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Apple pleure, Samsung tremble et Huawei rit

1er mai 2019 – Quand une entreprise refuse de communiquer ses chiffres de vente, c’est rarement parce qu’ils sont bons. Cela semble se confirmer chez Apple. L’annonce officielle de ses résultats trimestriels n’a comporté aucune indication quant au nombre d’iPhone vendus. Mais ce silence voulu par Tim Cook n’a pas empêché IDC de diffuser ses propres analyses. Il en ressort qu’Apple aurait vendu 36,4 millions de téléphones mobiles au cours du 1er trimestre 2019: une chute de plus de 30% par rapport à la même période l’an dernier quand la firme à la pomme avait vendu 52,2 millions d’iPhone.

Et pourtant, elle grimpe
La claque est sévère. D’autant que les autres produits ne compensent pas ce trou. Au total, le chiffre d’affaires – officiellement annoncé à 31 milliards de dollars – encaisse une baisse de 17%. Mais tout bien pesé, ce résultat est moins mauvais que ce que certains redoutaient. Le cours de l’action a d’ailleurs grimpé de 5% après la présentation. Bien sûr, comme tout responsable face à des actionnaires et à un conseil d’administration, Tim Cook avait tenté d’adoucir la pilule, indiquant que cette diminution était bien moindre depuis quelques semaines et que le succès des AirPods, de l’Apple Watch et des services constituaient un signal positif.

Source: IDC

Le smartphone se vend moins
Le marché mondial des smartphones continue à se replier. -6,6% cette fois. On en est maintenant au sixième trimestre consécutif de recul. Les ventes cumulées des divers fabricants ont atteint 310,8 millions d’unités pour les trois premiers mois de l’année contre 332,7 pour le 1er trimestre 2018. Les raisons sont multiples. « Les consommateurs continuent de conserver leur smartphone plus longtemps que précédemment parce que les nouveaux modèles haut de gamme offrent peu de valeur ajoutée, explique en substance un responsable de IDC. De plus, l’arrivée prochaine de terminaux 5G pourrait voir les consommateurs attendre que les réseaux et les appareils soient finalisés en 2020« .

Et ça continue, encore et encore…
Reste un constat: certains fabricants tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres. Quand Apple voit ses ventes chuter de 30%, Samsung encaisse un repli de 8%. Et Xiaomi, le n°4 mondial que certains voyaient « exploser » en 2019, accuse une baisse de 10%. Face à eux, tout sourire, Huawei perce tous les plafonds en enregistrant une augmentation de ses ventes de plus de 50%. Un boum notamment dû au succès du Mate 20 Pro et, plus récemment, du P30 Pro.

Le pli est à prendre
+50%! Cette fulgurante progression conforte le fabricant chinois sur la deuxième place du podium mondial. Elle lui permet aussi d’envisager la concrétisation de ses ambitions: s’emparer de la première place d’ici la fin de 2020. Seuls 12,8 millions d’unités vendues la séparent désormais de Samsung. Les mois prochains et les futures nouveautés des deux fabricants seront intéressantes à suivre. D’autant que Huawei a encore une grosse carte médiatique à jouer cette année. Certes, ce n’est certes pas la sortie du Mate X qui lui permettra de combler ce trou. L’appareil – dont on ignore encore la date exacte de sortie – sera coûteux et ne générera que des ventes limitées. Mais une réussite commerciale du premier smartphone pliable de Huawei constituerait un joli coup psychologique après l’épisode Galaxy Fold chez Samsung.

Galaxy Fold: un report du lancement s’imposait

24 avril 2019 – Ici, une moitié d’écran qui n’affiche qu’un voile blanc. Là un grain de sable ou de poussière qui s’est glissé sous la charnière. Ailleurs, une feuille composante de l’écran retirée et qui génère un problème,…

Depuis la semaine dernière, les soucis intervenus chez quelques testeurs américains ont fait le buzz. Et ils ont amené Samsung à prendre la décision qui s’imposait: retarder le lancement commercial du Galaxy Fold.

Voulez-vous perdre des milliards?
Chez le fabricant sud-coréen, chacun a encore à l’esprit le désastre causé par les problèmes de batterie du Note 7 à la fin de l’année 2016. Une catastrophe en termes économiques (elle aurait coûté dans les 8 milliards d’euros; certains évoquent même des chiffres largement supérieurs) et surtout d’image de marque. Mais les situations sont tout à fait différentes. Dans le cas du Note 7, le problème venait d’un sous-traitant et concernait un appareil lancé à pleine production, qui était déjà commercialisé dans de nombreux pays dans le monde.

Des cas exceptionnels ou…?
Pour le Galaxy Fold, la présence en magasin n’était planifiée qu’à partir du 2 mai. La décision de Samsung est donc marquée du sceau de la prudence. En ayant récupéré les exemplaires à problème (combien sont-ils: 5 ou 6? Davantage? Pourquoi le fabricant ne mentionne-t-il pas leur nombre et pourcentage?), les ingénieurs vont pouvoir analyser ce qui s’est passé et mettre en place les mesures correctrices. C’est de la gestion de crise en… « bon père de famille ».

Où sont les contrôles?
On s’étonne néanmoins que ces soucis interviennent sur un appareil d’un tel prix et qui représente un aussi grand potentiel économique: les contrôies de qualité de Samsung ont été pris en défaut. Pourtant connu pour sa rigueur, le géant de Seoul va devoir corriger et renforcer ses procédures.

Un produit au potentiel séduisant
De façon générale, ce scénario-catastrophe aura d’importantes conséquences. Tout d’abord, il sème le doute sur un appareil qui ne le mérite pas vraiment. Lors de la présentation organisée pour quelques médias européens la semaine dernière à Londres, le sentiment dominant était: « Le Galaxy Fold est mieux fini et le concept plus intéressant que nous le pensions« . Certes, contrairement à nos collègues américains, nous n’avions pu avoir l’appareil en main que 90 minutes. Mais pour nous, ce jour-là, le « smartphone pliable » avait quitté la sphère du « gadget sans intérêt » pour celle du « produit à potentiel séduisant ».

Innovation? Tout doux, tout doux…
En plus de refroidir l’enthousiasme des amateurs les plus impatients, les problèmes de ces derniers jours vont freiner les tentatives d’innovation dans le secteur. On ne parle pas uniquement de Samsung. Tous les autres fabricants prêts à foncer sur le créneau du smartphone pliable (Huawei, bien sûr, mais aussi Alcatel et Blackberry, Lenovo, Oppo, Xiaomi,…) risquent de calmer leurs velléités de se jeter rapidement dans la bagarre. Ils vont prendre le temps de voir à quelle sauce le Galaxy Fold va être mangé et de vérifier si leurs propres produits sont à même de « passer les tests ».

Quand?
Aujourd’hui, la grande question est de savoir combien de temps Samsung va prendre pour corriger ou améliorer ceci, préciser cela et relancer les machines. Après ce couac, il n’a plus droit à l’erreur: le jour venu, il devra convaincre rapidement un maximum de personnes. Certaines rumeurs évoquent aujourd’hui un « redémarrage » aux alentours du 12 juin. Ce moment – juste avant les congés d’été – est-il approprié en termes de stratégie commerciale et de communication? A voir. Mais reporter le lancement au début de septembre serait positionner le Galaxy Fold en concurrent médiatique de l’ensemble des nouveautés électroniques traditionnellement présentées au salon IFA de Berlin… sans parler des nouveaux modèles d’iPhone. Affaire à suivre.

Avec le Galaxy Fold de Samsung, l’écran pliable devient réalité

17 avril 2019 – Depuis l’apparition de l’iPhone, voici 12 ans, le smartphone n’a plus connu d’évolution majeure. Du moins jusqu’à ces derniers mois avec la présentation des premiers modèles pliables. Le 2 mai, Samsung débutera la vente du sien: le Galaxy Fold.

La première présentation de cet appareil et l’impossibilité – durant le Mobile World Congress de Barcelone – de le toucher ou même simplement de l’approcher, avaient initié des doutes, favorisé des rumeurs, posé de nombreuses questions. Aujourd’hui, neuf jours avant le début des précommandes, nous avons enfin eu la possibilité de prendre l’appareil en main, 90 minutes durant.

Soyons clairs, nous étions sceptiques. Sans même parler du prix (2020€), le concept d’un smartphone pliable semblait traduire une prouesse technologique… ne répondant à aucun véritable besoin. Et nous nous interrogions quant à la qualité et à la durabilité du produit. Sur ces points, le Galaxy Fold n’a heureusement rien à voir avec le volumineux joujou de Royole, premier fabricant à avoir présenté et mis en vente un smartphone pliable. Par la qualité de sa finition, le Galaxy Fold donne une impression de « premium », de produit bien fini. En plus d’être l’un des produits les plus sophistiqués du moment: il est équipé du processeur Snapdragon 855 et dispose d’une mémoire de 12 Go et d’un volume de stockage de 512 Go. Ajoutez-y une batterie en deux parties (pour assurer l’équilibre de l’appareil) de 4380 mAh.

Fermé, il est – logiquement – plus épais qu’un smartphone traditionnel: 15,5 mm au bord et 17mm à la jointure. Oui, il y a une différence qui se traduit par un espace à l’intérieur, près de la charnière. Selon Samsung, c’est volontaire: cela évite que les deux parties de l’écran se touchent (et, sous-entendu, s’abiment). Peut-être. Mais visuellement, c’est surprenant. Toujours concernant l’écran central (qui n’est pas en verre, mais fait de plusieurs couches de polymère), des questions se posent. Quelques confrères étrangers, qui ont eu la possibilité de tester l’appareil plus d’un jour, ont rencontré des problèmes. Des écrans noirs, ou blancs, ou brisés. Dans certains cas, le problème viendrait d’une protection qui aurait été enlevée par mégarde par ces journalistes. Dans d’autres, c’est moins évident. Au final, cela jette en tout cas un flou sur un appareil censé démontrer la maitrise technologique de Samsung.

C’est du lourd
Il faut aussi parler du poids. Vu son format, ce n’est pas surprenant, mais le Galaxy Fold est de loin le smartphone le plus lourd: 263 grammes. A mettre en comparaison avec les 208 gr. de l’iPhone XS Max, les 210 gr. de l’Honor 8X Max ou les 218 gr. du Xiaomi Mi Mix 3. Maintenant, de façon objective, cette différence de poids n’est pas tellement élevée quand on voit ce qu’apporte l’objet. Il faut juste en être conscient avant de le glisser dans sa poche. Ce qui ne lui posera pas de difficulté vu sa largeur réduite à 6,3 cm quand il est fermé. Elle passe à 11,8 cm en mode ouvert.
Attention cependant: il ne faut pas penser qu’avec « seulement » 6,3 cm de large, le Galaxy Fold va pouvoir être facilement manipulé d’une seule main comme on le faisait avec les premiers iPhone. Car la hauteur de l’appareil, elle, correspond aux normes d’aujourd’hui: un peu plus de 16 cm.

La fermeture (le rabat des deux faces l’une sur l’autre) se fait aisément (d’une simple pression sur le dessus de la jointure, par exemple). Un peu comme on le faisait avec un téléphone à clapet. A ceci près qu’ici la fermeture n’est pas verticale, mais horizontale.

100 fois par jour
L’ouverture, elle, requiert une certaine force. Rien de bien important, et c’est probablement nécessaire pour éviter que l’objet ne s’ouvre à tout moment, mais cela nécessite le bon positionnement des doigts est l’usage des deux mains. Ce n’est certainement pas rédhibitoire, mais il faut le savoir.
De façon générale, ce processus d’ouverture/fermeture constituait l’une des grosses interrogations de l’appareil. Au cours de notre prise en main, nous avons pu constater que les deux se font aisément et sans que l’opération ne permette de redouter l’imminence d’un quelconque dommage. Les ingénieurs de Samsung l’assurent: l’appareil est capable de résister à 100 ouvertures/fermetures par jour pendant cinq ans, au moins.

La question du pli
Allait-on voir un pli au milieu de l’écran lorsqu’il est ouvert? Chacun se posait la question. Et la réponse est… mitigée. Oui, on peut parfois apercevoir l’emplacement du pli. Mais pas tout le temps. Tout dépend du contenu affiché, de la position de la personne qui regarde,… Alors, soyons clairs: au début, on ne recherche que cela sur chaque écran qui s’affiche. Le pli est-il visible? Et il suffit de toucher l’écran latéralement en passant sur la jointure pour ressentir un très léger renfoncement. Mais après quelques minutes, on s’habitue, on ne le recherche plus et on ne le « voit » plus.
C’est l’une des prouesses des ingénieurs de Samsung, le résultat des 7 années de recherche et développement ayant conduit au Galaxy Fold. Il a pris en compte l’aspect technologique, ergonomique et design, mais aussi tout l’écosystème qui l’entoure. L’ensemble se traduit par une expérience originale.

Le petit et le grand

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On le sait, l’appareil comprend deux écrans: l’un sur la face avant (4,6 pouces; définition de 1960 x 840 pixels; rapport: 21/9), le second occupant la totalité des deux faces intérieures (7,3 pouces; définition de 2152 x 1536 pixels; rapport 14/10). Le fun commence quand on réalise qu’il est possible de retrouver sur la face avant le contenu de l’écran intérieur. Un exemple: on profite de la taille de ce dernier – grand et confortable – pour rechercher un trajet sur Google Maps. Mais pour se promener dans la ville et suivre facilement sa bonne progression, on peut refermer le Galaxy Fold: l’écran de sa face avant affichera le guidage souhaité. Pratique!

Et comme ce qui vaut pour l’aide à la navigation ne vaut pas forcément pour tout le reste, l’utilisateur peut définir pour chaque application si elle doit être transférée entre les deux écrans.

Et une, et deux et trois
Autre originalité et avantage du système: il est possible d’afficher simultanément jusqu’à trois fenêtres d’application et d’interagir entre elles de façon fluide. On peut, par exemple, avoir son client mail, la galerie photos et Facebook. L’intégration d’une photo dans un nouveau statut sur les réseaux sociaux ou un courriel se fera par simple « drag’n drop ». Un smartphone multitâche? On se demande pourquoi aucune tablette ne permet encore ce type de fonctionnalité…
La réflexion des ingénieurs de Samsung a aussi porté sur la capture de photos. Qu’il s’agisse de prise de vue ou d’un selfie, tout peut être fait appareil ouvert ou fermé grâce à un total de six capteurs.

Bien qu’il dispose d’un format inhabituel et même inédit, l’écran permet un confort accru pour la consultation de contenus, qu’il s’agisse de pages Web, de photos, de vidéos, de jeux ou autres. Avec un écran Amoled HDR10+ et des enceintes stéréo, on peut facilement être plongé dans l’action.
Nous n’avons pas eu la possibilité d’installer nous-mêmes des applications sur le Galaxy Fold. Difficile, dans ces conditions, de savoir comment chacune se tirerait d’affaire et exploiterait ce format inédit en tenant compte de la présence d’une encoche assez imposante. Mais une chose est sûre: on s’habitue étonnamment vite à l’objet. On a parfois l’impression que l’on se trompe en parlant d’un smartphone pliable. Ne serait-ce pas plutôt une petite tablette pliable qui devient smartphone?

A l’usage, par certains côtés, le Galaxy Fold recrée aussi quelque chose qui évoque l’expérience du Communicator de Nokia. Comme l’appareil dispose d’un angle d’ouverture préétabli, il est possible de l’utiliser en mode « horizontal » avec par exemple, sur la face supérieure – inclinée – un document Microsoft Word et, sur la face inférieure, un clavier Azerty. Comme un parfum de  Communicator 2.0.

La rareté et l’image de marque
Commercialisé à 2020€ (pourquoi pas 1999?), le Galaxy Fold n’est clairement pas pour tout le monde. Ça tombe bien: Samsung ne disposera cette année que de quantités limitées. Quelques centaines d’exemplaires par mois, en tout et pour tout. Jusqu’en juillet, ils seront exclusivement commercialisés par une vingtaine de boutiques Proximus. Après, la diffusion sera élargie à d’autres points de vente. Mais les quantités resteront limitées jusqu’à la fin de 2019. Et elles seront inférieures à la demande, si l’on en croit les prévisions des responsables de Samsung Belgique: aux Etats-Unis, les stocks prévus pour les précommandes ont été épuisés en quelques heures.
Cette rareté forcée va offrir aux premiers acheteurs (les fameux « early adopters »)  un statut à part et susciter auprès de leurs proches le tant recherché effet « Waouw ». De son côté, Samsung amplifiera son image d’innovateur. Ce qui lui permettra de vendre tranquillement davantage de Galaxy A50, A70 ou S10. Sans que ces derniers rencontrent des problèmes de stock.

Le pli du futur…
Le Galaxy Fold préfigure-t-il le smartphone de demain? Peut-être. L’une de ses formes, en tout cas. Car on pourrait un jour – pourquoi pas? – découvrir un appareil à trois ou quatre volets. Et pour ce qui concerne l’évolution du modèle actuel, on imagine que, d’ici un an ou deux, il sera aminci, allégé, disposera de capteurs photo plus performants, d’un écran frontal de plus grande taille,… Une évolution somme toute dans la lignée du smartphone, tel qu’on le connaît depuis 12 ans.

 

 

 

 

Après le P30 et le P30 Pro, Huawei lance le P30 lite

15 avril 2019 – Dès la fin du mois, Huawei lancera un troisième smartphone dans la série P30. Le P30 lite s’inscrit en cela dans une formule traditionnelle chez le fabricant chinois: une approche commune déclinée en trois versions aux caractéristiques et aux prix très différents.

3 capteurs photo
Un objectif grand-angle de 48MP, un objectif ultra grand-angle de 8MP et un objectif dédié à l’effet bokeh de 2MP: le Huawei P30 lite prolonge le… focus mis sur la photo par ses deux grands frères, le P30 et surtout le remarquable P30 Pro.
Le fabricant indique que le P30 lite dispose d’un mode Handheld Super Night, « qui vous permet de mieux capturer votre vie nocturne (…) même dans des conditions de faible luminosité et sans trépied ».
Le Huawei P30 lite est doté d’un écran de 6,15 pouces (19.3:9) avec une encoche centrale de taille réduite qui abrite la caméra frontale et le déverrouillage par reconnaissance faciale.
Il dispose d’une mémoire de 4GB RAM et d’un volume de stockage de 128G ROM. Il est équipé d’une batterie de 3340mAh et du Quick Charge de 9V2A.
Orchestré autour du processeur Kirin 710 octa-core, le Huawei P30 lite sera disponible à l’achat à partir de fin avril aux prix conseillé de 369€. Pour comparaison, le P30 est vendu 749€ et le P30 Pro à partir de 999€. Porté par la couverture médiatique qui entoure le P30 Pro depuis sa présentation, le P30 lite pourrait devenir le best-seller de ce printemps pour Huawei.

Toy-Con 4: Nintendo passe à la réalité virtuelle

15 avril 2019 – Voici un an, Nintendo surprenait tout le monde en lançant un kit pour la console Switch différent de tout ce que l’on connaissait jusque-là. Avec ses éléments en carton à plier, le Nintendo Labo permettait la création d’une série d’accessoires – piano, canne à pêche,… – et l’accès à de nombreux mini-jeux.
Transformer le fan de jeu vidéo en as du bricolage? L’idée semblait étrange, sinon absurde. Mais l’originalité et la créativité ont toujours constitué des caractéristiques de la firme japonaise. Même chose pour sa ténacité. Après 3 premiers modules Toy-Con l’année dernière, on voit arriver aujourd’hui le Nintendo Labo VR Kit.

La réalité virtuelle mise à la portée de (presque) tous
Proposer une expérience de réalité virtuelle pour 80€ (…en plus du coût de la Switch elle-même, environ 300€)? Le défi semblait irréaliste. Et pourtant!

En ouvrant la boîte du Nintendo Labo VR Kit, on découvre toute une série de plaques en carton, quelques petits accessoires (bouts de mousse autocollants, anneaux plastique,…) et un seul gros élément en plastique, les lunettes proprement dites. On va les « habiller » à l’aide de tel ou tel élément en carton selon le module que l’on désire construire: système de réalité virtuelle, appareil photo, canon, pédale à vent, oiseau en vol, etc.
Le principe reste le même: après insertion de la carte de jeu dans la Switch, on glisse cette dernière devant les lunettes comme on le ferait avec un smartphone dans un « cardboard ». On obtient ainsi un système de réalité virtuelle qui peut être décliné selon les variations dévoilées sur la boîte.

Pour petits et grands
Et – l’expertise de Nintendo est ici déterminante -, cela vaut pour tous les publics. Si le concept est d’abord pensé pour les enfants de plus de 6 ans, il crée les conditions d’une chouette collaboration enfants/parents. Pour expérimenter la réalité virtuelle façon Nintendo, bien sûr, mais d’abord pour l’assemblage des éléments.
Tout est très bien expliqué dans le mode d’emploi vidéo et 3D qu’on parcourt directement sur la console (avec possibilité de faire pivoter tel ou tel élément afin de bien voir quelle plaque de carton utiliser, quoi découper, où plier,…). Mais pour être correctement réalisé, l’assemblage requiert du soin et du temps. Pas loin d’une heure pour créer le module VR, par exemple. Et on avoisine les deux, voire trois heures pour le canon. C’est l’occasion d’un moment privilégié. Pour l’adulte, il permet aussi d’attirer l’attention de l’enfant sur les avertissements prévus par le fabricant: ne jamais regarder directement le soleil à travers les lunettes, vérifier la qualité d’un pli, remettre dans la boîte les éléments non utilisés, etc.

Pour chaque module réalisé, le Nintendo Labo VR Kit propose toute une série de mini-jeux (une soixantaine, au total) qui offrent à l’utilisateur des moments de détente nombreux, variés et forcément inégaux. Mais chacun – enfant ou adulte – peut y trouver une solide dose d’amusement. On va tantôt plonger dans un aquarium, tantôt voler parmi les oiseaux, tantôt tirer sur des cibles en observant tout ce qui ose passe autour de nous: devant, derrière, au-dessus,… Précision importante: le système est compatible avec le port de lunettes. On précisera aussi qu’il ne s’agit pas véritablement d’un casque puisqu’il n’est pas possible de l’attacher à la tête. On le tient d’une main… ou des deux.

Zelda en réalité virtuelle!
Alors, il va de soi que l’expérience de réalité virtuelle proposée ici n’a rien à voir avec celle d’un casque Oculus, par exemple. La qualité et la résolution de l’écran de la Switch ou sa réactivité sont différents… tout comme son prix. Par sa simplicité et son ingéniosité, ce quatrième Toy-Con est à voir comme une très chouette opportunité de découvrir la réalité virtuelle, de s’immerger dans des mondes inconnus et d’apprécier la précision de certains jeux. En sachant aussi que des jeux comme The Legend of Zelda: Breath of the Wild ou Super Mario Odyssey verront bientôt (25 avril) arriver une mise à jour qui offrira la compatibilité avec le Nintendo Labo VR Kit. De quoi rendre une nouvelle vie à ces deux titres. Avec son vaste monde, le premier sera entièrement jouable en réalité virtuelle. Le second bénéficiera de trois mini-missions qui permettront de récolter des pièces, des instruments et des notes de musique.

Une Switch aujourd’hui, combien demain?
Depuis son lancement en mars 2017, la Nintendo Switch se serait déjà écoulée à plus de 33 millions d’exemplaires et aurait permis la vente de plus de 163 millions de jeux. Désormais entrée dans sa troisième année d’existence, la console portable pourrait être prochainement déclinée en deux nouvelles versions. Les rumeurs évoquent un modèle d’entrée de gamme (moins cher que l’actuel, souvent vendu aux environs de 300€) et un autre, plus puissant et offrant une meilleure définition. Rendez-vous au salon E3 de juin pour en savoir davantage.

Il y bien longtemps, déjà…
Le Nintendo Labo VR Kit n’est pas la première insertion de Nintendo dans l’univers de la réalité virtuelle: voici près d’un quart de siècle déjà, le Virtual Boy jouait la carte de l’innovation. Il ne s’agissait pas d’un casque, mais d’une sorte de « View-Master » posé sur un trépied et dont l’utilisateur devait approcher le visage. Nous avions eu, à l’époque, l’occasion de découvrir ce système qui, malgré son originalité, nous était apparu boiteux, sinon inadapté. Le distributeur de Nintendo en Belgique pensait de même. A raison: la réussite ne fut pas au rendez-vous. Lancé au Japon et sur le continent nord-américain durant l’été 1995, le système ne fût jamais commercialisé en Europe et vit sa production arrêtée après moins d’un an et 800.000 exemplaires vendus.

 

 

 

Acer s’intéresse aux créatifs

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12 avril 2019 – En perte de vitesse quant à ses ventes de PC, Acer a dévoilé hier ses nouveaux modèles et une gamme inédite « conçue pour les créateurs ». Baptisée ConceptD, elle a été développée pour « répondre aux besoins des concepteurs graphiques, réalisateurs vidéo, ingénieurs, architectes, développeurs et autres professionnels de la création« . La similitude avec la clientèle des Mac n’échappera à personne.


La gamme ConceptD regroupe
 des ordinateurs de bureau (de 2800 à… 20000€!), des portables (de 1700 à 5000€), des écrans (de 2100 à 3200€) et même un casque de réalité virtuelle (prix non communiqué).

On en fait ce qu’on veut
On isolera particulièrement le ConceptD 9. Son écran tactile 17,3 pouces (3840 x 2160; agréé Pantone) est soutenu par deux bras qui lui permettent d’être retourné, ouvert ou incliné selon les besoins de l’utilisateur. L’appareil est fourni avec un stylet compatible Wacom qui offre une sensibilité à 4096 niveaux de pression. Comme c’est la règle chez Acer, ce PC portable peut être fourni en différentes configurations. Cela inclut notamment un processeur Intel Core de 9e génération, jusqu’à 32 Go de mémoire DDR4 à 2.666 MHz et deux SSD de 512 Go. La bête – peut-être un peu massive – voit ses prix démarrer à 5000€.

Chromebook = Chrome OS
C’est Jason Chen, son PDG, qui l’affirme: Acer a vendu 13 millions de Chromebook. Le fabricant taïwanais serait d’ailleurs devenu le n°1 mondial de cette catégorie de portables au cours du dernier trimestre 2018. Deux nouveaux modèles – pensés pour le travail en entreprise – sont dès lors annoncés. Chacun est doté d’un capteur d’empreinte digitale.
Le Chromebook 714 est doté d’un écran Full HD de 14 pouces. Il existe en version écran tactile et non-tactile. Il erst annoncé pour juin avec 8 Go ou 16 Go de DDR4 SDRAM et 32 Go, 64 Go ou 128 Go de stockage eMMC. Prix: à partir de 549€.

Egalement disponible en version tactile et non tactile, l’Acer Chromebook 715 serait le premier Chromebook du marché à disposer d’un pavé numérique. Il propose aussi un clavier rétroéclairé et un écran Full HD de 15,6 pouces. Il est également annoncé pour juin avec 8 Go ou 16 Go de DDR4 SDRAM et 32 Go, 64 Go ou 128 Go de stockage eMMC. Prix: à partir de 599 €.

La station d’accueil optionnelle Acer USB Type-C permet de transformer ces deux modèles en postes de travail connectés à des écrans externes, des imprimantes, et autres périphériques.

Lenovo rit, les autres pleurent

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11 avril 2019 – Gartner vient de communiquer ses premières estimations quant au marché mondial de l’ordinateur au premier trimestre. Lenovo, dont les ventes progressent de 6,9%, en ressort comme le grand gagnant. Mais cette donnée est à relativiser.

Premières estimations du marché mondial du PC au cours du 1er trimestre 2019. Source: Gartner.

Les ventes mondiales de PC durant les trois premiers mois de l’année auraient totalisé 58,5 millions d’unités. Ce chiffre marque un recul de 4,6% par rapport à la même période de 2018. C’est ce qu’indiquent les résultats préliminaires que vient de publier Gartner. Une marque ressort comme grande gagnante: Lenovo. Le fabricant asiatique voit ses propres résultats progresser de 6,9% tandis que sa part de marché passe de 20,1 à 22,5%. Un miracle? Même pas. Lenovo – redevenu n°1 mondial depuis le 3e trimestre 2018 – bénéficie tout simplement de l’inclusion dans ses chiffres, des ventes réalisées par Fujitsu avec lequel il a établi une joint-venture depuis le… 2e trimestre 2018.

Le trio de tête conforte ses positions
Derrière ce leader, HP conserve la deuxième place du podium et enregistre une légère avancée (+0,8%). De son côté, Dell frôle les 10 millions d’ordinateurs avec une hausse de 1,5% de ses ventes. Ensemble, ces trois acteurs représentent 61,5% du marché mondial contre 56,9% au cours du premier trimestre de l’année dernière.

Sale temps derrière…
Apple, qui se maintient à la 4e place, recule de 2,5%, Asus de 7,3% tandis que le groupe Acer (Acer et Packard Bell) continue sa chute entamée voici plusieurs années déjà en perdant 13,2%! Hasard du calendrier, cette information tombe précisément le jour où Acer organise son évènement annuel Next@Acer à New York. Diverses nouveautés sont attendues. Permettront-elles d’enrayer cette descente aux enfers? A voir.
On note encore que, derrière les 5 premiers de classe, le bilan est tout sauf à l’euphorie puisque l’ensemble des autres fabricants encaisse une chute de près de 21%.

 

Une galaxie de Samsung Galaxy

10 avril 2019 – A l’occasion d’un événement organisé simultanément à Bangkok, Sao Paulo et Milan, Samsung a dévoilé aujourd’hui le Galaxy A80.
Et tant qu’il avait la presse devant lui, il en a profité pour présenter deux autres smartphones, les Galaxy A20e et A40.

Le plus spectaculaire est sans conteste le Galaxy A80. Il s’agit, selon le fabricant sud-coréen d’un appareil « spécialement conçu pour les digital natives »: ceux qui ne peuvent attendre avant de partager leurs photos ou/et ne jurent que par le streaming vidéo.

Ils étaient derrière, ils passent devant
Pour la première fois chez Samsung, ce Galaxy A80 dispose d’un appareil photo rotatif.
Lorsqu’on sélectionne le mode selfie dans l’application photo, la partie supérieure de la face arrière est rehaussée et les trois appareils rotatifs pivotent pour faire face à l’avant du téléphone.
On dispose donc des mêmes capteurs haute résolution à l’avant et à l’arrière.
Caractéristiques: capteur 48MP, fonction Live Focus, objectif ultra grand-angle, mode vidéo Super Steady,…

Comme il se doit aujourd’hui pour un appareil d’un certain niveau, le Galaxy A80 est doté d’une intelligence artificielle. Elle intervient pour adapter la batterie, CPU et la RAM aux besoins de l’utilisateur. L’intelligence intervient aussi au niveau des prises de vue: « Le Scene Optimizer détecte et améliore automatiquement jusqu’à 30 scènes, tandis que le Flaw Detection détecte et corrige instantanément les imperfections avant que vous ne cliquiez sur le bouton » indique le fabricant.
Le Galaxy A80 est équipé d’un écran Infinity (traduisez: « de bord à bord ») FHD+ Super AMOLED de 6,7 pouces. On y trouve également une batterie 3700 mAh et un système de recharge rapide.

Le Galaxy A80 sera proposé en trois tons: Angel Gold, Ghost White et Phantom Black. Il sera commercialisé à partir de la mi-mai au prix conseillé de 649 euros.

 

La gamme Galaxy A s’enrichit par ailleurs de deux autres modèles: les Galaxy A40 (écran Super AMOLED Infinity U de 5,9 pouces) et A20e. Ils viennent rejoindre les Galaxy A10, A50 et A70.

Pour ne pas se perdre  dans les Galaxy
Pour rappel, la gamme de smartphones de Samsung se décline aujourd’hui en trois grandes familles: les Galaxy S, les Galaxy Note et les Galaxy A. Cette dernière se concentrait jusqu’à présent sur le milieu de gamme, mais avec la récente disparition de la série Galaxy J, elle s’étend désormais jusqu’à l’entrée de gamme.

 

 

 

 

 

Ikea et Sonos lanceront leur Symfonisk en août

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9 avril 2019 – A votre gauche, le géant suédois du meuble à monter soi-même. A votre droite, Sonos, le spécialiste américain des enceintes « multi room ». Fin 2017, les deux entreprises annonçaient leur volonté d’établir une collaboration. Hier soir, elles ont dévoilé les deux premiers produits qui en sont nés: une lampe/enceinte et une étagère/enceinte.

Compatibilité Sonos, vente chez Ikea
Ikea n’entend pas rater le train de la « smart home », la maison connectée. Depuis un moment, déjà, le spécialiste du meuble en kit propose des systèmes d’éclairage « intelligents », des accessoires pour téléphone mobile et tablette et même des enceintes Bluetooth. Mais ici, il va plus loin. Sonos apporte son expertise dans le domaine des enceintes connectées et du multi room. Elément important de l’accord: les deux premiers produits annoncés – gamme Symfonisk – seront compatibles avec les systèmes Sonos existants et s’appuieront sur l’application Sonos. Mais on ne pourra pas les acheter sur le site de Sonos: ils seront exclusivement vendus par Ikea, dans ses magasins et en ligne.

Le premier produit multi room de masse?
Pour le public qui, à ce jour, n’a pas encore succombé au confort d’un système multi room, Symfonisk pourrait bien constituer le déclencheur. En raison du puissant réseau commercial d’Ikea, de la renommée de Sonos, mais aussi du prix.
Le premier des deux modèles devrait être vendu juste en-dessous des 100€. Un prix particulièrement agressif quand on sait que la moins chère des enceintes Sonos actuelles – Sonos One – se vend aujourd’hui 229€. Cette différence doit-elle faire craindre des concessions en termes de qualité audio, de puissance ou de possibilités? Ce sera évidemment à vérifier dans quelques mois, puisque la nouvelle gamme Symfonisk n’est annoncée en magasin qu’à partir d’août. Reste que l’appareil, au design discret voire « passe partout », pourra être utilisé en mode vertical – comme un gros livre – ou horizontal. Et, dans ce cas, on pourra soit le poser sur un meuble, soit l’accrocher au mur comme une étagère.


Le deuxième produit de la gamme Symfonisk est une lampe de table. On adore ou on déteste, mais le design laisse rarement indifférent. Ici encore, de nombreux points d’interrogation subsistent. On ignore par exemple la puissance d’éclairage. Se cantonnera-t-elle à un rôle de lumière d’ambiance ou permettra-t-elle de lire? On ne connaît finalement qu’une chose, son prix: 179€. Encore s’agit-il à ce stade, pour les deux appareils, de prix « recommandés ». Dans leur communication, Ikea et Sonos indiquent « Les prix de vente pour la Belgique suivront bientôt ». Le fabricant suédois n’applique pas toujours les mêmes prix dans tous les pays. Ainsi, la chaise bureau Järvfjället est actuellement vendue 259€ en France… et 229€ en Belgique.
Enfin, même si ce n’est pas précisé dans le dossier de presse, cette photo induit que les produits Symfonisk seront proposés dans deux coloris.

En constatant la différence de prix avec le reste de la gamme Sonos, on peut s’interroger. Les appareils Symfonisk ne risquent-ils pas de cannibaliser les ventes et de faire chuter celles du fabricant américain? Un premier élément de réponse: les deux nouveaux produits sont dépourvus de micro. Ils ne sont donc pas directement compatibles avec Google Assistant ou Amazon Alexa, contrairement à la Sonos One (il faudra passer par une proche enceinte externe compatible avec l’un de ces deux assistants pour commander les produits Symfonisk de la voix). En revanche, selon nos informations, ils sont compatibles Airplay 2.

Xiaomi attaque le marché belge… en douceur

29 mars 2019 – Les consommateurs belges vont devoir se familiariser avec une nouvelle marque de produits d’électronique. Avec la prononciation de son nom, aussi: Xiaomi se prononce « cha-omi ».
Jusqu’à présent, l’entreprise chinoise n’était connue chez nous que par quelques geeks. Ceux qui achetaient ses smartphones ou tel autre produit d’électronique via Alibaba ou, depuis l’an dernier, profitaient de son magasin parisien. Mais cette page est tournée depuis hier. Les produits Xiaomi sont désormais officiellement disponibles sur le marché belge. L’événement risque de faire mal à la concurrence.

Une jeune pousse très ambitieuse
Pour ceux qui l’ignoreraient, Xiaomi est le n°4 mondial du smartphone: 122,6 millions d’appareils vendus en 2018. Ce qui le place juste derrière le trio Samsung, Apple et Huawei. C’est aussi l’un des rares, avec ce dernier, à continuer de croitre: +32,2% par rapport à 2017 (source: IDC). La performance est d’autant plus remarquable que Xiaomi n’existe que depuis 9 ans: l’entreprise est née en avril 2010. Et elle a connu depuis une ascension fulgurante, seulement contrariée par son entrée en bourse, en juillet 2018. L’entreprise tablait sur un record et comptait lever 10 milliards de dollars. Elle n’en a récolté que 4,7 milliards. La présence de Georges Soros parmi les investisseurs a-t-elle consolé les dirigeants de la jeune pousse chinoise? Pas sûr. Parce que leur ambition est grande.
Xiaomi se présente comme une entreprise Internet active dans le secteur des smartphones et des appareils intelligents connectés via une plateforme IoT (Internet of Things ou Internet des Objets). A ce stade, elle revendique 151 millions d’utilisateurs IoT dans le monde et serait présente dans 80 pays . Avec une gamme de produits qui va bien au-delà du smartphone.

On ne les trouvera pas tous en Belgique. Lors de la présentation, qui s’est tenue à Amsterdam à l’occasion du lancement de la marque au Benelux, Alvin Tse, directeur du marketing en Europe, a mentionné trois produits. Deux smartphones et un capteur d’activités. Point commun: un rapport caractéristiques/prix particulièrement agressif. L’explication vient de l’approche adoptée par l’entreprise depuis 2018: limiter sa marge bénéficiaire nette sur le matériel à 5%.


Argument marketing ou véritable approche commerciale? Ce sera à vérifier sur le long terme. Mais sur le plan marketing, cela change des marges juteuses appliquées notamment par Apple. On pourra rétorquer que, contrairement à l’entreprise américaine, Xiaomi n’innove pas. Ce n’est pas tout à fait exact. Avec le Mi Mix, elle aurait été la première à proposer un smartphone dont la face avant était totalement occupée par l’écran. Et il se murmure qu’elle devrait prochainement dévoiler son modèle pliable qui coûterait… la moitié du prix du Samsung Galaxy Fold. On attend confirmation et surtout prise en main avant de juger.

A ce stade, le consommateur belge est d’abord invité à s’intéresser au Mi 9, au Redmi Note 7, déjà évoqué ici, et au Mi Band 3. Ce dernier est un capteur d’activité qui se positionne comme très agressif au niveau du prix: il sera vendu chez nous 30€. Son autre point fort: une autonomie qui atteindrait jusqu’à 20 jours. Pas mal pour un joujou compatible Android et iOS, doté d’un cardiofréquencemètre, qu’on peut immerger jusqu’à 50 m de profondeur et qui affichera les appels, des messages ou encore la météo.

Mais c’est surtout sur son Mi 9 que l’entreprise entend miser. Proposé à 449€ (6 Go et 64 Go de stockage) ou 499€ (6 Go et 128 Go), il met en avant son capteur photo 48 mégapixels – un record -, son mode macro (4 cm), son système de recharge sans fil (20W!) ou encore son écran AMOLED de 6,39 pouces, pour se positionner comme apte à concurrencer l’iPhone XS Max ou encore le Huawei Mate 20. Prétention gratuite ou affirmation fondée? Il faudra patienter pour en juger. A ce stade, le fabricant chinois ne semble pas disposer d’appareils de test pour la presse belge. Pour l’instant, ses efforts principaux sont tournés vers les Pays-Bas où un magasin devrait ouvrir ses portes d’ici quelques mois. Bruxelles viendra après. Quand? Mystère. Quant aux consommateurs, ils peuvent dès à présent trouver une trentaine de produits Xiaomi (smartphones, trottinettes électriques,…), chez Vanden Borre, à la Fnac et chez Krëfel. Traduction: pas (encore) chez Media Markt. Et il faudra encore attendre pour découvrir les aspirateurs robots, les casques, les systèmes de surveillance, etc.

Avec son approche commerciale et son soin du design, Xiaomi risque surtout de faire mal à des marques comme Nokia, Archos ou encore Wiko. Ces deux dernières, déjà en difficulté, n’avaient vraiment pas besoin d’un nouvel adversaire de ce type! Mais à terme, pour une partie de leur gamme, Samsung et Huawei pourraient également subir l’onde de choc provoquée par l’arrivée de ce nouvel acteur. Qui ne semble exclure aucune ambition. Avec un petit sourire, Alvin Tse indique que le « Mi » qui constitue le logo et symbolise chacun des appareils de Xiaomi signifie « Mission Impossible ».