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Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique

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Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique
Huawei Cyber Security Transparency Centre Brussels

25 juin 2019 – « Tout va bien, téléphonez bonnes gens« . On a vécu ce matin, dans le cadre du Huawei Cyber Security Transparency Center de Bruxelles, une version 2019.0 du célèbre cri des chevaliers du guet. Confronté aux difficultés que l’on sait vis-à-vis de ses partenaires commerciaux américains, le géant chinois des télécom a voulu rassurer. Et s’expliquer.

Une offensive toute en… transparence: ce mot a été martelé par Allen Yao. Sur le ton de « nous n’avons rien à cacher », le directeur de Huawei Belgique a rappelé que Huawei était l’une des rares entreprises à permettre l’accès à son code source. Et il a insisté sur le fait que, contrairement à ce que certains médias ont pu publier, tout allait bien pour Huawei: les ventes de l’année seraient encore en hausse par rapport à celles de 2018: +20% sur le marché belge.
Aucun impact? On a un peu de peine à le croire au vu du nombre de questions que nous recevons presque quotidiennement depuis la fameuse annonce du 19 mai dernier. En réalité, il semble surtout que les ventes ont été excellentes depuis le début de 2019… jusqu’à la mi-mai. Depuis, la progression de l’ambitieux fabricant a bel et bien été freinée. Et c’est ce qui l’a poussé à inviter la presse aujourd’hui. Une saine initiative au vu du flou inédit qui entoure le sujet. Ces explications de Huawei sont bienvenues, même si elles laissent une partie d’ombre.

Pour bien comprendre, il faut séparer le présent et le futur, d’une part, le matériel et le logiciel, d’autre part.

Présent et futur
Un smartphone de la gamme passée ou actuelle de Huawei (ou Honor…) continuera à fonctionner demain comme il le fait aujourd’hui. Cela vaut pour des applications comme Gmail, Youtube ou Google Maps. Si vous possédez un smartphone depuis six mois ou depuis ce matin, vous ne souffrirez d’aucun désagrément. Même chose si vous achetez l’un des modèles des gammes actuelles (P30, Mate 20, etc.) demain… ou dans un an. Vous profiterez tout à fait normalement des mises à jour, des correctifs de sécurité, etc.
A ce stade, les questions se posent exclusivement pour les appareils qui ne sont pas encore commercialisés. On pense au futur Mate 30, par exemple. Pour ces modèles à venir, beaucoup dépendra des résultats de l’entretien prévu ce week-end au Japon entre Donald Trump et Xi Jinping: les deux dirigeants arriveront-ils à trouver un accord pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine? A défaut, la deuxième date butoir est celle du 19 août. C’est ce jour-là que – sauf arrangement préalable – les menaces américaines devraient entrer en vigueur: elles priveraient Huawei de la possibilité d’utiliser Android et les applications de Google ou Facebook comme il le fait aujourd’hui.
Quid dans ce cas? « Nous avons un plan B, que nous préparons depuis des années, précise Allen Yao. Mais je ne tiens pas à m’étendre sur ce sujet aujourd’hui: nous privilégions les efforts pour aboutir à un accord et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec Google demain comme nous le faisons depuis des années« . On n’en saura pas davantage quant à la définition de ce plan B. Mais il se murmure que 12.000 ingénieurs (!) y travailleraient.

Matériel et logiciel
Une partie des composants d’un smartphone Huawei provient des Etats-Unis. Sur ce point aussi, la menace d’un embargo sur les technologies américaines pourrait affaiblir la position du fabricant chinois. Mais pas à court terme, semble-t-il: « Nous avons constitué des stocks en suffisance« . Soit. Mais ces stocks ne sont pas inépuisables. Que se passera-t-il après? « Nous avons d’autres fournisseurs dans le monde et nous nous chargeons nous-mêmes du développement d’une grande partie des composants!« . Ici, Allen Yao fait notamment allusion au puissant processeur Kirin 980 qui équipe les plus performants smartphones de la marque.
Sur le plan du matériel, le message subliminal pourrait être compris comme: « Pas besoin de qui que ce soit: nous pouvons nous débrouiller tous seuls »! Reste la question du système d’exploitation et des applications. Et là, on le sait, le fabricant chinois dépend énormément de Google, en tout cas pour ses ventes sur le marché européen. Pour cet aspect, comme indiqué ci-dessus, la réunion de ce week-end et la date du 19 août pourraient être cruciales. Affaire à suivre…

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage, Huawei Belgique a développé une page qui répond à de nombreuses questions légitimes du consommateur. Elle est consultable ici.

 

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