avoisiner les 1500 dollars, soit beaucoup plus que ce que coûtait le Razr de 2004. L’explication vient de la technologie utilisée.

Le Razr original était un téléphone à clapet classique: lorsqu’on l’ouvrait, on avait un écran sur la partie supérieure et un clavier sur la zone inférieure. En cas d’appel entrant, ouvrir l’appareil permettait de « décrocher ». De même, refermer le clapet mettait fin à la communication. L’avantage du concept, c’était la compacité de l’objet.

En 2019, les ingénieurs de Motorola ont maintenu le format et le look général. Mais, forcément, le téléphone mobile a fait place à un smartphone. Et lorsqu’on ouvre le clapet, on se trouve face à un écran tactile qui occupe la totalité de l’espace. Plus de clavier physique… et plus de charnière. Motorola se joint à la course à l’écran pliable initiée par Royole, Samsung et Huawei.
Ici, l’écran Flex View mesure 6,2 pouces et épouse le format 21:9. Histoire de ne pas répéter la mésaventure de Samsung, les ingénieurs de Motorola auraient particulièrement soigné le système de charnière et seraient parvenus à la rendre totalement invisible. A confirmer!

Pas besoin d’ouvrir
Un autre écran (plus petit: 2,7 pouces), situé sur la face frontale permet de « passer des appels, répondre à des messages, payer d’un simple glissement des doigts, contrôler votre musique, prendre des selfies » voire utiliser l’assistant Google sans ouvrir le téléphone.

Motorola insiste aussi l’originalité du revêtement extérieur, censé protéger l’appareil contre les éclaboussures et l’eau. « La conception hydrofuge crée une barrière pour contribuer à protéger l’appareil contre une exposition modérée à l’eau, notamment les déversements accidentels, les éclaboussures ou la pluie légère. Non conçu pour être immergé dans l’eau ou exposé à l’eau sous pression ou à d’autres liquides?; peut diminuer avec le temps. Non imperméable ». En résumé: faudra quand même être prudent!

 

 

Catégories
Actualité Amazon Amazon Alexa Chromecast Google Google Assistant Google Home Nest Labs Smartphone

Google lance la Nest Mini et le Nest Hub en Belgique

23 octobre 2019 – Avant, il y avait Nest (Nest Labs) et Google. Le premier était devenu une filiale du second, mais maintenait son indépendance. Il était connu comme spécialiste des appareils « intelligents » dédiés à la maison connectée afin de la rendre plus confortable et plus sûre: détecteur de fumée, caméra de surveillance, thermostat, etc.
A côté de son moteur de recherche, de toutes ses applications et des multiples activités dans lesquelles il est engagé, le second commercialisait aussi un appareillage destiné à un usage domestique: le système Chromecast, les smartphones Pixel, les enceintes connectées avec Google Assistant,…
Les deux entreprises avaient une approche commerciale différente. Dès le début, Nest avait choisi de proposer ses produits sur le marché belge. Google, lui, semblait beaucoup moins pressé, les limitant à pas grand-chose, et même presque rien. Fin du premier chapitre.

Le deuxième démarre en 2018, lorsque le regroupement de Nest et de la division « hardware » de Google est décidé. Très vite, les leviers commerciaux sont regroupés chez Google et si de nouveaux appareils sont annoncés au plan international… ils continuent à briller par leur absence sur le marché belge. Jusqu’à aujourd’hui.

Ce matin, à l’Atomium, Thierry Geerts, le patron de Google Belgique, a dévoilé les deux premiers appareils de l’entreprise avec Google Assistant officiellement vendus en Belgique (on en trouvait certains chez Vandenborre ou Krëfel, mais aucun n’était proposé sur le magasin en ligne belge de Google, ni vendu officiellement dans notre pays): la Nest Mini et le Nest Hub.

Objectif: sous le sapin!
La première est une nouvelle version de l’enceinte audio « Google Home Mini » au format galet. Très peu de changements visibles à l’extérieur, mais les composants auraient été entièrement renouvelés.
L’enceinte contient notamment « une nouvelle puce d’apprentissage automatique » pour Google Assistant. Et l’entreprise insiste sur le revêtement extérieur, réalisé à partir de bouteilles en plastique recyclées.
Cette enceinte d’entrée de gamme (prix conseillé: 59€) devrait prendre place sous de nombreux sapins lors des fêtes de fin d’année.

Un écran… pour utiliser la voix
Anciennement appelé Google Hub, le Nest Hub est un peu la combinaison d’une enceinte et d’un écran. C’est comme si on avait « collé » une tablette 7 pouces sur une Google Home. La définition de l’écran le confirme: le but de cet appareil n’est pas de consommer des contenus multimédias, mais d’abord et avant tout de jouer un rôle utilitaire selon la pièce où il est installé. Dans la cuisine, il suffira d’une commande vocale pour faire apparaître la séquence vidéo de préparation de tel ou tel plat. Dans le salon, il permettra le défilement des dernières photos de famille stockées sur Google Photos. Et dans l’une ou l’autre pièce, il aidera l’utilisateur à connaître son planning du jour: l’appareil est censé reconnaître jusqu’à six voix différentes et donc de communiquer à l’un ou à l’autre ses divers rendez-vous de la journée.
Le Nest Hub est disponible dès aujourd’hui dans les deux mêmes coloris, au prix de 129€.

Bon plan pour les clients d’Orange
Suite au partenariat entre Google et l’opérateur Orange, les abonnés de ce dernier (nouveaux et existants) peuvent acheter la Nest Mini au prix de 9 € (-85 % sur le prix public) et le Nest Hub au prix de 49 € (-60 % sur le prix public).

Un jour, peut-être…
Deux appareils proposés par Google sur son magasin belge? C’est un progrès. Mais il reste de la marge. Rappelons que, en France, par exemple, Google vend aussi un Nest Hub Max avec écran de 10 pouces et caméra intégrée (de quoi faire de la vidéophonie), les smartphones Pixel, la clé de sécurité Titan, le routeur Nest Wifi, etc. Au sein de l’Union européenne, c’est fou ce qu’une frontière peut avoir comme impact… Et cela vaut aussi pour les appareils Alexa d’Amazon.

 

 

 

 

Catégories
Actualité Google Huawei Smartphone Smartwatch Télévision

Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

Catégories
Actualité Apple iPhone Smartphone Steve Jobs Tim Cook

La photo peut-elle relancer l’iPhone?

9 septembre 2019 – Demain, sur le coup de 19h (heure de Bruxelles), Apple dévoilera ses nouveaux iPhone (et peut-être d’autres choses: montre, iPad, MacBook Pro,…). Mais on ne s’attend pas à des révolutions. Si l’entreprise californienne voit régulièrement ses parts du marché des smartphones se réduire au bénéfice de fabricants asiatiques (Samsung, Huawei, Oppo,…), l’importance de ses marges bénéficiaires lui permet de conserver une excellente santé financière. Pas de raison, dans ces circonstances, de chercher à réinventer la roue.

La guerre des trois
Tout porte à croire que l’on découvrira trois téléphones avec écrans de 5,8, et 6,5 pouces, d’une part, et 6,1 pouces, d’autre part. Les deux premiers, dotés d’un écran OLED, devraient remplacer les actuels iPhone XS et XS Max, tandis que le troisième, avec écran LED, succéderait à l’actuel iPhone XR. On parle de nouveaux coloris (waouw!) et peut-être d’un verre plus résistant (re-waouw!). Ce n’est pas forcément là qu’il faudra trouver l’innovation évoquée dans l’invitation (voir ci-dessus). Histoire de rattraper leur retard sur les derniers smartphones de Samsung et de Huawei, notamment, les ingénieurs d’Apple auraient concentré leurs efforts sur la fonction photo, avec deux à trois modules (un grand-angle, un téléobjectif et un ultra grand-angle), un mode « nuit », une amélioration de la fonction vidéo,…

Apple pourrait permettre à ses nouveaux iPhone de recharger d’autres appareils sans fil, à l’image de ce que fait Huawei depuis un bon moment, déjà. Comme c’était déjà le cas ces dernières années, la rumeur d’un stylet s’est aussi répandue sur la toile. Ce serait un nouveau coup de poignard dans la mémoire de Steve Jobs, mais on n’en est plus à cela près aujourd’hui.

Et puis, il reste la piste de la réalité augmentée. A plusieurs reprises, Tim Cook a dit son intérêt pour cette technologie. En découvrira-t-on demain de premières concrétisations? A voir.

En réalité, la seule véritable surprise viendra peut-être du nom de ces nouveaux iPhone. Plutôt qu’un « 11 », peu porteur en termes de marketing, Apple pourrait opter pour une nouvelle identification. A moins qu’elle le conserve en l’affublant en sus d’une mention « Pro ». Le suspense est insoutenable. Plus que quelques heures à attendre et le monde saura.

Catégories
Actualité Android Huawei Smartphone

Huawei officialise son plan B, HarmonyOS

9 août 2019 – Si le gouvernement américain maintient ses menaces d’interdiction à son égard, Huawei utilisera son plan B, HarmonyOS. Le nom de ce nouveau système d’exploitation n’a pas été choisi par hasard. « Nous voulons apporter davantage d’harmonie dans le monde », explique Richard Yu, directeur exécutif du fabricant chinois. Et de préciser que, même si ses ingénieurs travaillent sur ce projet depuis plusieurs années, il préfèrerait ne pas l’utiliser et continuer à faire tourner ses smartphones sous Android et ses ordinateurs sous Windows. Mais s’il le faut, Huawei se dit prêt. Cette annonce officielle est tombée en ouverture de la conférence des développeurs, la Huawei Developers Conference (HDC).

Plusieurs plateformes, un seul système d’exploitation
En l’occurrence, HarmonyOS possède des atouts. Ce système d’exploitation open source peut par exemple être installé indifféremment sur des smartphones, des tablettes, des ordinateurs, des téléviseurs ou sur n’importe quel objet connecté. Un avantage de taille pour les développeurs qui n’auraient plus à suer sang et eau pour assurer la portabilité de leurs créations sur diverses plateformes. Un gain de temps, donc d’argent. Richard Yu précise en outre que passer d’Android à HarmonyOS pourrait se faire en un jour ou deux.

Classement revu
L’officialisation d’HarmonyOS tombe alors que le marché du smartphone est bousculé. Avec des ventes en progression de 24% au cours du premier semestre (118 millions d’unités), Huawei a conforté sa deuxième place derrière Samsung. Et, selon Richard Yu, il aurait même pu s’emparer de la première durant le deuxième trimestre sans « les circonstances extérieures » (traduction: les menaces de Donald Trump).
De son côté, Apple, qui a été rétrogradé à la troisième place, derrière Huawei, l’été dernier, vient de se faire éjecter du podium: le troisième producteur mondial de smartphones est désormais le chinois Oppo. La firme à la pomme n’est plus que 4e.

Catégories
Actualité Galaxy Samsung Smartphone

Samsung vise la Note 10

7 août 2019 – « Surtout, ne dévoilez rien quant au Galaxy Note 10 avant le mercredi 7 août à 22h: c’est à ce moment-là qu’interviendra la présentation officielle aux Etats-Unis« . Et pour souligner sa remarque, le responsable de Samsung nous a demandé de signer un document (NDA – « Non Disclosure Agreement ») par lequel nous nous engagions à respecter cet accord… même si, un peu partout dans la cybersphère, des informations fuitaient. En échange, nous bénéficions, plusieurs jours avant la présentation officielle, d’une séance au cours de laquelle nous découvrions en primeur le nouveau smartphone du fabricant sud-coréen.
Correction: LES smartphones.


Ils sont effet au nombre de deux, et même de trois si l’on tient compte de la version 5G… qui ne sera pas commercialisée en Belgique. Logique: la 5G n’y sera pas opérationnelle avant un moment. Son déploiement est en effet un sujet éminemment politique et aujourd’hui, faute de gouvernements (fédéral ou régional), notre pays n’est pas en mesure de prendre de telles décisions.

Le processeur nouveau est arrivé
Soit! Deux modèles, donc: le Note 10 et le Note 10+ (la rumeur portant sur un Note10e, annoncé comme moins cher, n’a pas été confirmée). Ils sont équipés du nouveau processeur Exynos 9825 gravé en 7mm. Il devrait se traduire par davantage de puissance, notamment en termes d’intelligence artificielle, et une meilleure efficacité énergétique. Il s’agit d’une version améliorée du processeur qui équipe le Galaxy S10.

Le jeu des différences
S’ils sont tous deux catégorisés IP 68, disposent d’un écran Amoled HDR10+ et perdent le port miniJack au profit d’un connecteur USB-C (un adaptateur est fourni), les deux modèles se distinguent par plusieurs aspects. Un écran de 6,3 pouces (2280×180, 401ppp), 8 Gb de Ram et 256 Gb de stockage, avec une batterie 3500 mAh pour le Note 10, qui sera vendu à 949€. Poids: 168 grammes.
De son côté, le Note 10+ affiche un écran de 6,8 pouces (3040×1440, 498ppp) et est équipé de 12 Gb de Ram et de 256 voire 512 Gb de stockage en plus d’une batterie 4300 mAh. Là, le prix démarre à 1099€, tandis que le poids monte à 196 gr.
La section photo est également différente: triple caméra arrière pour le Note 10, quadruple caméra pour le Note 10+.

Le coup du crayon
On le sait, la gamme Note se caractérise par l’intégration d’un stylet (le S Pen). Ici, le système exploite une application Samsung Notes améliorée apte à convertir l’écriture manuscrite et à l’exporter en format Word, PDF, Texte ou image. A distance, le S Pen peut en outre agir comme une sorte de télécommande en exécutant des « air actions ». En manipulant le stylet d’une certaine façon tout en pressant son unique bouton, on va pouvoir commander un zoom in, un zoom out, etc., à distance. Le public qui vous verra faire ces gestes risque de vous prendre pour un malade mental. Mais vous, vous saurez qu’ils vous permettent d’obtenir exactement le selfie que vous voulez.

Autre nouveauté des Note 10/+, le système Dex supporte pour la première fois Mac OS X en plus de Windows 7/10. On retiendra aussi la fonction Screen Recorder. Elle permet d’enregistrer des actions sur l’écran, éventuellement avec incrustation d’image en PiP: de quoi faciliter la réalisation de tutoriels, par exemple.

Le Galaxy Note 10 et le Galaxy Note 10+ seront commercialisés par Samsung à partir du 23 août.

Catégories
Actualité Economie Facebook Google Huawei Smartphone

Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique

25 juin 2019 – « Tout va bien, téléphonez bonnes gens« . On a vécu ce matin, dans le cadre du Huawei Cyber Security Transparency Center de Bruxelles, une version 2019.0 du célèbre cri des chevaliers du guet. Confronté aux difficultés que l’on sait vis-à-vis de ses partenaires commerciaux américains, le géant chinois des télécom a voulu rassurer. Et s’expliquer.

Une offensive toute en… transparence: ce mot a été martelé par Allen Yao. Sur le ton de « nous n’avons rien à cacher », le directeur de Huawei Belgique a rappelé que Huawei était l’une des rares entreprises à permettre l’accès à son code source. Et il a insisté sur le fait que, contrairement à ce que certains médias ont pu publier, tout allait bien pour Huawei: les ventes de l’année seraient encore en hausse par rapport à celles de 2018: +20% sur le marché belge.
Aucun impact? On a un peu de peine à le croire au vu du nombre de questions que nous recevons presque quotidiennement depuis la fameuse annonce du 19 mai dernier. En réalité, il semble surtout que les ventes ont été excellentes depuis le début de 2019… jusqu’à la mi-mai. Depuis, la progression de l’ambitieux fabricant a bel et bien été freinée. Et c’est ce qui l’a poussé à inviter la presse aujourd’hui. Une saine initiative au vu du flou inédit qui entoure le sujet. Ces explications de Huawei sont bienvenues, même si elles laissent une partie d’ombre.

Pour bien comprendre, il faut séparer le présent et le futur, d’une part, le matériel et le logiciel, d’autre part.

Présent et futur
Un smartphone de la gamme passée ou actuelle de Huawei (ou Honor…) continuera à fonctionner demain comme il le fait aujourd’hui. Cela vaut pour des applications comme Gmail, Youtube ou Google Maps. Si vous possédez un smartphone depuis six mois ou depuis ce matin, vous ne souffrirez d’aucun désagrément. Même chose si vous achetez l’un des modèles des gammes actuelles (P30, Mate 20, etc.) demain… ou dans un an. Vous profiterez tout à fait normalement des mises à jour, des correctifs de sécurité, etc.
A ce stade, les questions se posent exclusivement pour les appareils qui ne sont pas encore commercialisés. On pense au futur Mate 30, par exemple. Pour ces modèles à venir, beaucoup dépendra des résultats de l’entretien prévu ce week-end au Japon entre Donald Trump et Xi Jinping: les deux dirigeants arriveront-ils à trouver un accord pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine? A défaut, la deuxième date butoir est celle du 19 août. C’est ce jour-là que – sauf arrangement préalable – les menaces américaines devraient entrer en vigueur: elles priveraient Huawei de la possibilité d’utiliser Android et les applications de Google ou Facebook comme il le fait aujourd’hui.
Quid dans ce cas? « Nous avons un plan B, que nous préparons depuis des années, précise Allen Yao. Mais je ne tiens pas à m’étendre sur ce sujet aujourd’hui: nous privilégions les efforts pour aboutir à un accord et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec Google demain comme nous le faisons depuis des années« . On n’en saura pas davantage quant à la définition de ce plan B. Mais il se murmure que 12.000 ingénieurs (!) y travailleraient.

Matériel et logiciel
Une partie des composants d’un smartphone Huawei provient des Etats-Unis. Sur ce point aussi, la menace d’un embargo sur les technologies américaines pourrait affaiblir la position du fabricant chinois. Mais pas à court terme, semble-t-il: « Nous avons constitué des stocks en suffisance« . Soit. Mais ces stocks ne sont pas inépuisables. Que se passera-t-il après? « Nous avons d’autres fournisseurs dans le monde et nous nous chargeons nous-mêmes du développement d’une grande partie des composants!« . Ici, Allen Yao fait notamment allusion au puissant processeur Kirin 980 qui équipe les plus performants smartphones de la marque.
Sur le plan du matériel, le message subliminal pourrait être compris comme: « Pas besoin de qui que ce soit: nous pouvons nous débrouiller tous seuls »! Reste la question du système d’exploitation et des applications. Et là, on le sait, le fabricant chinois dépend énormément de Google, en tout cas pour ses ventes sur le marché européen. Pour cet aspect, comme indiqué ci-dessus, la réunion de ce week-end et la date du 19 août pourraient être cruciales. Affaire à suivre…

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage, Huawei Belgique a développé une page qui répond à de nombreuses questions légitimes du consommateur. Elle est consultable ici.

 

Catégories
Actualité Google Huawei Smartphone

Donald Trump prive Huawei d’Android

20 mai 2019 – Google a officialisé l’information hier soir: l’entreprise américaine va suspendre ses relations avec Huawei. C’est un coup de tonnerre dans le monde économique, en général, et dans le secteur de la téléphonie mobile, en particulier.

C’est Trump qui…
Pour justifier sa décision, Google invoque une décision de la Maison Blanche. Celle-ci a inscrit Huawei sur une liste d’entreprises « engagées dans des activités contraires à la sécurité nationale des USA« . Elle interdit à toute entité commerciale américaine de vendre des composants ou d’octroyer des droits d’exploitation de brevets à ces entreprises. En tant que développeur d’Android, Google est directement concerné par cette interdiction.

Dans les faits, les prochaines générations de smartphones Huawei ne pourront plus utiliser le système mobile Android comme aujourd’hui. Une situation inédite.
Le fabricant chinois a deux options: utiliser la version « open source » d’Android (déjà utilisée en Chine depuis des années et qui n’est pas concernée par la décision du gouvernement américain) ou lancer son propre système d’exploitation. Huawei étudierait cette piste depuis des mois. Qu’en est-il aujourd’hui, on l’ignore.
De toute façon, aucune de ces deux solutions n’est idéale. Elles entraineraient une moins-value pour le consommateur et un coût supplémentaire substantiel pour Huawei. Dans les deux cas, l’équipementier chinois devrait en effet développer et offrir des alternatives aux applications existantes.

Android Open Source: c’est quoi?
Ce système d’exploitation propose une interface extrêmement proche de celle de l’Android que nous connaissons, mais dépourvue d’applications.

Le défi, c’est donc de développer un magasin d’applications (pour remplacer Google Play) permettant à l’utilisateur de télécharger les versions « originales » des applications de Netflix, Facebook, Dropbox, WordPress, Google (YouTube, Google Maps,…) et autres.
Serait-ce possible? A voir.

La réaction officielle de Huawei Belgique
« Huawei est un partenaire important d’Android et ce dans le monde entier. La confiance des consommateurs est sacrée pour nous et c’est grâce à cette confiance que nous en sommes là aujourd’hui. Huawei continuera de déployer toutes les mises à jour de sécurité et nous garantissons également un service après-vente de qualité, comme attendu par les consommateurs » déclare Jurgen Thysmans, porte-parole de Huawei Technologies Belgium.

Pour le fabricant chinois, il était important de rassurer les consommateurs. Premier point: les smartphones Huawei actuels continueront à fonctionner demain comme ils le font aujourd’hui. La question commencera à se poser lors de la disponibilité de mises à jour. Google permettra-t-il leur téléchargement sur les appareils existants?

Des effets potentiels très importants
La situation provoquée par le gouvernement américain n’est pas une bonne nouvelle pour Google. D’une part, elle prive ce dernier de juteuses rentrées financières. Rien qu’au cours du premier trimestre de cette année, Huawei a vendu plus de 59 millions de smartphones dans le monde. Et pour chacun d’eux, il a payé des droits de licence à Google. Une manne d’autant plus importante que Huawei, n°2 mondial, est l’acteur qui monte dans ce marché.

Faut-il scinder Google?
L’annonce de Google pourrait aussi rappeler à certains responsables politiques européens l’ultra-domination du système d’exploitation Android. Il est installé aujourd’hui sur près de 85% des smartphones vendus. Une situation de quasi monopole d’autant plus délicate qu’elle suit « aveuglément » les décisions du locataire de la Maison Blanche. Si, demain, Huawei ne peut plus commercialiser des smartphones concurrentiels, c’est la liberté de choix des consommateurs européens qui sera bafouée.

Pépins en vue?
De façon indirecte, cette situation pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour… Apple. En riposte à l’initiative américaine, la Chine pourrait en effet décider d’interdire des produits américains sur son territoire. Ou les taxer drastiquement. A ce petit jeu, les appareils d’Apple – et principalement l’iPhone – seraient certainement touchés. D’autant que, par réaction, les consommateurs chinois pourraient spontanément décider d’opter pour des alternatives « nationales » au smartphone de la firme à la pomme.

On s’fait une bouffe et on discute?
Même si rien ne devrait changer avant la publication de la « liste » dans le journal officiel américain (on ignore aujourd’hui si ce sera demain, dans un mois,…), cette situation devrait faire l’objet d’âpres discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine jusqu’à la rencontre prévue pour juin entre Donald Trump et Xi Jiping.

 

Catégories
Actualité OnePlus Smartphone

Avec le 7 Pro, OnePlus s’attaque au smartphone haut de gamme

15 mai 2019 – A part pour quelques geeks, le grand public ne connaît pas la marque OnePlus. Logique: jusqu’à présent, elle était absente de nos magasins. Seule solution pour acquérir un smartphone de cette entreprise chinoise: l’acheter sur Internet. Et grâce à une approche marketing bien rodée, ça marche. Depuis sa création, voici 6 ans, OnePlus s’est taillé une réputation de smartphones performants et à prix abordables. Certes, il n’atteint pas encore le Top 5 du marché. Mais ses clients se mutent souvent en ambassadeurs sinon en partisans au point d’être prêts à payer… pour assister à la présentation d’un nouveau modèle (Apple n’aurait pas osé!). C’est ce qui s’est passé hier, à l’occasion du lancement du OnePlus 7 Pro (et de son petit frère, le 7).

Objectif: marge élevée
Plutôt que d’essayer de vendre un maximum de téléphones mobiles, OnePlus cherche à croquer une part du marché dit « premium » – celui où s’affrontent l’iPhone d’Apple, le Galaxy S10 de Samsung ou encore le P30 Pro de Huawei -, garant de marges bénéficiaires dignes de ce nom. Il y est déjà parvenu en Inde. Et il aimerait répéter l’opération en Europe, notamment avec le nouveau OnePlus 7 Pro, sa première grosse nouveauté, depuis le 6T.

Le petit oiseau jaillit
Cet appareil est doté d’un écran Amoled de 6,7 pouces (1440 x 3120 pixels) au format 19,5/9. Particularité: il ne « souffre » d’aucune encoche, de quelque taille ou forme que ce soit. L’écran occupe la totalité de la face frontale. Mais alors, où se cache l’appareil photo?
Il « jaillit » au sommet de l’appareil lorsqu’on lance le mode selfie. Une jolie prouesse technologique qui pose cependant questions: à quel point le système est-il fiable? Ne risque-t-il pas de lâcher après un certain nombre d’utilisations? Les ingénieurs de OnePlus se veulent rassurants. Le mécanisme serait censé assumer son rôle au moins 300.000 fois. Pas besoin de faire le calcul: cela équivaut à 150 ouvertures/fermetures quotidiennes pendant 5 ans. Impressionnant, mais à valider.

En magasin pour la première fois
Le fabricant chinois semble en tout cas sûr de son coup puisque, pour la première fois, il va vendre ce nouveau smartphone dans le circuit commercial traditionnel en Belgique. Enfin… une partie du circuit. A l’image de ce qui s’est passé en France depuis l’automne dernier, la Fnac va en effet vendre le OnePlus 7 Pro à partir du 21 mai. Une seule configuration y est annoncée à ce stade: 8 Go de Ram et 256 Go de stockage pour un prix de 759€. On ignore si les autres variations (8 Go + 128 Go: 709€ et 12 Go + 256 Go pour 829€) seront proposées par la suite. Comme la Fnac et Vanden Borre font aujourd’hui partie du même groupe, on peut aussi s’interroger. Les plus de 70 magasins Vanden Borre du pays soutiendront-ils eux aussi l’offensive de OnePlus? A suivre…

 

Catégories
Actualité Google Smartphone

Google I/O: nouveaux smartphones, mais pas pour nous

8 mai 2019 – La conférence annuelle des développeurs de Google – Google I/O 2019 – a vu le géant américain dévoiler deux nouveaux smartphones, les Pixel 3a et Pixel 3a XL.

Même s’il est le concepteur et le développeur du système d’exploitation Android (qui équipe plus de 85% de téléphones mobiles dans le monde), on ne peut pas dire que les smartphones – ou les tablettes – commercialisés directement par Google ont été des réussites, qu’ils aient été produits en partenariat avec HTC, LG ou Foxconn.

Une fraction des ventes de Samsung, Huawei ou Apple
L’entreprise ne communique pas officiellement ses chiffres de vente (ce n’est jamais un signe de réussite!). Mais, selon diverses sources, il apparaît que, l’an dernier, seuls 4 millions d’exemplaires environ auraient trouvé acquéreurs. Trois fois rien par rapport aux leaders du marché! Face à une situation similaire, des géants comme Amazon, Microsoft ou Facebook ont choisi de ne pas insister. Mais quand on dispose des budgets de Google, on ne se décourage pas pour… si peu.

L’entreprise américaine a donc annoncé deux nouveaux modèles: les Pixel 3a (écran de 5,6 pouces, 3000 mAh) et Pixel 3a XL (6 pouces, 3700 mAh). Ils sont tous deux équipés du processeur Snapdragon 670, de 4 Go de RAM, de 64 Go de stockage (NON extensible) et d’un capteur Sony 12,2 mégapixels.

Presque partout,… mais pas en Belgique!
Ces deux smartphones sont à considérer comme des versions milieu de gamme des modèles sortis l’année dernière. Ils voient le verre du châssis remplacé par du plastique. Les prix devraient avoisiner les 400€ pour le Pixel 3a et 480€ pour le Pixel 3a XL. Mais de toute façon, on s’en tape. Comme du fait que Google travaille lui aussi sur un projet de smartphone pliable. Car, comme habitude, ces appareils ne semblent pas devoir arriver chez nous.
Alors qu’ils fleurissent déjà sur les « Google Store » de la plupart des autres pays, ils restent absents sur le magasin belge. Ce dernier est d’ailleurs d’une pauvreté sans nom puisqu’on n’y trouve que le Chromecast… et quelques (très bons) produits Nest.
Qu’il s’agisse de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou même des Pays-Bas,  nos voisins bénéficient d’une attention bien plus soutenue. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate, mais la situation n’évolue pas. Alors… ostracisme?