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CES 2020: les premières informations

6 janvier 2020 – C’est aujourd’hui que l’édition 2020 du CES ouvre officiellement ses portes à Las Vegas. D’ici vendredi, le salon de l’électronique y accueillera environ 175.000 visiteurs curieux de découvrir une vingtaine de milliers de nouveaux produits technologiques mis en avant par plus de 4.500 exposants. Les grandes axes: la 5G, l’intelligence artificielle, les objets connectés, la santé, le sans fil, les TV 8K, la sécurité,… Les premières annonces commencent à tomber.

Acer – Parmi de nombreux autres nouveautés, on découvre les portables convertibles Spin 3 et Spin 5. Plus fins, ils sont équipés d’un stylet actif, de Wi-Fi 6, de la 10e génération de processeur Ice Lake d’Intel et d’un écran tactile 2K ou Full HD.
Le Spin 3 (14 pouces; 1,5kg) est annoncé pour mars à partir de 849€.
Le Spin 5 (13,5 pouces; 1,2 kg) arrivera le mois suivant et démarrera à 1099€.

Anker PowerHouse 100

Anker – Annoncée comme compatible avec une utilisation en avion, cette batterie 27000 mAh (100 Wh) serait en mesure de recharger complètement la batterie d’un MacBook Pro 15″ de 2019. A défaut, convient évidemment pour smartphones, tablettes, etc. Intègre une torche.

Sortie prévue pour avril à un prix qui devrait avoisiner les 175 dollars.

Arlo – Toujours sans fil, la nouvelle caméra de sécurité Arlo Pro 3 Floodlight ambitionne de fournir un éclairage bien plus important que ce que permet… l’actuelle Arlo Pro 3 ou les produits concurrents.
Quelle sera l’autonomie? Mystère! Le lancement est prévu pour le printemps au prix approximatif de 250 dollars.

Caremitou – La startup française a conçu un bac à litière connecté pour chat. Objectif: pouvoir observer le comportement du matou et effectuer un contrôle de son poids et des analyses d’urine. De quoi dépister et suivre l’évolution de maladies chroniques (insuffisance rénale, diabète,…). Via une application, le propriétaire peut aussi échanger avec le vétérinaire « pour un dépistage, un suivi, une urgence ». Ce « 1er produit médical vétérinaire breveté » devrait être vendu par les vétérinaires durant ce premier trimestre. Pas de prix communiqué.

Netatmo – Le fabricant français se lance dans les serrures « intelligentes ». A l’image de ce que propose Nuki depuis plusieurs années, le système ne requiert pas de changer toute la serrure. En revanche, il convient ici d’utiliser des clés spécifiques avec NFC. Elles pourront être activées et désactivées via l’application. Cette dernière permet aussi l’ouverture de la porte via Bluetooth en cas d’oubli des clés. A ce stade, aucune date de disponibilité n’est communiquée. Idem pour le prix.

Nextbase – La nouvelle 622GW 4K devrait « révolutionner en profondeur le marché des dashcams » selon son fabricant. Ses atouts? Elle est équipée des fonctions telles que Alexa, l’enregistrement 4K HD à 30 ips, what3words (possibilité de transmettre – même hors ligne – la localisation exacte du conducteur) ou encore le Wi-Fi 5 GHz (Wi-Fi Dual 2,4 GHz + 5 GHz).
La commercialisation est prévue au printemps à un prix qui devrait avoisiner les 300€.

Oral-B – La filiale de Procter & Gamble continue à croire à la brosse à dent connectée.
La nouvelle Oral-B iO résulterait de six ans de recherches et de 250 brevets.
Elle utilise un système d’intelligence artificielle, différents modes de brossage et se connecte à l’application via Bluetooth pour informer l’utilisateur de la qualité de sa séance.

Lancement annoncé en août.
Prix non communiqué.

PulseWear – Vous avez des problèmes pour vous endormir? Vous n’êtes pas le seul.
Au terme d’une campagne de financement participatif, cette entreprise américaine a conçu le Dreamon, un bracelet censé aider à l’endormissement et lutter contre les insomnies. Il utilise pour ce faire de légères pulsions tactiles. Un dodo rapide et constant sans médicament ou autres substance? A voir!
Disponible. Prix: environ 150 dollars.

Samsung – C’est le 11 février que Samsung dévoilera son nouveau smartphone vedette (le Galaxy S11… qui devrait probablement s’appeler Galaxy S20) et un nouveau modèle à écran pliable. Au CES, le géant sud-coréen met l’accent sur la TV. A côté de nouveaux modèles 8K, il présente le MicroLED modulaire, avec des tailles d’écran de 75, 88, 93 et 110 pouces. Certains d’entre eux suppriment le bord qui entoure traditionnellement l’écran. Il sera possible de connecter plusieurs panneaux MicroLED ensemble pour créer de nouvelles combinaisons et adapter le téléviseur à son espace personnel. Aucune date de commercialisation et pas de prix à ce stade.

Somfy – Le Door Keeper est une serrure connectée conçue pour sécuriser les portes d’entrée, surveiller les accès et avertir les occupants en cas de vibrations propres à une tentative d’effraction. L’appareil émet une alarme pour effrayer les cambrioleurs et avertit le propriétaire de l’habitation. L’application Somfy Keys permet aux occupants de vérifier si une porte est ouverte ou fermée, et, si nécessaire, la verrouiller à distance. Ils ont aussi la possibilité de paramétrer des codes d’accès pour chaque occupant ou personne de confiance. Commercialisation prévue pour le second trimestre. Pas d’information quant au prix.

Suunto – Le fabricant finlandais, connu pour ses montres de sport lance son premier modèle sous Wear OS, la Suunto 7. Il rompt en cela avec la pratique de Garmin ou Polar qui utilisent leur propre système d’exploitation. Le choix de Suunto devrait se traduire par davantage de fonctionnalités « smartwatch » comme Google Assistant. Lancement prévu à la fin du mois au prix de 500 dollars.

Withings – Avec la Scanwatch, l’entreprise française reste fidèle à son approche de montre connectée avec des aiguilles et un accent mis sur la santé. Cette évolution de la Move ECG permet de détecter l’apnée du sommeil et les troubles de la fréquence cardiaque. Commercialisation prévue pour le 2e trimestre. Prix: 250€ (38 mm) et 300€ (42 mm).

 

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Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

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Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.

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Xiaomi est le nouveau roi de la montre connectée

4 décembre 2018 – Apple n’est (déjà) plus le numéro un de la montre connectée. Sur base des chiffres du 3e trimestre publiés par IDC, le chinois Xiaomi s’installe sur la plus haute marche du podium grâce à une progression de plus de 90%.

Tout ne va cependant pas trop mal pour le fabricant californien qui voit ses propres ventes bondir de 54%. Et on ne parle ici que de chiffre de vente: pas de chiffre d’affaires, ni de marge bénéficiaire. Sur ces deux plans, le leadership d’Apple ne semble pas devoir être contesté. On mélange en effet ici capteurs d’activités rudimentaires et véritables smartwatches.

En outre, les nouveaux modèles d’Apple Watch (Series 4) n’ont été commercialisés qu’à la fin du mois de septembre, soit aussi à la fin du trimestre. Leur part dans ce tableau est donc très limitée. Il sera intéressant d’analyser les résultats du quatrième trimestre – intégrant les ventes de fin d’année – pour obtenir un aperçu plus global.

Le succès de Xiaomi semble surtout dû à celui du Mi Band 3 et, pour plus de 60%, aux ventes sur le marché chinois. On note aussi la spectaculaire poussée de Samsung. Le géant coréen devrait vraisemblablement s’emparer de la quatrième place au 4e trimestre et renvoyer Huawei à la cinquième.

Malgré le succès de la Versa, Fitbit accuse un recul de 3,1% de ses ventes: sa marge bénéficiaire pourrait cependant avoir sensiblement progressé.

Reste que le secteur des montres connectées semble évoluer de plus en plus vers des technologies dédiées au suivi de la santé. C’est particulièrement le cas, bien sûr, de la dernière génération d’Apple Watch, mais les autres fabricants ne sont pas en reste. Ceci explique peut-être – pour partie, en tout cas – l’absence de Garmin dans le Top 5. Quant à celle de LG et de Lenovo…

 

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Versa: l’arme fatale de Fitbit?

Parallèlement au Ace, un capteur d’activités pour enfants, Fitbit vient d’annoncer la sortie prochaine de la Versa, une montre connectée au large potentiel.

Aujourd’hui, le marché des smartwatches est dominé par Apple. Avec 8 millions d’unités vendues au cours du dernier trimestre de 2017, le fabricant californien fait mieux que… toute l’industrie horlogère helvétique combinée. Et les autres fabricants – Asus, Huawei, Lenovo, Samsung,… – ne se battent que pour de faibles parts de marché. Et puis, il y a Fitbit. Après le rachat de Pebble, on aurait pu croire l’Américain définitivement lancé. Mais il a vu ses ventes s’effondrer en 2017: -46%. Cela s’est traduit par un chiffre d’affaires en baisse de 34% et, au final, des pertes de 277,2 millions de dollars en 2017. Encore plus que les 102,8 millions enregistrés au terme de 2016. Bizarrement, les dirigeants de l’entreprise ont récemment laissé entendre que leur chiffre d’affaires pourraient encore diminuer cette année pour atteindre 1,5 milliard de dollars (il était de 2,169 milliards en 2016 et de 1,615 milliard en 2017). Pas le genre de nouvelle susceptible de rendre le sourire à la Bourse! Et puis, dans la foulée, Fitbit dévoile la Versa. Et on se dit que le moral des actionnaires devrait remonter.

En reprenant un look inspiré de celui de la défunte Pebble Time 2, la Versa se rapproche de celui de l’Apple Watch. Le design, plus arrondi, se vent aussi bien plus séduisant que ce qu’on a découvert avec la Fitbit Ionic. L’explication est simple: la Fitbit Versa vise le grand public. Pas uniquement les amateurs de sports. Elle est suffisamment élégante pour être conservée au poignet toute la journée, que ce soit pendant une séance de jogging, une réunion de travail ou une soirée à l’opéra. Tout juste faudra-t-il adapter éventuellement le bracelet. Et le choix existe, tant au niveau des matériaux – caoutchouc, cuir, tressés, acier inoxydable – que des couleurs: pêche, gris, noir, pervenche, blanc, cognac, bleu nuit, lavande, or rose,…

Fitbit annonce une « autonomie de batterie plus de 4 jours » et, via le système d’exploitation Fitbit 2.0, un choix d’applications et un tableau de bord personnalisé affichant des statistiques de forme et bien-être, fréquence cardiaque, podomètre, suivi du sommeil, etc.

Suivi de santé féminine
Parmi les nouveautés, on note un suivi de santé pour aider les femmes à comprendre les liens entre leur cycle menstruel et leur santé en général. « Le suivi de santé féminine permettra aux femmes de mieux comprendre leurs cycles menstruels en même temps que leur santé physique et mentale, à mesure qu’elles identifient les évolutions normales et ce qui pourrait être un problème à communiquer à leur médecin » explique Katharine White, Doctorat en médecine et Master en santé publique, professeure adjointe d’obstétrique et gynécologie à l’École de médecine de l’Université de Boston et Conseillère Fitbit.

La Versa est étanche jusqu’à 50 mètres. Elle autorise l’affichage des « notifications d’applications, d’appels, de calendriers et de SMS directement au poignet« . Petite faveur destinée aux utilisateurs de téléphones tournant sous Android: ils peuvent « sélectionner une réponse rapide aux SMS et aux applications de messagerie ».

Une absence étonnante
Sur papier, le profil est séduisant. Si l’on doit pointer une faiblesse, c’est l’absence de GPS. On ne sait si ce choix est motivé par des raisons de coût ou d’économie d’énergie, mais la Versa se contentera d’un suivi GPS via le smartphone avec lequel elle sera appairée. Il sera donc nécessaire d’avoir son téléphone mobile avec soi si l’on désire profiter du GPS. Bizarre à l’heure où les montres connectées tentent de gagner leur indépendance vis-à-vis des smartphones. C’est d’autant plus surprenant que Fitbit a choisi de doter sa montre connectée d’une mémoire apte à stocker 300 chansons qui pourront être écoutées via un casque ou des écouteurs Bluetooth.

La Fitbit Versa sera commercialisée à partir du mois prochain au prix de 199,95€ avec des éditions spéciales (?) qui coûteront quant à elles 229,95€. Le prix des bracelets interchangeables va de 29,95 à 99,95€.

 

 

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Huawei offre des écouteurs Bluetooth

A l’occasion de la sortie de sa Smartwatch 2 sur le marché belge, Huawei offre des écouteurs Bluetooth. Toute personne achetant un exemplaire de cette montre connectée (à partir de 329€) au cours des premières semaines suivant sa commercialisation (prévue pour la mi-juillet) se verra offrir un exemplaire du AM60, d’une valeur de 80€.

A l’image d’autres acteurs, Huawei a davantage profilé la nouvelle version de sa smartwatch – annoncée lors du Mobile World Congress de Barcelone – vers les activités sportives.
Outre le quasi-incontournable compteur de pas, elle détecte le nombre de fois où l’on se lève après de longues périodes d’inactivité, comptabilise le temps consacré à des efforts moyens ou intensifs, enregistre les données GPS du circuit accompli en courant (pied, vélo,…), informe du rythme cardiaque, de la distance accomplie, de la vitesse, du nombre de calories brûlées, etc.
A l’image de certaines montres de sport (style Polar), la Huawei Smartwatch 2 est également en mesure de suggérer le temps de récupération approprié après l’effort.

Disponible en plusieurs versions (sport, classique, avec ou sans carte SIM,…), cette montre connectée tourne sous Android Wear 2.0. Elle exploite un écran de 1,2 pouce (un rien plus petit que celui de la première édition: 1,4 pouce) recouvert d’un verre Gorilla Glass 3 et est dotée d’une batterie 420 mAh (contre 300 mAh). Autres différences: elle est dotée d’un capteur de présence et d’un autre, de proximité.

Faire du sport, c’est souvent en musique. Voilà pourquoi Huawei offre des écouteurs Bluetooth à l’achat de sa Smartwatch 2. Plus besoin d’emporter son smartphone quand on s’élance pour quelques kilomètres de course: grâce à ces écouteurs sans fil de 17 grammes et dotés d’une batterie 110 mAh, on peut profiter de la musique stockée sur la montre… qui permet même dans sa version avec carte SIM de donner et de recevoir des appels.

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Au MWC, Huawei jouera aussi la montre avec la Watch 2

Il ne devrait pas y avoir que le probable Mate 10 (en deux ou trois variantes): au MWC, Huawei jouera aussi la montre avec la Watch 2.

Le fabricant chinois devrait dévoiler dimanche cette nouvelle smartwatch tournant sous Android Wear 2.0 et dotée d’un port permettant l’insertion d’une carte SIM (nano-SIM).

S’il faut en croire les images diffusées ces dernières heures par Venture Beat, la Huawei Watch 2 – développée sous le nom de code Leo – devrait surfer sur la même vague que la Watch Sport de LG avec un look résolument sportif. Trois couleurs seraient proposées. Les prix et dates de commercialisation ne sont pas encore connus.

Confirmation attendue ce dimanche.

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Plus que quelques jours avant l’ouverture du Mobile World Congress!

Plus que quelques jours avant l’ouverture du Mobile World Congress! Que faut-il attendre de l’édition 2017 de la grand-messe de la téléphonie mobile? On sait déjà que Samsung n’y fera pas d’annonce majeure. Refroidi et étonnamment discret depuis la catastrophe du Galaxy Note 7 – sans parler des ennuis judiciaires de Lee Jae-Yong, de facto leader du conglomérat sud-coréen et qui est accusé de corruption et de trafic d’influence -, l’entreprise de Séoul profitera seulement de la présence massive de la presse à Barcelone pour dévoiler une courte séquence vidéo de présentation et annoncer la date de sortie officielle du Galaxy S8 (ce serait le 18 avril). Une façon comme une autre de créer le buzz… tout en affaiblissant l’impact des annonces de la concurrence. Et il y en aura! Même si, comme d’habitude, Apple sera aux abonnés absents, Huawei, LG, Nokia, Sony, Alcatel et quelques autres devraient suffire à assurer le succès de l’événement espagnol.

HTC pense à la réalité virtuelle
Aucun lancement majeur ne devrait venir de HTC lors de cette édition du MWC. A côté d’une possible évocation d’un futur smartphone novateur qui pourrait s’appeler Ocean, elle devrait d’abord et surtout permettre au fabricant asiatique de mettre en avant son U Ultra et son système de réalité virtuelle, le Vive, pour lequel plusieurs accessoires seraient dévoilés.

Le rouleau compresseur Huawei continue sa route
Huawei va-t-il déjà présenter une grosse nouveauté après le Mate 9… qui vient à peine de sortir? Selon plusieurs fuites, le P10, le P10 Plus et, peut-être, le P10 Lite seraient au menu de la conférence de presse prévue pour la veille de l’ouverture. Mais on évoque aussi une tablette, – MediaPad T3 – qui viendrait renforcer les ambitions de l’entreprise chinoise sur le marché en général et face à Samsung, en particulier, et une Watch 2 tournant sous Android Wear 2.0 qui pourrait être davantage orientée sport. Selon son propre planning, Huawei devrait dépasser Apple et s’emparer de la deuxième place mondiale de la téléphonie mobile d’ici la fin de l’année et viser la place de numéro un avant le 31 décembre 2020.

LG G6. Et pour le reste…?
LG tente de créer du buzz autour du G6 qui, c’est confirmé, sera dévoilé au MWC. Mais comme le concurrent de Samsung ne veut pas trop en dire sur l’appareil lui-même, il met l’accent sur la nouvelle version de son interface mobile: UX 6.0. « Celle-ci a été optimalisée afin de pouvoir exploiter totalement le grand écran 5,7 pouces QHD FullVision (2.880 x 1.440), au format d’image 18:9, qui couvre la quasi-totalité de la face avant de l’appareil, annonce officiellement LG. Les dimensions du smartphone ont été pensées de manière ergonomique pour garantir un grand confort et une compatibilité optimale avec les contenus numériques actuels et futurs. » L’écran serait donc grand, mais sans que cela entraîne un appareil de taille importante – grâce au format de l’écran -, ce qui permettrait une utilisation d’une main. Il semblerait que le G6 dispose de deux capteurs photo à l’arrière où ils seraient rejoints par le capteur d’empreinte et qu’il soit résistant à l’humidité. Il devrait tourner sous Android 7 (Nougat). Il est aussi possible que LG élargisse son offre en termes de smartwatches.

Nokia, le retour
Après son catastrophique rachat par Microsoft, la marque Nokia va officiellement revenir sur des smartphones. D’anciens salariés de l’ex-géant finlandais, réunis au sein de HMD, ont racheté les droits d’utilisation de la marque mythique. Après le lancement d’un premier modèle en Chine, l’entreprise devrait profiter du MWC 2017 pour présenter plusieurs smartphones tournant sous Android dont un, le P1, suscite l’intérêt. Il serait équipé d’un processeur Qualcomm Snapdragon 835, de 6 Go de Ram, d’une mémoire interne qui pourrait atteindre 256 Go (!), d’un capteur photo 22 mégapixels, d’un écran  5,3 pouces, d’un capteur d’empreinte digitale,… Mais à ce stade, tout ceci n’est encore que rumeurs.

Un gros coup de Sony?
C’est le lundi 27 que Sony tiendra sa conférence de presse au MWC. Que peut-on en attendre? Les rumeurs évoquent pas moins de quatre ou cinq nouveaux smartphones. L’un d’eux pourrait être le Xperia X2, un modèle doté d’un écran 5,5 pouces avec affichage 4K et processeur Qualcomm Snapdragon 835.

TCL = Alcatel ET BlackBerry
S’il ne constitue pas un acteur de poids, surtout à l’échelle belge, Alcatel devrait s’attirer son instant de gloire à Barcelone: plusieurs nouveaux smartphones devraient être présentés dont un modèle « modulaire: sa partie arrière pourrait être remplacée pour privilégier tel ou tel aspect. On évoque notamment un module JBL pour offrir un son supérieur. TLC, la maison-mère d’Alcatel, devrait aussi présenter un autre smartphone tournant sous Android 7: le BlackBerry Mercury (appellation provisoire; tout comme DTEK70). A l’image des BlackBerry de la grande époque, il devrait comporter un clavier alphanumérique complet au bas de la face frontale.

 

 

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Non, l’innovation n’est pas morte

InnovationOn l’a de nouveau entendu au terme de l’annonce de l’iPhone SE, le 21 mars dernier. Et le leitmotiv revient désormais systématiquement, après chaque présentation d’un nouveau smartphone d’Apple: « Pffft! Il n’y a rien de spécial. Ils vivent sur les acquis de Steve Jobs… L’innovation a disparu« . Non, l’innovation n’est pas morte.

Lorsque Steve Jobs a présenté le premier iPhone le 9 janvier 2007, ce fut une révolution. Que tout le monde ne perçut pas directement comme telle. L’écroulement de Nokia qui s’en est suivi en témoigne à suffisance. Apple n’a pas inventé le téléphone mobile, il l’a « simplement » repensé. D’une façon totale, correspondant aux attentes du marché: utilisateurs et professionnels.

Mais si l’on reprend le premier iPhone et qu’on le place à côté du dernier arrivé sur le marché (iPhone 6s), force est de constater que la base est restée ce qu’elle était en 2007: un appareil doté d’un grand écran tactile, avec un menu à icônes, des applications, un appareil photo,… Certes, l’iPhone d’aujourd’hui est plus grand et fin, plus puissant, plus performant et il offre davantage de possibilités. Mais soyons clairs: il n’y a plus eu de « révolution » dans le domaine des smartphones depuis 2007. Que ce soit chez Apple ou un autre. Et c’est tout à fait logique.

Que se passe-t-il, par exemple, dans le monde de l’automobile? Même chez les fabricants spécialisés dans les voitures « de rêve », inaccessibles à la majorité d’entre nous, on enregistre entre deux modèles successifs des améliorations en termes de design, de confort, de tenue de route, de sécurité, d’économie de carburant,… Mais ce sont toujours des « boîtes » qui reposent sur quatre roues, avec un volant et des pédales, quelques sièges et un moteur qui « tire » ou « pousse » la voiture. Aucune révolution là-dedans. Et les clients de Rolls-Royce, Aston Martin, Ferrari et autres ne s’en offusquent pas.

Entre deux générations d’ordinateurs, on va voir arriver un processeur plus rapide, plus puissant et moins énergivore, un écran offrant une meilleure qualité d’image, un système de mémoire plus rapide et plus sûr, de meilleures possibilités de connexion,… « What else?« , comme dirait George. Est-ce choquant?

Aujourd’hui, on achète un iPhone ou un Mac pour les mêmes raisons: le niveau qualitatif de la « user experience ». On attend de la fiabilité, de la facilité d’utilisation, de la convivialité, des performances, des capacités étendues et élevées tant pour se distraire que pour travailler. Et chacun de ces aspects connaît une évolution régulière en bénéficiant des dernières trouvailles des ingénieurs. C’est pour eux un travail moins valorisant, parce que moins spectaculaire. Ils n’arrivent pas soudain avec un smartphone rond, doté de plusieurs écrans ou qui s’enroule autour du poignet. Mais derrière ces améliorations, pas toujours visibles pour l’utilisateur, il y a de la recherche et du travail. On n’attend pas un nouveau smartphone avec un écran 3D: on attend un appareil efficace, doté des meilleures technologies et des meilleurs logiciels afin de pouvoir… en faire ce que l’on veut, vite, bien et si possible avec le sourire.

Ceci vaut pour Apple, mais cela vaut évidemment aussi pour les autres. Même si, dans le cas de Samsung, Huawei ou Sony, les choses sont plus compliquées puisqu’ils ne maitrisent pas le système d’exploitation Android, géré par Google.

Non, l’innovation n’est pas morte. Pour certains, elle est revenue au premier plan avec l’Apple Watch. Qui, même si elle est devenue la smartwatch de loin la plus demandée et vendue dans le monde, ne constitue pourtant pas un succès commercial éblouissant. Peut-être que la deuxième génération… Est-ce que, sur base de l’expérience acquise au cours des derniers mois en plus des progrès engrangés en termes de technologie, la future Apple Watch 2 corrigera les défauts et faiblesses de l’actuelle (une autonomie beaucoup trop faible, par exemple) et s’avèrera tellement convaincante qu’on se dira « J’en veux une!« ? Peut-être. Mais ne nous attendons pas à une révolution.

 

 

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Apple revisite son passé

iPad ProEn présentant l’iPhone voici quelques années, Steve Jobs avait souligné que personne n’avait envie d’utiliser un stylet sur un écran tactile et que le doigt était l’outil idéal, ne serait-ce que parce qu’on l’a toujours avec soi! Hier, pourtant, on a découvert l’Apple Pencil. Un nouveau coup de couteau dans le dos de l’ex- boss de l’entreprise? Même pas. Tout juste une logique adaptation à un marché en constante évolution.

Confronté à la baisse des ventes des tablettes, en général et de l’iPad en particulier, Apple se devait de réagir. Avec l’iPad Pro, ce n’est pas uniquement un superbe produit qui va débouler sur le marché, c’est d’abord et avant tout une arme puissante pour lutter contre la concurrence – et notamment le séduisant Surface Pro de Microsoft – et pour accentuer une présence dans le monde des entreprises en s’appuyant sur la partie software de IBM et de Cisco.

iPhone 6sDe leur côté, les nouveaux iPhone devraient continuer à engranger de nouveaux fans: les caractéristiques et fonctionnalités annoncées hier soir – écran 3D Touch, support 4K en vidéo,nouveau capteur photo, Live Photos, performances améliorées,… – sont suffisantes pour rester au-dessus du lot. On aurait aimé y trouver une petite révolution au niveau de l’autonomie de la batterie – genre deux jours d’autonomie -, mais là, il faudra encore attendre.

Et puis, à côté des nouveaux bracelets de l’Apple Watch, il y a l’Apple TV. Et mine de rien, c’est peut-être là la plus importante annonce de la soirée. Jusqu’à hier, ce produit était toujours resté « secondaire » dans la gamme du fabricant californien. Désormais, il en devient une pièce prioritaire.
Comme évoqué ici même voici quelques jours, le nouvel Apple TV va venir directement chatouiller la nouvelle approche qui voit les téléviseurs s’appuyer sur un système d’exploitation comme Android TV (Philips, Sony), WebOS (LG) ou Tizen (Samsung). Chez ces divers fabricants, le système d’exploitation est intégré au téléviseur. L’Apple TV, lui, est un module externe que l’on peut connecter sur un téléviseur de n’importe quelle marque, nouveau ou ancien. Et, sous réserve de confirmation au terme d’une prise en main, la combinaison des commandes vocales (Siri) et tactiles sur une télécommande compacte fonctionnant via Bluetooth devraient offrir un réel gain en terme de confort, de facilité et de rapidité. Des films, des jeux, des apps, de la musique,…
Apple TV 2015Disponible en deux versions – 32 et 64 Go -, l’Apple TV va en outre pouvoir stocker du contenu. Lequel? Dans quel but? Ce n’est pas encore très clair. Reste que l’entreprise californienne a lancé hier une nouvelle offensive quant à sa présence dans le salon. Et tout indique que ce ne sera pas la dernière. Cette annonce devrait logiquement mettre fin ou au moins calmer les rumeurs concernant une arrivée d’Apple sur le marché des téléviseurs. La « vision » que Walter Isaacson prêtait à Steve Jobs dans la biographie qu’il lui avait consacrée était probablement beaucoup plus proche du nouvel Apple TV que d’un téléviseur même repensé.

Un mot encore: hier, Tim Cook n’a pas mentionné la Belgique dans la nouvelle vague des pays qui vont voir arriver l’Apple Watch. Et il n’a dit mot concernant l’ouverture prochaine de l’Apple Store bruxellois. On peut cependant supposer que, le 19 septembre, ce dernier pourrait effectivement présenter la montre.