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Kidnappé pour des bitcoins

La mésaventure est arrivée la semaine dernière à un quadragénaire russe: il a été kidnappé pour des bitcoins.

C’est en quittant son domicile de Kiev, en Ukraine, que Pavel Lerner a été enlevé le 26 décembre 2017: des hommes maqués l’ont poussé dans une voiture avant de prendre la fuite.

Pavel Lerner? Si son nom est inconnu du grand-public, il est considéré comme un expert des technologies blockchain et des cryptomonnaies. Il est le PDG de EXMO, une plateforme d’échange basée dans le Sussex, en Grande-Bretagne, et qui comprend des ramifications en Espagne, en Inde, en Russie ou encore en Thaïlande. Elle compterait environ 90.000 utilisateurs.

L’objectif des gangsters? Une rançon. Mais pas en liquide, en or ou en diamants: la somme de 1 million de dollars devait être payée en bitcoins.

Par qui l’a-t-elle été? On l’ignore à ce stade, mais l’homme a été libéré trois jours plus tard, le 29 décembre.

La direction de EXMO a rapidement réagi, expliquant que Pavel Lerner n’avait pas subi de blessures physiques, mais qu’il était en état de choc et ne ferait pas de déclaration publique au cours des prochains jours. Elle rajoute, en substance: « Les bitcoins et autres cryptomonnaies des clients de l’entreprise ont constamment conservé leur protection et n’ont en rien été affectés par cette situation« .

Et histoire d’en rajouter une couche, elle précise que les activités de Lerner ne lui donnaient pas accès aux comptes des clients de l’entreprise.

Si les truands ont choisi un paiement sous forme de bitcoins, c’est en raison de l’anonymat qui « protège » les détenteurs de la cryptomonnaie. La mésaventure de Pavel Lerner n’est pas la première du genre. Début décembre, à New York, un individu s’est retrouvé avec un revolver sur la tempe: ici, le prix à payer était l’équivalent en bitcoins de 1,8 million de dollars. Tout porte à penser que d’autres « incidents » de ce genre ont déjà eu lieu, mais que leurs victimes ont préféré les garder secrets pour telle ou telle raison: enquête en cours, argent d’origine douteuse, risque de décrédibiliser une entreprise, etc.

A Séoul, on en tire les enseignements: les autorités vont exiger que toutes les opérations touchant à des cryptomonnaies se fassent sous le vrai nom des utilisateurs. Si la « folie » qui entoure le Bitcoin est planétaire, elle touche particulièrement la Corée du Sud où elle atteindrait des niveaux exceptionnels. Avec sa décision, le gouvernement entend protéger son économie et ses vedettes – comme Samsung ou LG – et l’ensemble de la population, mais il va aussi pouvoir mieux contrôler les opérations… et en taxer les bénéfices.

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