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Avec la Sense, Fitbit invente la « health watch »

25 août 2020 – Et une, et deux, et trois! Fitbit a dévoilé aujourd’hui pas moins de trois nouveautés: l’Inspire 2, la Versa 3 et enfin la Sense. Quelques mois à peine après le Charge 4, ces trois appareils sont annoncés pour fin septembre. Le fabricant américain a développé à leur intention une gamme de services Premium qui sont progressivement accessibles dans divers pays, mais pas encore en Belgique.

L’inspiration pour une vie plus saine

Fitbit Inspire 2

L’Inspire 2 succède à l’Inspire et à l’Inspire HR, deux « bracelets pour la forme au quotidien« . Annoncé à 100€ avec un an de service Premium inclus, ce capteur d’activité 24/7 ambitionne de faire évoluer son utilisateur vers une vie plus saine. Parmi ses fonctionnalités: des rappels réguliers de bouger, mesure du rythme cardiaque, réception de notifications du smartphone (appel, SMS, agenda,…; Android uniquement), résistance jusqu’à 50 m de profondeur, 10 jours d’autonomie, 20 exercices,…

La nouvelle Versa, maintenant avec GPS

Fitbit Versa 3

Si elle n’est pas la plus populaire dans la gamme de Fitbit, la Versa est celle qui a fait découvrir la marque américaine à de nombreux utilisateurs.

A défaut d’être révolutionnaire, la Versa 2 avait, l’an dernier, initié la compatibilité avec Amazon Alexa. Plus de jaloux: la nouvelle Versa 3 y ajoute Google Assistant. Soyons sérieux, cela tient avant tout de l’anecdotique.
Il sera aussi possible de répondre à un appel sur le smartphone via une connexion Bluetooth. A voir. Par contre, l’intégration du GPS est un vrai plus. Et l’annonce d’une fonction de charge rapide (12 minutes suffiraient à assurer une pleine journée d’utilisation) est appréciable, même si la bonne autonomie de la Versa 2 est censée être maintenue. Niveau prix, la Versa 3 passe à 230€. Pour rappel, à son lancement, la Versa 2 coûtait 200€.

Focus sur la santé

En mai dernier, Fitbit lançait une vaste étude auprès de sa communauté d’utilisateurs. Objectif: mettre au point un algorithme apte à détecter le Covid-19 avant même que des symptômes n’apparaissent. Les premiers résultats semblent encourageants. A terme, ceci pourrait permettre l’intégration d’un tel système de détection dans une montre ou un capteur Fitbit. On n’en est pas encore là, mais la pandémie du coronavirus a donné un coup d’accélérateur aux projets de l’entreprise dans le domaine de la santé.

La Sense: la première « health watch »

« Quelle est la maladie du 21e siècle, selon l’OMS? Le stress. Quelle est la première cause de décès à l’échelle mondiale? Les problèmes cardiaques » indique James Park, le PDG de Fitbit.

Fitbit Sense

Véritable vedette de la nouvelle gamme de Fitbit, la Sense ambitionne de répondre, ne serait-ce que partiellement, à ces deux situations. L’application EDA Scan mesurera l’activité électrodermale, qui peut indiquer la réponse du corps au stress. De son côté, l’application ECG évaluera le rythme cardiaque et pourra avertir de signes de fibrillation auriculaire ainsi que d’un rythme cardiaque élevé ou faible.
La Sense intègrera aussi un capteur de température de la peau et la mesure de saturation de l’hémoglobine en oxygène par oxymétrie de pouls. En la portant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, l’utilisateur disposera en outre d’une analyse de ses stades et du « score » de son sommeil.

Vue « éclatée » de la Fitbit Sense.

Sur le plan technologique, la Sense est sans conteste la montre la plus avancée jamais développée par Fitbit. A ce stade, nous ne disposons pas encore des dimensions des nouveaux appareils, mais le fabricant annonçant la compatibilité des accessoires entre la Sense et la Versa, on peut penser que leurs écrans ont les mêmes dimensions. Celui de la Sense est de type AMOLED.

Premium, c’est pour plus tard

La Sense reprend d’ailleurs toutes les fonctions de la Versa (GPS, capteur cardiaque,…) et y ajoute six mois de services Premium. Destinés à offrir « une analyse plus poussée de vos données et vous donnant accès à des informations plus personnalisées, faisant le lien entre votre activité, votre sommeil et votre rythme cardiaque« , ces services Premium sont payants au-delà de la période d’essai: 10 dollars par mois ou 80 dollars par an. prioritairement proposés aux Etats-Unis, ils doivent s’étendre à l’Allemagne, à l’Espagne, à la France, à l’Italie, au Japon, aux Pays-Bas et à la Suède d’ici fin septembre. Pas encore d’info pour la Belgique.

Fitbit Sense noire.

Micro et haut-parleur au programme

La Fitbit Sense sera dotée d’un micro et d’un haut-parleur. De quoi pouvoir répondre à des appels en mode mains-libres… avec le smartphone dans la poche ou à proximité.
Dans ces conditions, la présence de Google Assistant, en plus d’Alexa, se comprend un peu mieux. Le tout devrait aider l’utilisateur à obtenir rapidement les dernières informations et la météo, programmer des rappels et des alarmes pour l’heure du coucher, contrôler ses appareils ménagers intelligents, etc.

Autonomie, musique & prix

Tout dépend évidemment de l’utilisation et de l’éventuelle sélection du mode d’affichage permanent, mais la Fitbit Sense disposerait d’une autonomie de « plus de 6 jours ». Elle est aussi annoncée comme résistante à une immersion jusqu’à 50m de profondeur. Dans la vie de tous les jours, cela signifie qu’il ne faudra pas obligatoirement l’enlever pour prendre une douche ou un bain.
La Sense permettra le stockage de fichiers musicaux et de podcasts de Deezer et permettra le contrôle de Spotify. Elle devrait coûter environ 330€.

Recadrage: le feuilleton Google-Fitbit

En novembre dernier, Google annonçait son intention de racheter Fitbit pour 2,1 milliards de dollars, une opération perçue comme préparatoire au lancement d’un produit concurrent à l’Apple Watch, mais à la « sauce Google » (une « Pixel Watch »). Depuis, cependant, les régulateurs sont intervenus, du moins en Europe. Le 4 août dernier, la Commission européenne annonçait l’ouverture d’une «enquête approfondie» sur le projet de rachat. Dans un communiqué, elle indiquait redouter « que l’opération proposée ne renforce encore la position de Google sur les marchés de la publicité en ligne, en accroissant le volume de données déjà important que Google pourrait utiliser pour personnaliser les publicités qu’elle propose ou qu’elle affiche« .

Décision attendue avant le 9 décembre

La Commission entend notamment examiner « les effets de la combinaison des bases de données et des capacités de Fitbit et de Google dans le secteur des soins de santé numériques, qui n’en est encore qu’à ses balbutiements en Europe et si, une fois propriétaire de Fitbit, Google aurait la capacité de dégrader l’interopérabilité des dispositifs portables de ses concurrents avec son système d’exploitation Android pour les téléphones intelligents et serait incitée à le faire« .

En réaction, Google a déclaré que l’accord portait sur les appareils, et non sur les données. « L’espace des appareils portables est encombré, et nous pensons que la combinaison des efforts de Google et de Fitbit en matière de matériel augmentera la concurrence dans le secteur, ce qui profitera aux consommateurs et rendra la prochaine génération d’appareils meilleure et plus abordable« , selon la porte-parole de Google.
La Commission a jusqu’au 9 décembre 2020 pour prendre une décision. S’il doit intervenir, il est dès lors peu probable que le rachat soit finalisé avant 2021. Une situation qui n’arrange pas forcément Fitbit: son chiffre d’affaires pour le 2e trimestre a atteint 261,3 millions de dollars – une baisse de 16,7% par rapport à la même période de 2019 – et la perte cumulée augmente…

 

 

 

 

 

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