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Vision-S, la surprise de Sony

7 janvier 2020 – Après le Walkman, verra-t-on un jour apparaître une Drive(wo)man? A Las Vegas, Sony a en tout cas pris tout le monde de court en dévoilant une concept-car.

La Vision-S est une voiture électrique dont l’ambition officielle est de rassembler les différents terrains d’expertise de Sony dans le secteur de la mobilité embarquée: système audio-vidéo, navigation, sécurité,… Mais le fabricant japonais ne s’est pas contenté d’intégrer ces différents éléments dans un véhicule existant. Ils en ont créé un de toutes pièces et l’ont doté de deux moteurs électriques qui lui permettent de passer de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et d’atteindre une vitesse de 240 km/h.
Sony envisagerait-il de concurrencer Tesla? On en doute vu la lourdeur et la complexité de mise en place d’un réseau de distribution international sans parler du service après-vente. Autre possibilité: l’entreprise a voulu tâter le terrain et prendra une décision sur base des réactions du public. Il reste en tout cas énormément de questions, à commencer par le traditionnel handicap des voitures électriques: Sony n’a pas dit un mot quant à l’autonomie de la Vision-S. En revanche, ses responsables se sont étendus sur un sujet beaucoup plus concret: la télévision.

Pas de casque, mais des TV et de la 8K
Une très large gamme de nouveaux modèles est annoncée. On y trouve du LED et de l’OLED, du 4K (A8 & A9) et du 8K (ZH8), beaucoup de Dolby Vision et de Dolby Atmos avec, souvent, la compatibilité assurée pour AirPlay 2, HomeKit et Amazon Alexa.

Sony LED 8K Full Array ZH8

Pour la mise sur le marché et connaître les prix, faudra repasser! Aucune information n’a fuité.
Même si la 8K est toujours reste un concept flou et inaccessible pour la majorité des consommateurs, le modèle fleuron de Sony est désormais la série LED 8K Full Array ZH8. Et pour tenter de convaincre les consommateurs, le fabricant insiste sur le fait que ses processeurs assurent une conversion ascendante de tous les contenus « en une qualité proche de la 8K grâce à la base de données 8K exclusive de Sony« .
Et, pour ceux qui attendaient/espéraient une nouveauté du côté des casques audio, non, Sony n’a pas profité du CES pour dévoiler  un successeur au WH-1000XM3. Il faudra probablement attendre l’IFA (début septembre) pour découvrir le WH-1000XM4.

 

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Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

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Actualité IFA LG Electronics Philips Télévision TP Vision

Les (premières) nouveautés de l’IFA 2019

5 septembre 2019 – L’édition 2019 du salon IFA (Berlin) ouvre officiellement ses portes le vendredi 6 septembre. Voici déjà quelques-unes de ses nouveautés.

Asus:
Ce n’est certainement pas la marque la plus dynamique sur le marché belge (loin s’en faut!), mais on s’en voudrait de passer à côté de… cette non-nouveauté: déjà présenté lors du salon Computex, le Zenbook Pro Duo se distingue par un deuxième écran tactile (format 32:9), mais mat, situé en prolongation du clavier. Dévoilé à Berlin, ce joujou devrait débarquer dans le commerce européen d’ici une dizaine de jours avec un prix de départ de 3300€.

 

 

F(x)tec:

Le nom de l’entreprise risque de lui valoir quelques difficultés au niveau de la prononciation! Mais ce qui importe, c’est d’abord l’esprit de ce Pro1: une sorte de version réactualisée des Psion d’antan. C’est un smartphone dual-Sim dont la face supérieure peut s’ouvrir jusqu’à 155° pour recréer le traditionnel concept avec clavier alphanumérique (à ce stade, il n’est question que de modèles Qwerty ou Qwertz) et écran (5,99″). Le tout tourne sous Android Pie, mais peut accueillir tant Lineage que Sailfish OS. Le prix annoncé est de 779€ (avec 6 Go de RAM et 128 Go de stockage).

 

Invoxia:
Après un capteur à glisser dans sa voiture ou dans son sac et un autre à attacher au collier du chien ou du chat, les Français d’Invoxia lancent « le premier réflecteur de vélo connecté et anti-vol ».

Ce Bike Tracker se fixe à l’arrière du vélo et permet au cycliste d’être avertis en cas de tentative de vol ou de dégradation et de le géolocaliser via l’application mobile. Il indique les déplacements effectués, alerte l’utilisateur en cas d’événement anormal directement sur l’application et permet de mettre en place des zones de sécurité. Comme pour les autres produits de cette série, il inclut un abonnement de 3 ans. L’autonomie annoncée irait jusqu‘à 3 mois (à confirmer!).

 

LG:
La 4K, c’est dépassé, passons tout de suite à la 8K! Voilà, en substance, le message de LG. Le géant sud-coréen dévoile à Berlin sa première télévision 8K OLED (modèle 88Z9) et sa première télévision 8K NanoCell (modèle 75SM99), qui apparaît ci-contre.

Les deux téléviseurs sont compatibles Dolby Vision et Technicolor HDR (High dynamic Range) jusqu’à la qualité 4K, et HLG (Hybrid Log Gamma) et HDR10 jusqu’à la qualité 8K. Ils seront prochainement disponibles dans 140 pays, dont la Belgique, et supportent Apple Airplay 2 et HomeKit.
Comment? Le prix? M’enfin! Pourquoi vouloir gâcher une si belle journée avec des notions d’une telle vulgarité!

Sonos:

 Toutes les infos avaient fuité sur le Net depuis plusieurs jours, elles ont été confirmées officiellement par Patrick Spence, le PDG de Sonos. Le fabricant américain lancera le 24 septembre sa première enceinte portable. C’est une « vraie » enceinte Sonos (elle peut être couplée à d’autres au sein d’une installation multiroom et produit un son de qualité), mais elle peut en outre fonctionner de façon autonome grâce à sa batterie intégrée (avec 10 heures d’autonomie annoncées) et être emportée dans le jardin, au camping ou encore au bord de la plage. Contrairement à ce que son look pourrait laisser penser, l’appareil est « costaud » (IP56). Il a été conçu pour résister aux chutes, aux chocs, à l’humidité, à la pluie, à la poussière, aux rayons UV ou encore aux températures extrêmes. Prix annoncé: 399€.

TPVision:
Philips TV présente deux téléviseurs OLED+développés en partenariat avec Bowers & Wilkins pour la partie son: les OLED+934 et OLED+984.

Tous deux sont équipés de la technologie P5 de 3e génération qui étend les performances de qualité image encore plus loin, en apportant une meilleure réduction du bruit, une meilleure netteté, des couleurs et des tons de peau plus précis, ainsi qu’un meilleur contraste. Le résultat, impressionnant, s’avère particulièrement performant si on le compare aux dernières générations d’appareils concurrents (LG, Panasonic, Sony et même un téléviseur 8K de Samsung).

Ces deux nouveaux téléviseurs Philips sont compatibles HDR10, HDR10+, Dolby Vision.

Prix non communiqués.

 

 

 

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La renaissance de Philips

6 mars 2019 – A sa grande époque, Philips était active dans de multiples domaines dont le secteur médical, l’électroménager (petit et gros), le son, l’image et bien sûr l’éclairage: lors de sa fondation, en 1891, l’entreprise était spécialisée dans la production de lampes à filament de carbone. Des années durant, Philips fut aussi un acteur important du marché du disque.
Avec Philips Records, Polydor, PolyGram et quelques autres labels, le groupe aura eu sous contrat des pointures telles que Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Henri Salvador,…

Un géant européen
Derrière un slogan fort (« Philips, c’est plus sûr »), l’entreprise devient un géant et, en 1963, lance la cassette audio. Son succès planétaire lui vaut de pouvoir lutter à armes égales contre les géants japonais qu’étaient Matsushita (Panasonic et JVC) et Sony. Après l’échec de son format de cassette vidéo V2000, l’entreprise néerlandaise rebondira en 1983 en créant, avec Sony, le Compact Disc: un nouveau succès international qui sera rejoint, au milieu des années 90, par le DVD. En revanche, la tentative visant à proposer (avec Matsushita) un successeur numérique à la cassette audio (DCC) et celle visant à proposer un support domestique multimédia et interactif (CD-i) ne réussiront pas.

Une entreprise néerlandaise … au fort accent belge
Avec sa division disques et sa puissance en matériel audio et vidéo, Philips avait tous les atouts en main pour dominer le marché. Sa prise de contrôle de Marantz lui assurait même une position de choix chez les amateurs de Hi-Fi. A l’époque, l’entreprise était très largement présente sur le marché belge au travers de centres de recherche et de production (Hasselt, Louvain, Termonde,…).

D’abord le disque, puis la TV…
Difficile de dire vraiment quand les choses ont basculé, mais il est clair que la décision de revendre la division disques en 1998 a surpris. N’était-ce pas se défaire de la branche qui l’avait tant aidée à faire du CD un succès? Et qui aurait peut-être pu faire de même pour un autre support… Mais bien sûr, l’époque était aussi celle du MP3 et du début des systèmes de partage illégaux. Certains ont probablement jugé qu’il était temps de se défaire d’une activité qui risquait de s’écrouler.
Mais c’est probablement du marché TV qu’est venue l’étincelle. Autrefois roi des petits écrans (via les marques Philips, Acec, Sierra,…) avec des parts de marché qui dépassaient allègrement les 60% sur le marché belge, l’entreprise a raté le passage du tube cathodique à l’écran plat. Plutôt que de continuer à tout développer en interne, elle a préféré acheter des dalles à des fabricants asiatiques, leur laissant de facto l’expertise technique et la maitrise des coûts. Cela s’est traduit par la prise de pouvoir des Samsung, LG et autres qui, aujourd’hui encore, dominent outrageusement le marché de la télévision en Europe comme dans le reste du monde.
De son côté, voici près de 8 ans, Philips a enclenché son désengagement du marché TV en créant une joint-venture avec TPV Technology, puis en lui en cédant le contrôle. Après avoir retardé l’échéance, la direction de Philips a fini par faire, à l’échelle internationale, ce que le groupe GIB (GB-Inno-BM) a réalisé en Belgique: vendre la quasi-totalité de ses activités à des acteurs différents.

De 1891 à 2019 (source: https://www.sketchdeck.com/)

Mais beaucoup de consommateurs n’ont pas vraiment pris conscience du changement. Ils voient toujours le célèbre logo un peu partout. Sans se rendre compte que, derrière cette même image, se cachent aujourd’hui des entreprises qui n’ont plus rien à voir l’une avec l’autre. Elles n’ont en commun que le fait de payer des droits d’exploitation de la marque à la même entreprise néerlandaise.

While my guitar gently weeps…
Jusqu’il y a quelques mois, quand vous achetiez une radio ou n’importe quel appareil audio portant le logo Philips, vous achetiez en réalité un produit Gibson. Oui, le géant de la guitare. C’est elle qui, en 2014, avait déboursé 135 millions de dollars pour acquérir les droits d’utilisation de la marque dans ce secteur. La réussite ne fut pas au rendez-vous… et c’était prévisible: la marque Philips n’a jamais réussi s’implanter sur le marché US. Même « poussée » par Gibson, elle n’y bénéficiait donc pas de l’aura qui lui aurait permis d’y connaître le succès.
Au bord de la faillite, Gibson s’est donc résolu à se défaire de cette activité. Et c’est désormais TPV Technology qui reprend la barre. Une opération qui fait sens: voilà plusieurs années, maintenant, que le groupe technologique de Hong-Kong est à la manœuvre pour toute l’activité TV derrière la marque Philips (comme elle l’est pour Vizio et Westinghouse aux USA). Aujourd’hui, les activités audio et vidéo labellisées Philips retrouvent donc un gestionnaire unique.

Une gamme audio très large (on n’en découvre ici qu’une partie) qui comprendra même… des lampes torches.

Les premiers produits audio qui vont débarquer en magasin au cours des prochaines semaines ne sont apparemment qu’une étape. TPV se dit ambitieux et annonce l’arrivée prochaine d’une large gamme qui devrait aller du câble à la petite enceinte Bluetooth et de la pile aux casques en passant par les chaînes de salon. Désormais, il y a un air de renouveau derrière la marque Philips. C’est (plus) sûr.

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IFA 2018: demandez le programme!

29 août 2018

L’IFA 2018 ouvre ses portes ce vendredi 31 août à Berlin. L’édition 2018 de l’IFA sera-t-elle un grand crû? Réponse au cours des prochains jours. Pas mal de nouveautés vont en tout cas y être dévoilées… et on en connaît déjà certaines.
En télévision, LG et Samsung – ils ne seront peut-être pas les seuls – vont se lancer dans les modèles 8K. Et, chez Samsung – toujours fidèle à la technologie QLED -, on ne serait pas surpris d’en découvrir l’un ou l’autre dans nos magasins avant la fin de l’année. Reste à savoir s’ils y resteront ou s’ils seront effectivement achetés par des consommateurs: le prix risque d’être élevé. En outre, les contenus sont rares sinon inexistants. Pour un bon moment, on risque de devoir surtout tabler sur le suréchantillonnage de contenus 4K… eux mêmes encore très peu fréquents. A suivre.
Autre acteur très attendu en télévision: TPVision. L’entreprise responsable de la production et de la commercialisation des téléviseurs Philips nous avait permis, voici quelques mois, de découvrir en avant-première une technologie bluffante. Elle pourrait être officiellement dévoilée à Berlin.

La boîte à surprises
Il y a fort à parier que Sony aura également quelque chose à montrer en termes de téléviseurs, mais ce qui est sûr, c’est qu’un nouveau smartphone de la gamme Xperia (XZ3 ?) sera dévoilé. Il se distinguerait par un unique capteur photo de 48 megapixels. Autre certitude: l’entreprise japonaise présentera à l’IFA une nouveauté dans le domaine audio. Nous n’avons pu obtenir aucune précision, mais on ne serait pas surpris qu’il s’agisse d’un nouveau casque audio sans fil et suppression de bruit. A confirmer.

La guerre du son
Pour la première fois, une « pointure » d’Amazon – Daniel Rausch, vice-président de la division Smart Home de l’entreprise américaine – délivrera un « speech » officiel. L’occasion d’annoncer une actualisation de la gamme présentée dans certains pays d’Europe par rapport à ce que l’on trouve depuis des mois aux Etats-Unis? De dévoiler de nouvelles enceintes connectées? D’officialiser la disponibilité d’Alexa en Belgique? Probablement pas. Mais on peut espérer. Bose, en tout cas, sera présente avec l’enceinte Home 500 et les barres de son Soundbar 500 et 700 Caractéristique commune: elles sont connectées et compatibles Amazon Alexa. La compatibilité AirPlay 2 serait planifiée, mais rien, en revanche, pour Google Assistant. Cela sonne comme une réponse de Bose à Sonos.

Anémone devrait aimer
Personne ne connaît Royole, et ce n’est probablement pas demain que l’on trouvera les produits de ce fabricant dans nos magasins. Du moins sous son label. Car cette entreprise californienne devrait dévoiler à l’IFA un écran OLED souple et pliable d’une épaisseur de 0,01 mm. C’est fin, c’est très fin. Et cela pourrait ouvrir la voie à des écrans que l’on roulerait autour de son poignet ou comme des parchemins.

C’est l’heure
Désormais numéro deux mondial du smartphone, Huawei a d’ores et déjà bloqué les dates pour présenter ce qui devrait être le Mate 20: ce sera mi-octobre. La présentation programmée ce jeudi à Berlin devrait dès lors se concentrer sur le futur microprocesseur qui sera le cerveau de cet appareil plutôt orienté vers le marché professionnel. Le successeur du Kirin 970 pourrait notamment marquer une nouvelle avancée du fabricant chinois dans le domaine de la réalité augmentée et de l’autonomie. Et comme il est fort peu probable que l’entièreté de la conférence tourne autour de ce seul sujet, on peut s’attendre à d’autres nouveautés. Une smartwatch n’est pas exclue. La concurrence devient rude dans ce secteur, même s’il est largement dominé par l’Apple Watch. Des nouveautés sont attendues chez Fossil, Garmin, Misfit ou encore Casio.

Poids plume
Les records sont faits pour être battus et Acer vient d’en battre un: à 990 grammes, le Swift 5 serait le plus léger notebook 15 pouces au monde. Cet appareil est équipé d’un écran tactile Full HD offrant un ratio taille/écran de 87,6%. Sa commercialisation chez nous est attendue pour novembre, et à partir de 1100€.

Enfin, et comme d’habitude, Apple sera absent de la manifestation berlinoise. Du moins officiellement. A une quinzaine de jours de l’annonce officielle des nouveaux iPhone et peut-être d’autres appareils (Mac Mini, iPad Pro, MacBook,…), de très nombreux fabricants s’emploieront à dévoiler des accessoires et autres appareils compatibles Mac, iPhone, iPad, Watch,… De quoi, peut-être en en apprendre quelque peu sur les futures nouveautés d’Apple…

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Accessoire Actualité Ambilight Logitech Philips Télévision

Avec le G560, Logitech copie l’Ambilight de Philips

Logitech vient d’annoncer le lancement, à partir du mois prochain, de nouvelles enceintes pour ordinateur, les G560.

Pensé pour les gamers, le système 2.1 se compose de deux satellites (on pourra les connecter au PC ou au Mac via USB, prise jack ou, sans fil, via Bluetooth) que l’on répartira logiquement de chaque côté de l’écran, et d’un caisson de basse. Logitech évoque une puissance totale de 240 W en crête, et 120 W RMS et la compatibilité DTS:X Ultra pour un son surround.

Honnêtement, et malgré toute l’estime qu’on a pour Logitech, on n’en parlerait probablement pas s’il n’y avait… autre chose.

Le son et la lumière
Chacune des deux enceintes est équipée de sources lumineuses dédiées à l’illumination du mur arrière. Via le système Lightsync RGB, elles projettent sur ce dernier une couleur basée sur le contenu de l’écran. L’idée? Immerger le joueur en « agrandissant » l’impact visuel des images. Pourquoi pas, du moins si le mur concerné est blanc (avec un motif tapissé, l’effet pourrait être surprenant)! Sauf que… cela ressemble furieusement au système Ambilight créé par Philips voici plus de 15 ans.

A l’origine, il était réservé aux téléviseurs de la marque néerlandaise. Mais depuis, et au vu de son succès, Philips l’a décliné de plusieurs façons en le liant même aux lampes connectées Hue. Une exploitation dans son salon ou sur ordinateur? Philips la propose depuis des années.
Alors, bien sûr, en technologie, il ne suffit pas d’avoir une idée pour s’en réserver l’exclusivité de l’usage, mais celui qui se lance sur une telle voie risque forcément de se faire traiter de « vilain copieur ». Chez Philips, et hors micro, on expliquait d’ailleurs que c’était probablement pour éviter d’être jugé comme tel que les autres grands noms du marché TV – LG, Panasonic, Samsung, Sony,… – s’en étaient abstenu jusqu’à présent. Le « coup » des G560 va-t-il changer la donne? Logitech espère-t-elle pouvoir vendre cette technologie à d’autres fabricants? A ce stade, on ignore si – et quand – les G560 seront introduits sur le marché européen. Aux Etats-Unis, le prix des précommandes est de 199 dollars.

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Philips élargit la gamme de TV équipés du P5

Il y en avait cinq en 2017, il y en aura plus d’une vingtaine en 2018: Philips élargit la gamme de TV équipés du P5.

Tous les OLED ne donnent pas le même résultat
On sait que, aujourd’hui, la plupart des producteurs de téléviseurs OLED s’approvisionnent chez LG pour la dalle OLED. Tous les modèles ne sont pas identiques pour autant. Chaque fabricant développe par exemple sa propre approche technologique de traitement de l’image. Et cela se traduit parfois par d’impressionnantes différences que cherche à souligner Philips (TP Vision) avec le processeur P5 et le mot clé « Looks Better ».

Pour rappel, le P5 est un processeur dédié au traitement de l’image et qui agit sur 5 points:
– une amélioration du signal source notamment sur les rendus de ciel, tout en conservant les détails des textures
– une réduction du « bruit » dans l’image (‘Advanced Digital Noise Reduction’)
– une amélioration du contraste local (partie de l’image) en plus du contraste de l’ensemble tout en préservant le noir
– un enrichissement du rendu des détails pour toutes les résolutions jusqu’à la 4K
– une restitution des couleurs permettant plus de brillance et une palette étendue

Introduit en 2017, le processeur P5 Perfect Picture Engine équipe notamment le Philips 55POS9002, considéré comme l’un des meilleurs téléviseurs sortis l’année dernière. Initialement vendu aux environs de 2300€, on le trouve aujourd’hui à 2000€ tant chez Vandenborre que chez Krëfel ou chez MediaMarkt.

De 5 à 23
En 2017, le P5 n’équipait que cinq téléviseurs haut de gamme du fabricant néerlandais. Cette année, il y en aura 23.
Traduction: la puissance de ce processeur ne sera plus réservée aux modèles les plus coûteux. On le trouvera sur les modèles LED des séries 7303 (43″, 50″, 55″ et 65″), 7803 (49″, 55″, 65″ et 75″), 8303 (49″, 55″, 65″ et 75″) et 8503 (49″, 55″ et 65″) et aussi sur les modèles OLED 803, 873 et 973.

Tous ces modèles bénéficieront évidemment en outre du système exclusif Ambilight.

Philips indique aussi qu’une « sélection de modèles »  (8303, 8503 et OLED 803, 873 et 973) seront compatibles HDR10+.
Cette nouvelle norme est rétro-compatible avec la norme HDR10 actuelle, mais corrige ses faiblesses en évitant la perte de détails dans les scènes sombres et la mise en avant de parties d’images dans les séquences lumineuses.

Notons que le modèle OLED 873 (photo ci-contre) n’est autre que le « grand-frère » du 55POS9002: il lui est identique… mais avec un écran de 65 pouces (165 cm) au lieu de 55 (140 cm). Le top actuel de la gamme sera le OLED 973, lui aussi doté d’un écran de 65 pouces.

Les études de marché montrent que ce sont les écrans de 55 et 65 pouces qui enregistrent les plus fortes progressions au niveau vente.

Android TV et Saphi
Parmi d’autres informations distillées ces derniers jours par Philips, on retiendra l’initiative prise au niveau de la télévision « intelligente » ou « connectée ». Si les modèles moyen et haut de gamme continueront à tourner sous Android TV (version 7.0 pour l’instant), les téléviseurs d’entrée de gamme (Series 6000) se verront dotés de l’interface d’utilisation Saphi. Développée en interne chez Philips, elle est plus limitée en termes de services, mais aussi moins coûteuse que la solution de Google et moins exigeante en terme de puissance. Elle proposera un menu à icônes permettant de sélectionner rapidement des services comme Netflix, YouTube ou encore Amazon Prime.

Et puis le « choc »!
Au terme de la présentation tenue ces derniers jours à Amsterdam, Philips enfin dévoilé une technologie exclusive qui serait compatible avec tous les types de contenu (pas uniquement Ultra HD, mais aussi Full HD): elle apporte un supplément de brillance et de précision tel que l’image d’un actuel téléviseur haut de gamme apparaît presque fade. On ignore encore quand cette technologie – développée par les ingénieurs de Philips et le laboratoire de Gand – sera suffisamment maitrisée pour être intégrée dans des appareils destinés à la vente. A ce stade, elle n’a pas de nom, ni de prix. Mais elle est impressionnante au point de surpasser tout ce que l’on a pu voir chez n’importe quel fabricant. On en saura probablement davantage lors du salon IFA de septembre prochain.

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Samsung va s’encastrer

Avec Samsung Connect, on savait déjà que le géant sud-coréen voulait se connecter: on apprend maintenant que Samsung va s’encastrer.

Voilà plusieurs années que l’objectif avait été annoncé, mais il a récemment été confirmé: d’ici 2020, chacun des appareils produits par l’entreprise sera connecté. Samsung veut prendre le leadership de l’ère de l’Internet des Objets comme il le fait déjà, notamment pour la télévision ou les frigos, deux secteurs où il occupe la position de numéro un mondial. L’idée? Aller plus loin que ce que l’on connaît aujourd’hui avec la commande de l’une ou l’autre machine depuis son smartphone.

Bienvenue dans la « Smart Home »
Samsung entend rendre chaque appareil « intelligent ». A l’image de certains de ses réfrigérateurs actuels. Comme celui qui, après chaque fermeture de porte, envoie une photo de son contenu sur votre smartphone: de quoi savoir exactement ce qu’il faut acheter quand on se retrouve au supermarché. Avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle, cette approche va se généraliser. Notamment grâce à Bixby, l’assistant personnel de l’entreprise (une sorte de « Siri »), qui devrait enfin s’ouvrir au français à partir de mars/avril prochain. La clé du système? Samsung Connect. « Cette plateforme permet de connecter, entre autres, le réfrigérateur, la télévision, l’installation audio, le four, l’éclairage et le thermostat à l’aide d’un smartphone » explique Thierry Bossaert, Country Director Consumer Electronic Devices chez Samsung Benelux.

Mais si l’objectif à long terme est 2020, les choses vont vraiment bouger dès le printemps prochain. Avec 4 ou 5 nouvelles références de réfrigérateurs (la cuisine est la pièce la plus utilisée). Et histoire d’étendre son empreinte, Samsung va s’attaquer au marché de l’encastrable qui représenterait environ 45% du marché du gros électroménager. A partir de mars/avril, on va donc voir arriver des fours encastrables et autres taques de cuisson labellisés Samsung. Le tout, en ce compris également les aspirateurs-robots pourra être géré par Samsung Connect. « C’est une plateforme ouverte, compatible Philips Hue, Nest ou encore Apple HomeKit« , précise Thierry Bossaert.

 

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Vous vous endormez? Cette chaussette arrête Netflix

Vous vous endormez? Cette chaussette arrête Netflix

Vous rentrez du boulot et vous vous installez devant la télévision et la dernière série proposée par Netflix. Mais après un moment, la fatigue fait son œuvre et vos paupières se ferment. Heureusement, vous avez au pied des « chaussettes Netflix ». Grâce à leur capteur, elles réalisent votre état et envoient un signal pour mettre le programme en pause. Vous ne raterez rien et pourrez reprendre la lecture lors d’une prochaine séance (entre-temps, si vous vous réveillez, n’hésitez pas à rejoindre votre lit pour dormir).

Voilà sans aucun doute un candidat de choix au titre de « gadget électronique de l’année 2015 »!

Le seul problème, c’est que vous ne pouvez pas acheter ces chaussettes « intelligentes » dans le commerce. Il va falloir les produire vous-même. Et le processus comprend aussi bien de la couture que de la soudure ou de la programmation.

Gloups!

Mieux vaut avoir des compétences dans ces différents domaines ou vous entourer de personnes qui en ont. Pour l’occasion, vous pouvez en faire une activité fun avec des amis (n’hésitez pas à l’accompagner d’un petit verre ou deux).

La bonne nouvelle, c’est que toute la procédure est (assez) clairement expliquée ici, que le matériel requis est indiqué et que vous pourrez télécharger plusieurs modèles de patron. Mais rien ne vous interdit de jouer la carte de la personnalisation!

Et Netflix propose l’une ou l’autre option pour améliorer le produit final. Par exemple en y intégrant un capteur à même de sentir un ralentissement de votre rythme cardiaque, signe possible d’un début d’endormissement.

Si vous recherchez une idée originale de cadeau pour Noël, il vous reste quelques jours pour maitriser votre sujet.

Allez, au boulot!

 

 

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Apple revisite son passé

iPad ProEn présentant l’iPhone voici quelques années, Steve Jobs avait souligné que personne n’avait envie d’utiliser un stylet sur un écran tactile et que le doigt était l’outil idéal, ne serait-ce que parce qu’on l’a toujours avec soi! Hier, pourtant, on a découvert l’Apple Pencil. Un nouveau coup de couteau dans le dos de l’ex- boss de l’entreprise? Même pas. Tout juste une logique adaptation à un marché en constante évolution.

Confronté à la baisse des ventes des tablettes, en général et de l’iPad en particulier, Apple se devait de réagir. Avec l’iPad Pro, ce n’est pas uniquement un superbe produit qui va débouler sur le marché, c’est d’abord et avant tout une arme puissante pour lutter contre la concurrence – et notamment le séduisant Surface Pro de Microsoft – et pour accentuer une présence dans le monde des entreprises en s’appuyant sur la partie software de IBM et de Cisco.

iPhone 6sDe leur côté, les nouveaux iPhone devraient continuer à engranger de nouveaux fans: les caractéristiques et fonctionnalités annoncées hier soir – écran 3D Touch, support 4K en vidéo,nouveau capteur photo, Live Photos, performances améliorées,… – sont suffisantes pour rester au-dessus du lot. On aurait aimé y trouver une petite révolution au niveau de l’autonomie de la batterie – genre deux jours d’autonomie -, mais là, il faudra encore attendre.

Et puis, à côté des nouveaux bracelets de l’Apple Watch, il y a l’Apple TV. Et mine de rien, c’est peut-être là la plus importante annonce de la soirée. Jusqu’à hier, ce produit était toujours resté « secondaire » dans la gamme du fabricant californien. Désormais, il en devient une pièce prioritaire.
Comme évoqué ici même voici quelques jours, le nouvel Apple TV va venir directement chatouiller la nouvelle approche qui voit les téléviseurs s’appuyer sur un système d’exploitation comme Android TV (Philips, Sony), WebOS (LG) ou Tizen (Samsung). Chez ces divers fabricants, le système d’exploitation est intégré au téléviseur. L’Apple TV, lui, est un module externe que l’on peut connecter sur un téléviseur de n’importe quelle marque, nouveau ou ancien. Et, sous réserve de confirmation au terme d’une prise en main, la combinaison des commandes vocales (Siri) et tactiles sur une télécommande compacte fonctionnant via Bluetooth devraient offrir un réel gain en terme de confort, de facilité et de rapidité. Des films, des jeux, des apps, de la musique,…
Apple TV 2015Disponible en deux versions – 32 et 64 Go -, l’Apple TV va en outre pouvoir stocker du contenu. Lequel? Dans quel but? Ce n’est pas encore très clair. Reste que l’entreprise californienne a lancé hier une nouvelle offensive quant à sa présence dans le salon. Et tout indique que ce ne sera pas la dernière. Cette annonce devrait logiquement mettre fin ou au moins calmer les rumeurs concernant une arrivée d’Apple sur le marché des téléviseurs. La « vision » que Walter Isaacson prêtait à Steve Jobs dans la biographie qu’il lui avait consacrée était probablement beaucoup plus proche du nouvel Apple TV que d’un téléviseur même repensé.

Un mot encore: hier, Tim Cook n’a pas mentionné la Belgique dans la nouvelle vague des pays qui vont voir arriver l’Apple Watch. Et il n’a dit mot concernant l’ouverture prochaine de l’Apple Store bruxellois. On peut cependant supposer que, le 19 septembre, ce dernier pourrait effectivement présenter la montre.