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Sonos et Ikea jouent une Symfonisk en la majeur

6 août 2019 – Les deux premières enceintes Symfonisk de Sonos/Ikea sont désormais en vente dans les magasins de la chaîne suédoise. On a d’un côté la Lampe de Table (179€) et d’autre part l’Etagère (99€). L’une et l’autre sont disponibles dans deux coloris et s’intègrent de façon transparente dans un réseau Sonos existant. Elles peuvent aussi constituer les premiers maillons d’une nouvelle installation multi room.

L’Etagère n’en est pas (tout à fait) une
La plus originale est sans conteste la Lampe de Table… dont le design ne fait pas l’unanimité. Quant à l’Etagère, c’est tout simplement – et de loin – la moins coûteuse des enceintes intégrables à un réseau Sonos. Précisons tout d’abord un point: elle porte très mal son nom. Cette enceinte se présente en réalité comme un bloc de 10x15x31 cm et d’un poids légèrement supérieur à 2 kg.

On peut l’utiliser debout ou couché. Tel quel, l’objet prendra volontiers place dans une bibliothèque ou sur un meuble. Pourquoi l’appeler « Etagère »? Parce que, via un accessoire non fourni d’origine (et vendu 15€), il est possible de le fixer au mur de façon horizontale et, ensuite, de l’utiliser comme étagère pour y déposer un cadre avec la photo de Tante Marianne, un bibelot ou n’importe quoi d’autre pourvu que le poids de l’ensemble ne dépasse par 3 kilos (enceinte non comprise). L’idée est sympa, mais gardons à l’esprit que cette « étagère » nécessite un raccordement à une prise d’alimentation.

Voyons clair
C’est évidemment aussi le cas de la Lampe de Table. Cette dernière est vendue sans ampoule. A chacun de choisir selon l’usage. La puissance maximale permise (7 W) convient très bien pour la lecture, mais peut être un peu éblouissante pour ceux qui n’en font pas cet usage. Dans tous les cas – précision importante -, la fonction lampe peut être utilisée seule (sans musique) tout comme la fonction enceinte (sans éclairage). Et on peut profiter des deux ensemble.

Il y a touche et touche
Les deux appareils sont dotés de trois touches reprenant des commandes basiques: volume plus ou moins fort, lecture ou stop. S’y ajoute la petite LED horizontale caractéristique aux produits Sonos et dont la couleur informe quant à l’état de la connexion sans fil. Même si les deux appareils sont dotés d’un port Ethernet, l’idée est comme toujours de profiter du Wi-Fi pour lire la musique stockée, par exemple, sur l’ordinateur ou profiter de l’accès Internet pour écouter les programmes d’une web radio ou d’un service comme Spotify. Les utilisateurs de Sonos retrouvent ici des configurations familières même si les derniers produits du fabricant américain sont dotés de touches sensitives, un peu plus « sexy ».

N’oublions pas de calibrer
Dans l’attente de la commande à distance annoncée pour cet automne par Ikea, le meilleur moyen d’exploiter ses contenus musicaux sur les enceintes Symfonisk aujourd’hui reste l’application… Sonos. Comme pour tous les autres appareils de ce dernier, il convient, après choix du positionnement des enceintes, de tirer parti de TruPlay, ce système de calibrage qui adapte – et améliore – le son en fonction de la configuration de la pièce. Cela vaut vraiment la peine de perdre les moins de 60 secondes nécessaires à l’opération: la différence de qualité peut se révéler importante. L’application IKEA Home (anciennement Tradfri) permettra prochainement aussi de contrôler les enceintes Symfonisk et aussi de gérer l’éclairage des ampoules connectées Ikea.

Que choisir ?
Au vu du prix des deux enceintes, on pouvait s’interroger quant au niveau des performances sonores. La moins chère des enceintes Sonos actuelles, la Play:1, est commercialisée 179€. Chez Ikea, pour ce même prix, on peut aujourd’hui avoir la Lampe de Table Symfonisk qui offre en plus… une lampe. Que choisir? A partir du moment où l’on évoque un produit destiné à occuper une place importante dans une pièce de vie, le look revêt une importance majeure. Là où la Play:1 et la One de Sonos sont revêtues de métal, la Lampe de Table épouse un tissu peut-être plus enclin à stocker la poussière. A vérifier sur le long terme. Et puis, il y a son design… particulier. On aime ou on déteste.
L’Etagère, elle, est plus discrète, plus banale aussi au niveau du look. Les deux enceintes intègrent un amplificateur de grave moyen, un tweeter et deux amplis électroniques de classe D et elles restituent un son mono.
L’idéal est donc de combiner deux unités d’une sorte ou de l’autre et de les identifier comme telles via l’application afin de profiter d’un son stéréo. La spatialisation en sort grandement améliorée.

Sonos ou Symfonisk ?
Nous préférons une Sonos One à l’Etagère ou à la Lampe de Table Symfonisk. Pour des raisons d’esthétique, d’abord, de qualité sonore, ensuite, de fonctionnalités, enfin (Bluetooth, commande vocale,…).
Entre une Sonos Play:1 et la Lampe de Table, le choix est un tantinet plus complexe. Au final, cela signifie que ces deux premiers produits Symfonisk sont à considérer comme un élargissement bienvenu de l’univers Sonos.
Si on considère l’achat de deux Etagères, on s’offre la possibilité de profiter d’un son stéréo de très bonne facture pour moins de 200€. Avec la possibilité d’y ajouter par la suite n’importe quel appareil Sonos… ou Symfonisk afin de disposer d’une installation multi room offrant des performances qui auraient laissé pantois voici quelques années à peine.

En réalité, les performances audio des deux appareils Symfonisk sont telles qu’on peut s’interroger quant à la possibilité que leurs ventes cannibalisent celles des produits Sonos. Mais les dirigeants de ce dernier ne sont pas nés de la dernière pluie. Nous ne serions pas surpris de découvrir prochainement l’une ou l’autre nouveauté apte à marquer la différence. Il ne faudra peut-être pas attendre longtemps. Une telle annonce pourrait, par exemple, intervenir lors d’un grand salon comme l’IFA de Berlin. Tiens! La prochaine édition se déroulera justement début septembre…

Addendum: Bizarrement, selon le site Internet d’Ikea (voir photo en haut de page), les deux variantes de la Lampe de Table n’auraient pas la même classe énergétique: A+ pour la blanche, A++ pour la noire. Bizarre. Nous avons posé la question à Ikea. On attend le retour. Erreur ou…?

 

22 août 2019: des photos en fuite sur la Toile ne laissent guère de doutes: l’appareil, baptisé Move, devrait être officialisé dans les prochains jours et être présenté au public au salon IFA début du mois prochain.

Avec l’Alpha 7R Mark IV, Sony monte en définition

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17 juillet 2019 – Un capteur de 61 mégapixels! Face au CMOS de 47 MP du Lumix S1R de Panasonic et du Q2 de Leica, Sony siffle la fin de la récréation. Avec son nouveau Alpha 7R Mark IV, le fabricant japonais démontre qu’il n’est pas seulement celui qui a « créé » le marché des appareils photo hybrides plein format 24 x 36. Mais aussi qu’il entend en rester le maître. En termes de définition et de performances.

En gros, l’Alpha 7R Mark IV, c’est…
Le premier capteur d’image CMOS Exmor R™ (rétroéclairé) plein format (35mm) au monde de 61.0 mégapixels, doté d’un processeur d’image BIONZ X™ nouvelle génération.
Un système de stabilisation d’image mécanique intégré sur cinq axes
Une plage de dynamique de 15-stop (diaphragme) en basse sensibilité, offrant des gradations précises, délicates et naturelles, depuis les zones les plus lumineuses aux noirs les plus profonds.
Un mode rafale qui atteint 10 images/s (oui, cela fait 610 millions de pixels par seconde!) avec suivi permanent AF/AE pendant env. 7 secondes et env. 20 secondes en mode APS-C.
Un Auto Focus sur le capteur d’image de 567 points à détection de phase, couvrant 74 % de la surface de l’image, et 425 points à détection de contraste.
Une mise au point avec un suivi en temps réel avancé du sujet et la mise au point Eye AF en temps réel pour les photographies, et le suivi en temps réel Eye AF pour l’enregistrement vidéo.
Une résolution de 26,2 mégapixels en mode crop APS-C, avec reconnaissance des objectifs dédiés APS-C.
Un viseur OLED Tru-Finder™ de 5,76 millions de points à la définition UXGA (Ultra-XGA) offrant une résolution 1,6 fois supérieure à celle de l’Alpha 7R III.
La prise en charge du Wi-Fi haut débit.
L’enregistrement vidéo 4K Professionnelle.
Ergonomie, connectivité et autonomie de la batterie améliorées
Résistance accrue à la poussière et à l’humidité

Quand et combien?
L’Alpha 7R Mark IV devrait être commercialisé dans le courant du mois d’août au prix approximatif de 4000€.

Nouveaux écouteurs à réduction de bruit active chez Sony

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7 juillet 2019 – En septembre dernier, Sony secouait la concurrence en sortant le WH-1000XM3. A ce stade, il constitue encore et toujours le meilleur casque sans fil à réduction de bruit active: qualité audio, confort, intelligence de la conception, performance du système de réduction de bruit,… Mais entretemps, les ingénieurs du fabricant japonais ne se sont pas tournés les pouces. Et aujourd’hui, Sony annonce la prochaine sortie des écouteurs WF-1000XM3.

L’appellation très proche de celle du casque s’explique par l’utilisation du QN1e, une version miniature du même processeur que celui qui équipe le casque WH-1000XM3 pour le système anti-bruit. Peut-on effectivement attendre des performances similaires de la part d’écouteurs « true wireless »? A voir.

Sony a aussi repris l’intelligent principe de pouvoir momentanément supprimer les effets du « noise cancelling ». Ici, différence de format oblige, on n’utilise pas la main, mais un doigt.

Parmi les autres informations déjà communiquées par Sony, on note une autonomie annoncée de 24h (!), un système de charge rapide offrant 90 minutes de fonctionnement après 10 minutes de charge et une compatibilité Bluetooth 5.0.

Les écouteurs WF-1000XM3 – noirs ou argentés – sont annoncés pour le mois prochain au prix de 250€.

Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique

25 juin 2019 – « Tout va bien, téléphonez bonnes gens« . On a vécu ce matin, dans le cadre du Huawei Cyber Security Transparency Center de Bruxelles, une version 2019.0 du célèbre cri des chevaliers du guet. Confronté aux difficultés que l’on sait vis-à-vis de ses partenaires commerciaux américains, le géant chinois des télécom a voulu rassurer. Et s’expliquer.

Une offensive toute en… transparence: ce mot a été martelé par Allen Yao. Sur le ton de « nous n’avons rien à cacher », le directeur de Huawei Belgique a rappelé que Huawei était l’une des rares entreprises à permettre l’accès à son code source. Et il a insisté sur le fait que, contrairement à ce que certains médias ont pu publier, tout allait bien pour Huawei: les ventes de l’année seraient encore en hausse par rapport à celles de 2018: +20% sur le marché belge.
Aucun impact? On a un peu de peine à le croire au vu du nombre de questions que nous recevons presque quotidiennement depuis la fameuse annonce du 19 mai dernier. En réalité, il semble surtout que les ventes ont été excellentes depuis le début de 2019… jusqu’à la mi-mai. Depuis, la progression de l’ambitieux fabricant a bel et bien été freinée. Et c’est ce qui l’a poussé à inviter la presse aujourd’hui. Une saine initiative au vu du flou inédit qui entoure le sujet. Ces explications de Huawei sont bienvenues, même si elles laissent une partie d’ombre.

Pour bien comprendre, il faut séparer le présent et le futur, d’une part, le matériel et le logiciel, d’autre part.

Présent et futur
Un smartphone de la gamme passée ou actuelle de Huawei (ou Honor…) continuera à fonctionner demain comme il le fait aujourd’hui. Cela vaut pour des applications comme Gmail, Youtube ou Google Maps. Si vous possédez un smartphone depuis six mois ou depuis ce matin, vous ne souffrirez d’aucun désagrément. Même chose si vous achetez l’un des modèles des gammes actuelles (P30, Mate 20, etc.) demain… ou dans un an. Vous profiterez tout à fait normalement des mises à jour, des correctifs de sécurité, etc.
A ce stade, les questions se posent exclusivement pour les appareils qui ne sont pas encore commercialisés. On pense au futur Mate 30, par exemple. Pour ces modèles à venir, beaucoup dépendra des résultats de l’entretien prévu ce week-end au Japon entre Donald Trump et Xi Jinping: les deux dirigeants arriveront-ils à trouver un accord pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine? A défaut, la deuxième date butoir est celle du 19 août. C’est ce jour-là que – sauf arrangement préalable – les menaces américaines devraient entrer en vigueur: elles priveraient Huawei de la possibilité d’utiliser Android et les applications de Google ou Facebook comme il le fait aujourd’hui.
Quid dans ce cas? « Nous avons un plan B, que nous préparons depuis des années, précise Allen Yao. Mais je ne tiens pas à m’étendre sur ce sujet aujourd’hui: nous privilégions les efforts pour aboutir à un accord et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec Google demain comme nous le faisons depuis des années« . On n’en saura pas davantage quant à la définition de ce plan B. Mais il se murmure que 12.000 ingénieurs (!) y travailleraient.

Matériel et logiciel
Une partie des composants d’un smartphone Huawei provient des Etats-Unis. Sur ce point aussi, la menace d’un embargo sur les technologies américaines pourrait affaiblir la position du fabricant chinois. Mais pas à court terme, semble-t-il: « Nous avons constitué des stocks en suffisance« . Soit. Mais ces stocks ne sont pas inépuisables. Que se passera-t-il après? « Nous avons d’autres fournisseurs dans le monde et nous nous chargeons nous-mêmes du développement d’une grande partie des composants!« . Ici, Allen Yao fait notamment allusion au puissant processeur Kirin 980 qui équipe les plus performants smartphones de la marque.
Sur le plan du matériel, le message subliminal pourrait être compris comme: « Pas besoin de qui que ce soit: nous pouvons nous débrouiller tous seuls »! Reste la question du système d’exploitation et des applications. Et là, on le sait, le fabricant chinois dépend énormément de Google, en tout cas pour ses ventes sur le marché européen. Pour cet aspect, comme indiqué ci-dessus, la réunion de ce week-end et la date du 19 août pourraient être cruciales. Affaire à suivre…

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage, Huawei Belgique a développé une page qui répond à de nombreuses questions légitimes du consommateur. Elle est consultable ici.

 

Donald Trump prive Huawei d’Android

20 mai 2019 – Google a officialisé l’information hier soir: l’entreprise américaine va suspendre ses relations avec Huawei. C’est un coup de tonnerre dans le monde économique, en général, et dans le secteur de la téléphonie mobile, en particulier.

C’est Trump qui…
Pour justifier sa décision, Google invoque une décision de la Maison Blanche. Celle-ci a inscrit Huawei sur une liste d’entreprises « engagées dans des activités contraires à la sécurité nationale des USA« . Elle interdit à toute entité commerciale américaine de vendre des composants ou d’octroyer des droits d’exploitation de brevets à ces entreprises. En tant que développeur d’Android, Google est directement concerné par cette interdiction.

Dans les faits, les prochaines générations de smartphones Huawei ne pourront plus utiliser le système mobile Android comme aujourd’hui. Une situation inédite.
Le fabricant chinois a deux options: utiliser la version « open source » d’Android (déjà utilisée en Chine depuis des années et qui n’est pas concernée par la décision du gouvernement américain) ou lancer son propre système d’exploitation. Huawei étudierait cette piste depuis des mois. Qu’en est-il aujourd’hui, on l’ignore.
De toute façon, aucune de ces deux solutions n’est idéale. Elles entraineraient une moins-value pour le consommateur et un coût supplémentaire substantiel pour Huawei. Dans les deux cas, l’équipementier chinois devrait en effet développer et offrir des alternatives aux applications existantes.

Android Open Source: c’est quoi?
Ce système d’exploitation propose une interface extrêmement proche de celle de l’Android que nous connaissons, mais dépourvue d’applications.

Le défi, c’est donc de développer un magasin d’applications (pour remplacer Google Play) permettant à l’utilisateur de télécharger les versions « originales » des applications de Netflix, Facebook, Dropbox, WordPress, Google (YouTube, Google Maps,…) et autres.
Serait-ce possible? A voir.

La réaction officielle de Huawei Belgique
« Huawei est un partenaire important d’Android et ce dans le monde entier. La confiance des consommateurs est sacrée pour nous et c’est grâce à cette confiance que nous en sommes là aujourd’hui. Huawei continuera de déployer toutes les mises à jour de sécurité et nous garantissons également un service après-vente de qualité, comme attendu par les consommateurs » déclare Jurgen Thysmans, porte-parole de Huawei Technologies Belgium.

Pour le fabricant chinois, il était important de rassurer les consommateurs. Premier point: les smartphones Huawei actuels continueront à fonctionner demain comme ils le font aujourd’hui. La question commencera à se poser lors de la disponibilité de mises à jour. Google permettra-t-il leur téléchargement sur les appareils existants?

Des effets potentiels très importants
La situation provoquée par le gouvernement américain n’est pas une bonne nouvelle pour Google. D’une part, elle prive ce dernier de juteuses rentrées financières. Rien qu’au cours du premier trimestre de cette année, Huawei a vendu plus de 59 millions de smartphones dans le monde. Et pour chacun d’eux, il a payé des droits de licence à Google. Une manne d’autant plus importante que Huawei, n°2 mondial, est l’acteur qui monte dans ce marché.

Faut-il scinder Google?
L’annonce de Google pourrait aussi rappeler à certains responsables politiques européens l’ultra-domination du système d’exploitation Android. Il est installé aujourd’hui sur près de 85% des smartphones vendus. Une situation de quasi monopole d’autant plus délicate qu’elle suit « aveuglément » les décisions du locataire de la Maison Blanche. Si, demain, Huawei ne peut plus commercialiser des smartphones concurrentiels, c’est la liberté de choix des consommateurs européens qui sera bafouée.

Pépins en vue?
De façon indirecte, cette situation pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour… Apple. En riposte à l’initiative américaine, la Chine pourrait en effet décider d’interdire des produits américains sur son territoire. Ou les taxer drastiquement. A ce petit jeu, les appareils d’Apple – et principalement l’iPhone – seraient certainement touchés. D’autant que, par réaction, les consommateurs chinois pourraient spontanément décider d’opter pour des alternatives « nationales » au smartphone de la firme à la pomme.

On s’fait une bouffe et on discute?
Même si rien ne devrait changer avant la publication de la « liste » dans le journal officiel américain (on ignore aujourd’hui si ce sera demain, dans un mois,…), cette situation devrait faire l’objet d’âpres discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine jusqu’à la rencontre prévue pour juin entre Donald Trump et Xi Jiping.

 

La nouvelle vie de Nabaztag

17 mai 2019 – Avec son look de lapin connecté, Nabaztag est apparu aux environs de 2005 grâce aux efforts de Rafi Haladjian et Olivier Mével et de l’équipe de Violet, une jeune pousse française.

Un succès mondial
Quelques mois plus tard, il arrivait dans le commerce, dans une version améliorée, et était rebaptisé Nabaztag:tag. Le concept était nouveau et suscita un important mouvement d’intérêt chez des geeks du monde entier. 150.000 exemplaires furent vendus. Mais son fonctionnement était tributaire de celui de serveurs qui permettait aux « lapins » de la planète de tourner. Mais entre une panne un jour et une liquidation judiciaire un autre, le parcours de Nabaztag ne fut pas un long fleuve tranquille. Heureusement pour les fans, des aficionados se sont organisés pour entretenir la flamme, notamment en hébergeant des serveurs.

https://lh4.googleusercontent.com/v9E6Tz1sdYFh-610nBc_r9jb5ZzfC6amZ0RxZaF9LfawD3GU3LHznQpNkvdK-Wo-eUHCLsN_mMNfKt88yamt3Lpv4e0Y1yrjqnjsguUd20grlHCczgL5CVhHJPViqTOAiZk-ITu_L’histoire aurait pu en rester là. Mais en novembre dernier, on apprend qu’Olivier Mével et d’autres anciens de Violet ont développé « une nouvelle architecture technique (électronique et logiciel) lui permettant de ne plus être dépendant de serveurs externes et donnant la possibilité à toutes les personnes intéressées de contribuer à de nouvelles fonctionnalités (l’ensemble du projet est Open Source) ».

Chez tous les fans des débuts, la nouvelle fait sensation. Et ils le font savoir. Au vu de cet enthousiasme, un kit à installer sur un Nabaztag ou un Nabaztag:tag est créé. Baptisé TagTagTag, il permet de remplacer l’électronique de l’époque par une nouvelle carte à base de Raspberry Pi. Sa disponibilité est annoncée pour le 27 mai, sur la plateforme de pincement participatif Ulule. Aucun prix n’est disponible pour l’instant.

 

 

Avec le 7 Pro, OnePlus s’attaque au smartphone haut de gamme

15 mai 2019 – A part pour quelques geeks, le grand public ne connaît pas la marque OnePlus. Logique: jusqu’à présent, elle était absente de nos magasins. Seule solution pour acquérir un smartphone de cette entreprise chinoise: l’acheter sur Internet. Et grâce à une approche marketing bien rodée, ça marche. Depuis sa création, voici 6 ans, OnePlus s’est taillé une réputation de smartphones performants et à prix abordables. Certes, il n’atteint pas encore le Top 5 du marché. Mais ses clients se mutent souvent en ambassadeurs sinon en partisans au point d’être prêts à payer… pour assister à la présentation d’un nouveau modèle (Apple n’aurait pas osé!). C’est ce qui s’est passé hier, à l’occasion du lancement du OnePlus 7 Pro (et de son petit frère, le 7).

Objectif: marge élevée
Plutôt que d’essayer de vendre un maximum de téléphones mobiles, OnePlus cherche à croquer une part du marché dit « premium » – celui où s’affrontent l’iPhone d’Apple, le Galaxy S10 de Samsung ou encore le P30 Pro de Huawei -, garant de marges bénéficiaires dignes de ce nom. Il y est déjà parvenu en Inde. Et il aimerait répéter l’opération en Europe, notamment avec le nouveau OnePlus 7 Pro, sa première grosse nouveauté, depuis le 6T.

Le petit oiseau jaillit
Cet appareil est doté d’un écran Amoled de 6,7 pouces (1440 x 3120 pixels) au format 19,5/9. Particularité: il ne « souffre » d’aucune encoche, de quelque taille ou forme que ce soit. L’écran occupe la totalité de la face frontale. Mais alors, où se cache l’appareil photo?
Il « jaillit » au sommet de l’appareil lorsqu’on lance le mode selfie. Une jolie prouesse technologique qui pose cependant questions: à quel point le système est-il fiable? Ne risque-t-il pas de lâcher après un certain nombre d’utilisations? Les ingénieurs de OnePlus se veulent rassurants. Le mécanisme serait censé assumer son rôle au moins 300.000 fois. Pas besoin de faire le calcul: cela équivaut à 150 ouvertures/fermetures quotidiennes pendant 5 ans. Impressionnant, mais à valider.

En magasin pour la première fois
Le fabricant chinois semble en tout cas sûr de son coup puisque, pour la première fois, il va vendre ce nouveau smartphone dans le circuit commercial traditionnel en Belgique. Enfin… une partie du circuit. A l’image de ce qui s’est passé en France depuis l’automne dernier, la Fnac va en effet vendre le OnePlus 7 Pro à partir du 21 mai. Une seule configuration y est annoncée à ce stade: 8 Go de Ram et 256 Go de stockage pour un prix de 759€. On ignore si les autres variations (8 Go + 128 Go: 709€ et 12 Go + 256 Go pour 829€) seront proposées par la suite. Comme la Fnac et Vanden Borre font aujourd’hui partie du même groupe, on peut aussi s’interroger. Les plus de 70 magasins Vanden Borre du pays soutiendront-ils eux aussi l’offensive de OnePlus? A suivre…

 

Lenovo est le premier à plier le PC

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14 mai 2019 – Après le smartphone, le PC. Lenovo a dévoilé aujourd’hui un prototype d’ordinateur portable pliable. Selon le discours officiel, le ThinkPad X1 est « conçu pour les professionnels très mobiles et avides de technologie qui exigent les meilleurs outils« .

Cette brève présentation laisse beaucoup de questions sans réponses. On sait seulement qu’il s’agit d’un écran OLED de 13,3 pouces et qu’il n’a pas d’écran extérieur. La disponibilité du ThinkPad X1 ne devrait pas intervenir avant l’année prochaine. De quoi se donner le temps de corriger des « détails » afin d’éviter des problèmes similaires à ceux rencontrés par Samsung?

Pour une idée du prix, il faudra patienter. Mais si cet ordinateur enregistre le même type de coefficient que celui appliqué par Samsung pour son Fold, mieux vaut commencer à économiser dès aujourd’hui.

Google I/O: nouveaux smartphones, mais pas pour nous

8 mai 2019 – La conférence annuelle des développeurs de Google – Google I/O 2019 – a vu le géant américain dévoiler deux nouveaux smartphones, les Pixel 3a et Pixel 3a XL.

Même s’il est le concepteur et le développeur du système d’exploitation Android (qui équipe plus de 85% de téléphones mobiles dans le monde), on ne peut pas dire que les smartphones – ou les tablettes – commercialisés directement par Google ont été des réussites, qu’ils aient été produits en partenariat avec HTC, LG ou Foxconn.

Une fraction des ventes de Samsung, Huawei ou Apple
L’entreprise ne communique pas officiellement ses chiffres de vente (ce n’est jamais un signe de réussite!). Mais, selon diverses sources, il apparaît que, l’an dernier, seuls 4 millions d’exemplaires environ auraient trouvé acquéreurs. Trois fois rien par rapport aux leaders du marché! Face à une situation similaire, des géants comme Amazon, Microsoft ou Facebook ont choisi de ne pas insister. Mais quand on dispose des budgets de Google, on ne se décourage pas pour… si peu.

L’entreprise américaine a donc annoncé deux nouveaux modèles: les Pixel 3a (écran de 5,6 pouces, 3000 mAh) et Pixel 3a XL (6 pouces, 3700 mAh). Ils sont tous deux équipés du processeur Snapdragon 670, de 4 Go de RAM, de 64 Go de stockage (NON extensible) et d’un capteur Sony 12,2 mégapixels.

Presque partout,… mais pas en Belgique!
Ces deux smartphones sont à considérer comme des versions milieu de gamme des modèles sortis l’année dernière. Ils voient le verre du châssis remplacé par du plastique. Les prix devraient avoisiner les 400€ pour le Pixel 3a et 480€ pour le Pixel 3a XL. Mais de toute façon, on s’en tape. Comme du fait que Google travaille lui aussi sur un projet de smartphone pliable. Car, comme habitude, ces appareils ne semblent pas devoir arriver chez nous.
Alors qu’ils fleurissent déjà sur les « Google Store » de la plupart des autres pays, ils restent absents sur le magasin belge. Ce dernier est d’ailleurs d’une pauvreté sans nom puisqu’on n’y trouve que le Chromecast… et quelques (très bons) produits Nest.
Qu’il s’agisse de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou même des Pays-Bas,  nos voisins bénéficient d’une attention bien plus soutenue. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate, mais la situation n’évolue pas. Alors… ostracisme?

Apple joue la montre

3 mai 2019 – Les jours se suivent, les études de marché aussi. Si les ventes de l’iPhone ne sont pas de nature à donner le sourire à la firme à la pomme, celles de l’Apple Watch apparaissent plus positives. Les chiffres communiqués par le bureau Counterpoint Research comparent les ventes mondiales de smartwatches durant le 1er trimestre de cette année à celles des trois premiers mois de 2018. Sans évoquer le nombre d’unités vendues: le tableau ne traduit que les parts de marché.

©Counterpoint

Et à ce petit jeu, le fabricant californien maintient sa domination. Dans un marché en croissance de 48%, l’Apple Watch voit sa part du gâteau se conforter puisqu’elle passe de 35,5 à 35,8%. Plus d’une smartwatch sur trois est une Apple Watch.

En enregistrant une progression personnelle de 127%, Samsung reprend la deuxième place, mais à bonne distance, avec un peu plus de 11%. L’Indonésien Imoo – inconnu chez nous – perd 3,6% pour atteindre 9,2%. Ce trio précède Fitbit, qui continue à bénéficier du succès de sa Versa, et Amazfit (Xiaomi). A la sixième place, Huawei bénéficie notamment de la popularité de sa Watch GT et précède Fossil et Garmin, étrangement en retrait.

Les petits vont se faire manger
De façon globale, on constate que le marché des smartwatches est encore extrêmement fragmenté. Si les fabricants situés derrière Garmin revendiquent chacun moins de 1,5%, ils représentent ensemble encore près de 28% du gâteau. Comme dans toutes les autres catégories d’appareils, on devrait voir ce pourcentage se réduire au cours des prochains trimestres. Progressivement, les ventes vont être cannibalisées par une poignée de fabricants. Et à ce petit jeu, Apple n’est pas forcément le mieux placé.

Va falloir se remuer les méninges
Quatre ans après le début de la commercialisation de la première Apple Watch (c’était le 24 avril 2015), Tim Cook doit s’interroger. Comment continuer à en vendre davantage? Le défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Le problème, c’est que cette smartwatch ne fonctionne qu’en association avec un iPhone… dont les ventes sont à la baisse. Voilà un gros pépin.