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L’Assistant Google sur Sonos: mode d’emploi

19 novembre 2019 – Enfin! Après de multiples annonces et autant de reports, l’Assistant Google est officiellement disponible sur Sonos en Belgique. Les trois enceintes concernées sont la One, la barre de son Beam et la Move.

Depuis le lancement par Google de ses deux premiers systèmes connectés sur le marché belge voici un peu moins d’un mois (Google Nest Hub et Nest Mini), on savait que ce n’était plus qu’une question de jours ou de semaines avant que les enceintes de Sonos deviennent compatibles avec l’Assistant Google. C’est le cas depuis ce matin.

Google passe avant Amazon
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, l’Assistant Google permet, après avoir prononcé la formule magique « OK Google », de donner des ordres, d’obtenir de l’information ou encore d’organiser sa vie à l’aide de commandes vocales. On en découvre un aperçu ici.
Ces dernières semaines, en Belgique, l’Assistant Google a pris de vitesse son grand rival Amazon Alexa. De très nombreux appareils du leader de l’e-commerce sont commercialisés en France. Mais ils restent, pour la plupart, « interdits de livraison » sur le territoire belge, même francophone. A terme, Sonos assure pourtant qu’Amazon Alexa sera lui aussi intégré à ses enceintes Sonos. Mais quant à savoir quand…

« Nous favorisons la liberté de choix, et offrons aux auditeurs le pouvoir de choisir ce qu’ils veulent écouter et la manière dont ils veulent en avoir le contrôle. L’ajout de la voix, disponible maintenant avec l’Assistant Google, a rendu ce contrôle encore plus simple », déclare Patrick Spence, PDG de Sonos. « Nous avons établi un partenariat avec Google pour concevoir l’ensemble cette intégration, alliant le meilleur de l’assistant Google et l’écosystème des produits et partenaires Sonos. Nous sommes la première entreprise à ce jour capable de proposer deux assistants vocaux fonctionnant en même temps sur le même système, un avancement majeur dans le domaine. Nous pensons au jour où nous proposerons de multiples assistants vocaux fonctionnant en même temps sur le même appareil. »

5 étapes
Pour profiter du « Google Assistant » sur sa ou ses enceintes Sonos, il convient de suivre ces quelques étapes:

Étape 1: Téléchargez l’application Assistant Google sur votre téléphone.

Étape 2: Dans l’application Sonos, sélectionnez l’onglet Plus et choisissez Services vocaux. Assurez-vous que vos services musicaux ont déjà ajoutés dans l’application Sonos.

Étape 3: Sélectionnez Assistant Google et appuyez sur Ajouter à Sonos. Choisissez la ou les pièces pour lesquelles vous souhaitez ajouter l’Assistant Google.

Étape 4: Vous terminerez le reste de la configuration dans l’application Assistant Google.

Étape 5: Connectez-vous en utilisant le même compte Sonos que celui à partir duquel vous avez ajouté vos services musicaux. Suivez les étapes dans l’application Assistant Google pour accorder les autorisations de contrôle, confirmer les informations de Google Room, ajouter vos services musicaux et choisir un service musical par défaut. Une fois ces actions terminées, vous serez guidé au travers des mêmes étapes pour chacune des enceintes auxquelles vous avez choisi d’ajouter l’Assistant Google.

Une fois cette installation réalisée, il sera donc possible de demander à l’Assistant Google sur Sonos de jouer ses musiques préférées à partir de services tels que Spotify, Apple Music ou YouTube Music. En revanche, l’utilisation de commandes vocales pour sélectionner telle ou telle chanson de son choix parmi ses listes de lecture personnelles (bibliothèque iTunes, par exemple) reste malheureusement impossible.
Outre la musique, l’Assistant Google permet de jouer de la voix pour gérer des appareils connectés comme des ampoules, le thermostat, un aspirateur-robot,…

 

 

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Google lance la Nest Mini et le Nest Hub en Belgique

23 octobre 2019 – Avant, il y avait Nest (Nest Labs) et Google. Le premier était devenu une filiale du second, mais maintenait son indépendance. Il était connu comme spécialiste des appareils « intelligents » dédiés à la maison connectée afin de la rendre plus confortable et plus sûre: détecteur de fumée, caméra de surveillance, thermostat, etc.
A côté de son moteur de recherche, de toutes ses applications et des multiples activités dans lesquelles il est engagé, le second commercialisait aussi un appareillage destiné à un usage domestique: le système Chromecast, les smartphones Pixel, les enceintes connectées avec Google Assistant,…
Les deux entreprises avaient une approche commerciale différente. Dès le début, Nest avait choisi de proposer ses produits sur le marché belge. Google, lui, semblait beaucoup moins pressé, les limitant à pas grand-chose, et même presque rien. Fin du premier chapitre.

Le deuxième démarre en 2018, lorsque le regroupement de Nest et de la division « hardware » de Google est décidé. Très vite, les leviers commerciaux sont regroupés chez Google et si de nouveaux appareils sont annoncés au plan international… ils continuent à briller par leur absence sur le marché belge. Jusqu’à aujourd’hui.

Ce matin, à l’Atomium, Thierry Geerts, le patron de Google Belgique, a dévoilé les deux premiers appareils de l’entreprise avec Google Assistant officiellement vendus en Belgique (on en trouvait certains chez Vandenborre ou Krëfel, mais aucun n’était proposé sur le magasin en ligne belge de Google, ni vendu officiellement dans notre pays): la Nest Mini et le Nest Hub.

Objectif: sous le sapin!
La première est une nouvelle version de l’enceinte audio « Google Home Mini » au format galet. Très peu de changements visibles à l’extérieur, mais les composants auraient été entièrement renouvelés.
L’enceinte contient notamment « une nouvelle puce d’apprentissage automatique » pour Google Assistant. Et l’entreprise insiste sur le revêtement extérieur, réalisé à partir de bouteilles en plastique recyclées.
Cette enceinte d’entrée de gamme (prix conseillé: 59€) devrait prendre place sous de nombreux sapins lors des fêtes de fin d’année.

Un écran… pour utiliser la voix
Anciennement appelé Google Hub, le Nest Hub est un peu la combinaison d’une enceinte et d’un écran. C’est comme si on avait « collé » une tablette 7 pouces sur une Google Home. La définition de l’écran le confirme: le but de cet appareil n’est pas de consommer des contenus multimédias, mais d’abord et avant tout de jouer un rôle utilitaire selon la pièce où il est installé. Dans la cuisine, il suffira d’une commande vocale pour faire apparaître la séquence vidéo de préparation de tel ou tel plat. Dans le salon, il permettra le défilement des dernières photos de famille stockées sur Google Photos. Et dans l’une ou l’autre pièce, il aidera l’utilisateur à connaître son planning du jour: l’appareil est censé reconnaître jusqu’à six voix différentes et donc de communiquer à l’un ou à l’autre ses divers rendez-vous de la journée.
Le Nest Hub est disponible dès aujourd’hui dans les deux mêmes coloris, au prix de 129€.

Bon plan pour les clients d’Orange
Suite au partenariat entre Google et l’opérateur Orange, les abonnés de ce dernier (nouveaux et existants) peuvent acheter la Nest Mini au prix de 9 € (-85 % sur le prix public) et le Nest Hub au prix de 49 € (-60 % sur le prix public).

Un jour, peut-être…
Deux appareils proposés par Google sur son magasin belge? C’est un progrès. Mais il reste de la marge. Rappelons que, en France, par exemple, Google vend aussi un Nest Hub Max avec écran de 10 pouces et caméra intégrée (de quoi faire de la vidéophonie), les smartphones Pixel, la clé de sécurité Titan, le routeur Nest Wifi, etc. Au sein de l’Union européenne, c’est fou ce qu’une frontière peut avoir comme impact… Et cela vaut aussi pour les appareils Alexa d’Amazon.

 

 

 

 

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Le Huawei Mate 30 est là! Enfin, à peu près…

20 septembre 2019 – Une présentation de Huawei est toujours un événement. Mais celle d’hier, dédiée au lancement du Mate 30, l’était davantage en raison de l’imbroglio politico-économique initié par la Maison Blanche. L’interdiction faite aux entreprises américaines de collaborer avec le numéro deux mondial du smartphone allait-elle se traduire par un appareil privé des applications de Google, de Facebook et autres Amazon?

Photo: Michel van der Ven

L’importance de l’évènement et celle de l’audience participante avaient incité les autorités allemandes à prévoir un fléchage spécifique sur l’autoroute de Münich.

Traditionnellement, le lancement d’un appareil de la gamme P se déroule à Paris ou à Londres. Pour la série Mate, en revanche, c’est l’Allemagne. Peut-être parce qu’elle comprend une variante très haut de gamme développée avec Porsche. Associer une marque de téléphone avec le monde automobile? L’approche n’est pas nouvelle: OnePlus collabore avec MacLaren et Acer, jadis, faisait de même avec Ferrari.

Une période difficile
Traditionnellement aussi, la présentation officielle d’un smartphone haut de gamme (séries P ou Mate) de Huawei est précédée, une semaine avant, d’une séance d’explications réservée à quelques journalistes triés sur le volet. On leur dévoile les principales caractéristiques techniques et fonctionnalités du nouvel appareil. Histoire de leur permettre de préparer leur publication, celle-ci étant soumise à un embargo: rien ne doit sortir avant la date fatidique. Cette fois, la tradition n’a pas été respectée. 
S’il y a bien eu un « pré-briefing », il s’est déroulé le matin même, quelques heures avant la présentation officielle. Et il n’a pas du tout été consacré au Mate 30. Plus d’une heure durant, deux responsables de l’entreprise chinoise sont venus rappeler l’historique de Huawei, la vision de son fondateur ou ses activités annexes peu ou mal connues (comme l’application StorySign qui facilite l’apprentissage de la lecture pour les enfants sourds). Rien quant à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Rien de concret, en tout cas. Walter Ji, Président du Consumer Business Group pour l’Europe occidentale, a tout juste reconnu que « …nous traversons une période difficile. Mais nous en avons connu d’autres et, à la fin, nous en sortons plus forts« . Tout cela sur un ton plutôt monotone, un peu comme la prêche d’un prêtre.

J’accuse…!
C’est que l’ambiance doit être lourde, chez Huawei. En quelques années, l’entreprise s’est retrouvée propulsée parmi les plus importantes de la planète, lancée dans une course que rien ne semblait devoir arrêter. Des produits originaux, innovants et de bonne – voire très bonne – qualité, un dynamisme commercial et marketing comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et puis ce côté compétiteur qui cherche à faire mieux qu’Apple ou Samsung, et n’hésite pas à le démontrer. Et puis, plus tôt cette année, cette formidable marche avant s’est retrouvée stoppée net par une décision de la Maison Blanche accusant Huawei d’espionnage et de poser un risque pour la sécurité américaine. Le tout sans preuve. L’accusé n’a donc pas de possibilité de se défendre.

A ce stade, tout porte à croire que cette initiative américaine n’est qu’un moyen pour les autorités US de mettre la pression sur celles de Bejing afin de revoir l’équilibre de leurs échanges commerciaux. Donald Trump ne laisse guère de choix aux entreprises de son pays: elles sont interdites de collaboration avec Huawei sous peine de sanctions extrêmement lourdes. Pas de porte de sortie pour Intel, Facebook, Amazon ou encore – et surtout – Google: elles ne peuvent plus fournir de matériel ou de services au fabricant chinois. Mais comment ce dernier peut-il vendre un smartphone au public occidental sans le système d’exploitation Android? Sans application Facebook, YouTube, Gmail, Instagram, Netflix, WhatsApp ou Google Maps? Et, surtout, sans le magasin d’application Google Play?

Jusque là, tout va bien
Numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, numéro deux des smartphones, Huawei se heurte aujourd’hui à un mur. Si ses ventes de smartphones continuent de bien se porter (118 millions de smartphones vendus durant les six premiers mois de l’année, un chiffre en progression de 26% sur les 8 premiers mois pour les smartphones, de 249% pour les ordinateurs et de 278% pour les « wearables »), elles s’appuient sur les modèles déjà sortis (l’excellent P30 Pro, par exemple) et qui, eux, bénéficient encore de toutes les fonctionnalités et applis qui entourent Android. C’est pour les nouveaux modèles que la question se pose. Premier en ligne: le Mate 30.

Richard ne voit pas la vie en rose
Au moment de commencer son intervention, Richard Yu, le patron de Huawei, ne semblait pas avoir la pêche qui le caractérise d’habitude. Une impression? Peut-être. Mais elle était renforcée par les couleurs de ses vêtements: un curieux mélange de bleu et de gris manquant cruellement de gaieté. Le smartphone présenté méritait pourtant tout son enthousiasme: le Mate 30 et – plus encore – le Mate 30 Pro sont deux très beaux appareils dotés de séduisantes caractéristiques et fonctionnalités.

Cartes d’identité en bref
– Huawei Mate 30: écran de 6,53 pouces au format 18,4:9, 2400 x 1176. Poids: 196 grammes. Batterie 4200 mAh. IP53. 8 Go de Ram et 128 Go de stockage. Prix annoncé: 799€.
– Huawei Mate 30 Pro: écran OLED de 6,62 pouces au format 19,5:9, 2340 x 1080. Poids: 198 g. Batterie 4500 mAh. IP68. 8 Go de Ram et 256 Go de stockage. Prix annoncé: 1099€.
Selon le message officiel, le Mate 30 Pro est plus compact que l’iPhone 11 Pro Max, mais offre un plus grand écran.

Maintenant, qu’il s’agisse du Mate 30 ou du Mate 30 Pro, on découvre un écran Horizon Display avec des bords incurvés sur les côtés latéraux. Petite pique en passant par rapport à la concurrence: l’angle (88°) est plus important que chez Apple et Samsung. C’est joli sur le plan esthétique et c’est agréable lors de la prise en main.
Cette pureté est amplifiée sur le « Pro » avec la disparition des traditionnels boutons latéraux dédiés au réglage du volume audio. Ils sont remplacés par une touche latérale interactive: on tape une fois sur la tranche et il suffit alors d’y glisser le doigt vers le haut ou vers le bas pour modifier le volume. Original!

Un nouveau roi est appelé à régner
Roi de la photo avec le P30, Huawei se devait évidemment de soigner l’aspect prise de vue des nouveaux Mate 30 afin de conserver ce titre aujourd’hui contesté par l’iPhone 11 Max Pro. Face aux trois capteurs de ce dernier, le Mate 30 Pro un rajoute un quatrième. On a droit à un ultra grand angle équivalent 18 mm f/1,8 avec un capteur de 40 mégapixels, à un grand-angle stabilisé équivalent 27 mm f/1,6 avec stabilisation optique avec un autre capteur de 40 MP, à un téléobjectif stabilisé équivalent 80 mm f/2,4 avec stabilisation optique avec un capteur de 8 MP et à un capteur TOF. Le tout est regroupé sur la face arrière sur un disque bordé par un cercle métallique protecteur, le Halo Ring.
A en croire le patron de Huawei, le Mate 30 Pro constituerait la nouvelle référence en termes de photo ou de vidéo sur un smartphone. L’argument qui tue, c’est la présence d’un capteur vidéo arrière dédié 4K, filmant jusqu’à 60 images/seconde. Parmi ses capacités, on note particulièrement un bluffant mode slow motion à 7.680 images par seconde! Selon Huawei, c’est une première mondiale qui lui permet de concurrencer la qualité d’appareils professionnels vendus… 150.000 dollars!
On note aussi la possibilité d’enregistrer des vidées avec effet bokeh et le contrôle à distance via commande gestuelle (Smart Gesture Control). Et puis, il y a cette fonction d’intelligence artificielle « AI Auto Rotate »: elle suit la direction de vos yeux et bascule automatiquement du mode portrait au mode paysage ou inversement.

Tout cela demandera évidemment une vraie prise en main (ne vous laissez pas impressionner par les prétendus « tests » publiés ici et là ces jours-ci. Au mieux, le journaliste ou le blogger a tenu l’appareil en main pendant quelques minutes: c’est tout ce qui était possible à Münich!), mais, sur papier, le Mate 30 Pro possède de séduisants arguments pour chatouiller les dernières productions d’Apple ou le Galaxy Note 10 de Samsung. Du mois si…

Le mot interdit
Tout au long de sa présentation, Richard Yu n’a pas une seule fois prononcé le mot « Android ». Et il n’a jamais dit sous quel système d’exploitation les deux nouveaux smartphones tourneraient. Qu’en sera-t-il? Selon nos informations, si rien ne change d’ici leur sortie, annoncée pour la fin novembre, les deux Mate 30 n’utiliseront pas Android mais sa version « open source » (le projet de système d’exploitation propre à Huawei, Harmony OS, ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années). Celle que Huawei et les autres fabricants chinois (Xiaomi, Oppo, OnePlus, etc.) utilisent en Chine depuis des années. La grosse différence par rapport à l’Android que nous connaissons? Il est dépourvu des applications de Google. Autrement dit, pas d’appli Gmail, YouTube ou Google Maps.
C’est loin d’être dramatique: on peut parfaitement gérer ses courriels à l’aide d’une application dédiée ou utiliser un navigateur. Même chose pour YouTube ou Google Maps. Là où c’est beaucoup plus dérangeant, comme indiqué plus haut, c’est l’absence de Google Play, le magasin d’applications.
Comment gérer votre thermostat connecté sans l’application dru constructeur? Même chose pour la tondeuse robot du jardin. Ces entreprises vont-elles faire développer des versions spécifiques rien que pour les utilisateurs des prochains smartphones de Huawei? Et on pourrait citer de nombreux cas similaires.
Pour faire face à cette situation inédite, Huawei développe son propre magasin d’applications, l’AppGallery, qui s’enrichit régulièrement. Et le fabricant chinois casse sa tirelire en mettant un milliard et demi de dollars sur la table pour encourager les développeurs. Ce sont des signes encourageants, mais, à ce stade, les Huawei Mobile Services dont fait partie l’AppGallery ne permettent certainement pas de concurrencer Google Play ou l’App Store.

Viendra ou viendra pas?
Dans la saga qui voit les Etats-Unis s’attaquer ouvertement à Huawei, la prochaine date fatidique est le 19 novembre. Si un accord devait tomber à cette date, le Mate 30 et le Mate 30 Pro sortiraient probablement en Europe et tourneraient sous Android. Directement ou par téléchargement ultérieur d’une mise à jour. En revanche, si les choses ne devaient pas s’arranger pas à cette date, nous serions surpris de voir ces deux appareils débarquer chez nous sans les applications d’origine américaine. A moins que, d’ici là, la bouillante entreprise chinoise ait trouvé une parade qui permettrait, peut-être via des raccourcis pré-installés, de télécharger chacune de ces applis. Cela fait beaucoup de « si »…

Europe, tu dors…
Toute cette histoire montre en tout cas à quel point l’Europe n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Américains (titulaires incontestés de la partie logicielle) et Asiatiques (maîtres tout aussi incontestés de la partie matérielle) tandis que les Européens subissent et consomment sans pouvoir réagir. Un scandale quand on se souvient que la norme GSM est née chez nous, portée par ces deux étendards qu’étaient Nokia et Ericsson. Aujourd’hui, on en est loin. Mais tout reste possible si on en a l’ambition. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, tient peut-être là son plus grand défi.

 

 

 

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Mon smartphone fonctionnera-t-il demain? Huawei s’explique

25 juin 2019 – « Tout va bien, téléphonez bonnes gens« . On a vécu ce matin, dans le cadre du Huawei Cyber Security Transparency Center de Bruxelles, une version 2019.0 du célèbre cri des chevaliers du guet. Confronté aux difficultés que l’on sait vis-à-vis de ses partenaires commerciaux américains, le géant chinois des télécom a voulu rassurer. Et s’expliquer.

Une offensive toute en… transparence: ce mot a été martelé par Allen Yao. Sur le ton de « nous n’avons rien à cacher », le directeur de Huawei Belgique a rappelé que Huawei était l’une des rares entreprises à permettre l’accès à son code source. Et il a insisté sur le fait que, contrairement à ce que certains médias ont pu publier, tout allait bien pour Huawei: les ventes de l’année seraient encore en hausse par rapport à celles de 2018: +20% sur le marché belge.
Aucun impact? On a un peu de peine à le croire au vu du nombre de questions que nous recevons presque quotidiennement depuis la fameuse annonce du 19 mai dernier. En réalité, il semble surtout que les ventes ont été excellentes depuis le début de 2019… jusqu’à la mi-mai. Depuis, la progression de l’ambitieux fabricant a bel et bien été freinée. Et c’est ce qui l’a poussé à inviter la presse aujourd’hui. Une saine initiative au vu du flou inédit qui entoure le sujet. Ces explications de Huawei sont bienvenues, même si elles laissent une partie d’ombre.

Pour bien comprendre, il faut séparer le présent et le futur, d’une part, le matériel et le logiciel, d’autre part.

Présent et futur
Un smartphone de la gamme passée ou actuelle de Huawei (ou Honor…) continuera à fonctionner demain comme il le fait aujourd’hui. Cela vaut pour des applications comme Gmail, Youtube ou Google Maps. Si vous possédez un smartphone depuis six mois ou depuis ce matin, vous ne souffrirez d’aucun désagrément. Même chose si vous achetez l’un des modèles des gammes actuelles (P30, Mate 20, etc.) demain… ou dans un an. Vous profiterez tout à fait normalement des mises à jour, des correctifs de sécurité, etc.
A ce stade, les questions se posent exclusivement pour les appareils qui ne sont pas encore commercialisés. On pense au futur Mate 30, par exemple. Pour ces modèles à venir, beaucoup dépendra des résultats de l’entretien prévu ce week-end au Japon entre Donald Trump et Xi Jinping: les deux dirigeants arriveront-ils à trouver un accord pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine? A défaut, la deuxième date butoir est celle du 19 août. C’est ce jour-là que – sauf arrangement préalable – les menaces américaines devraient entrer en vigueur: elles priveraient Huawei de la possibilité d’utiliser Android et les applications de Google ou Facebook comme il le fait aujourd’hui.
Quid dans ce cas? « Nous avons un plan B, que nous préparons depuis des années, précise Allen Yao. Mais je ne tiens pas à m’étendre sur ce sujet aujourd’hui: nous privilégions les efforts pour aboutir à un accord et nous espérons pouvoir continuer à travailler avec Google demain comme nous le faisons depuis des années« . On n’en saura pas davantage quant à la définition de ce plan B. Mais il se murmure que 12.000 ingénieurs (!) y travailleraient.

Matériel et logiciel
Une partie des composants d’un smartphone Huawei provient des Etats-Unis. Sur ce point aussi, la menace d’un embargo sur les technologies américaines pourrait affaiblir la position du fabricant chinois. Mais pas à court terme, semble-t-il: « Nous avons constitué des stocks en suffisance« . Soit. Mais ces stocks ne sont pas inépuisables. Que se passera-t-il après? « Nous avons d’autres fournisseurs dans le monde et nous nous chargeons nous-mêmes du développement d’une grande partie des composants!« . Ici, Allen Yao fait notamment allusion au puissant processeur Kirin 980 qui équipe les plus performants smartphones de la marque.
Sur le plan du matériel, le message subliminal pourrait être compris comme: « Pas besoin de qui que ce soit: nous pouvons nous débrouiller tous seuls »! Reste la question du système d’exploitation et des applications. Et là, on le sait, le fabricant chinois dépend énormément de Google, en tout cas pour ses ventes sur le marché européen. Pour cet aspect, comme indiqué ci-dessus, la réunion de ce week-end et la date du 19 août pourraient être cruciales. Affaire à suivre…

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage, Huawei Belgique a développé une page qui répond à de nombreuses questions légitimes du consommateur. Elle est consultable ici.

 

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Donald Trump prive Huawei d’Android

20 mai 2019 – Google a officialisé l’information hier soir: l’entreprise américaine va suspendre ses relations avec Huawei. C’est un coup de tonnerre dans le monde économique, en général, et dans le secteur de la téléphonie mobile, en particulier.

C’est Trump qui…
Pour justifier sa décision, Google invoque une décision de la Maison Blanche. Celle-ci a inscrit Huawei sur une liste d’entreprises « engagées dans des activités contraires à la sécurité nationale des USA« . Elle interdit à toute entité commerciale américaine de vendre des composants ou d’octroyer des droits d’exploitation de brevets à ces entreprises. En tant que développeur d’Android, Google est directement concerné par cette interdiction.

Dans les faits, les prochaines générations de smartphones Huawei ne pourront plus utiliser le système mobile Android comme aujourd’hui. Une situation inédite.
Le fabricant chinois a deux options: utiliser la version « open source » d’Android (déjà utilisée en Chine depuis des années et qui n’est pas concernée par la décision du gouvernement américain) ou lancer son propre système d’exploitation. Huawei étudierait cette piste depuis des mois. Qu’en est-il aujourd’hui, on l’ignore.
De toute façon, aucune de ces deux solutions n’est idéale. Elles entraineraient une moins-value pour le consommateur et un coût supplémentaire substantiel pour Huawei. Dans les deux cas, l’équipementier chinois devrait en effet développer et offrir des alternatives aux applications existantes.

Android Open Source: c’est quoi?
Ce système d’exploitation propose une interface extrêmement proche de celle de l’Android que nous connaissons, mais dépourvue d’applications.

Le défi, c’est donc de développer un magasin d’applications (pour remplacer Google Play) permettant à l’utilisateur de télécharger les versions « originales » des applications de Netflix, Facebook, Dropbox, WordPress, Google (YouTube, Google Maps,…) et autres.
Serait-ce possible? A voir.

La réaction officielle de Huawei Belgique
« Huawei est un partenaire important d’Android et ce dans le monde entier. La confiance des consommateurs est sacrée pour nous et c’est grâce à cette confiance que nous en sommes là aujourd’hui. Huawei continuera de déployer toutes les mises à jour de sécurité et nous garantissons également un service après-vente de qualité, comme attendu par les consommateurs » déclare Jurgen Thysmans, porte-parole de Huawei Technologies Belgium.

Pour le fabricant chinois, il était important de rassurer les consommateurs. Premier point: les smartphones Huawei actuels continueront à fonctionner demain comme ils le font aujourd’hui. La question commencera à se poser lors de la disponibilité de mises à jour. Google permettra-t-il leur téléchargement sur les appareils existants?

Des effets potentiels très importants
La situation provoquée par le gouvernement américain n’est pas une bonne nouvelle pour Google. D’une part, elle prive ce dernier de juteuses rentrées financières. Rien qu’au cours du premier trimestre de cette année, Huawei a vendu plus de 59 millions de smartphones dans le monde. Et pour chacun d’eux, il a payé des droits de licence à Google. Une manne d’autant plus importante que Huawei, n°2 mondial, est l’acteur qui monte dans ce marché.

Faut-il scinder Google?
L’annonce de Google pourrait aussi rappeler à certains responsables politiques européens l’ultra-domination du système d’exploitation Android. Il est installé aujourd’hui sur près de 85% des smartphones vendus. Une situation de quasi monopole d’autant plus délicate qu’elle suit « aveuglément » les décisions du locataire de la Maison Blanche. Si, demain, Huawei ne peut plus commercialiser des smartphones concurrentiels, c’est la liberté de choix des consommateurs européens qui sera bafouée.

Pépins en vue?
De façon indirecte, cette situation pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour… Apple. En riposte à l’initiative américaine, la Chine pourrait en effet décider d’interdire des produits américains sur son territoire. Ou les taxer drastiquement. A ce petit jeu, les appareils d’Apple – et principalement l’iPhone – seraient certainement touchés. D’autant que, par réaction, les consommateurs chinois pourraient spontanément décider d’opter pour des alternatives « nationales » au smartphone de la firme à la pomme.

On s’fait une bouffe et on discute?
Même si rien ne devrait changer avant la publication de la « liste » dans le journal officiel américain (on ignore aujourd’hui si ce sera demain, dans un mois,…), cette situation devrait faire l’objet d’âpres discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine jusqu’à la rencontre prévue pour juin entre Donald Trump et Xi Jiping.

 

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Google I/O: nouveaux smartphones, mais pas pour nous

8 mai 2019 – La conférence annuelle des développeurs de Google – Google I/O 2019 – a vu le géant américain dévoiler deux nouveaux smartphones, les Pixel 3a et Pixel 3a XL.

Même s’il est le concepteur et le développeur du système d’exploitation Android (qui équipe plus de 85% de téléphones mobiles dans le monde), on ne peut pas dire que les smartphones – ou les tablettes – commercialisés directement par Google ont été des réussites, qu’ils aient été produits en partenariat avec HTC, LG ou Foxconn.

Une fraction des ventes de Samsung, Huawei ou Apple
L’entreprise ne communique pas officiellement ses chiffres de vente (ce n’est jamais un signe de réussite!). Mais, selon diverses sources, il apparaît que, l’an dernier, seuls 4 millions d’exemplaires environ auraient trouvé acquéreurs. Trois fois rien par rapport aux leaders du marché! Face à une situation similaire, des géants comme Amazon, Microsoft ou Facebook ont choisi de ne pas insister. Mais quand on dispose des budgets de Google, on ne se décourage pas pour… si peu.

L’entreprise américaine a donc annoncé deux nouveaux modèles: les Pixel 3a (écran de 5,6 pouces, 3000 mAh) et Pixel 3a XL (6 pouces, 3700 mAh). Ils sont tous deux équipés du processeur Snapdragon 670, de 4 Go de RAM, de 64 Go de stockage (NON extensible) et d’un capteur Sony 12,2 mégapixels.

Presque partout,… mais pas en Belgique!
Ces deux smartphones sont à considérer comme des versions milieu de gamme des modèles sortis l’année dernière. Ils voient le verre du châssis remplacé par du plastique. Les prix devraient avoisiner les 400€ pour le Pixel 3a et 480€ pour le Pixel 3a XL. Mais de toute façon, on s’en tape. Comme du fait que Google travaille lui aussi sur un projet de smartphone pliable. Car, comme habitude, ces appareils ne semblent pas devoir arriver chez nous.
Alors qu’ils fleurissent déjà sur les « Google Store » de la plupart des autres pays, ils restent absents sur le magasin belge. Ce dernier est d’ailleurs d’une pauvreté sans nom puisqu’on n’y trouve que le Chromecast… et quelques (très bons) produits Nest.
Qu’il s’agisse de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou même des Pays-Bas,  nos voisins bénéficient d’une attention bien plus soutenue. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate, mais la situation n’évolue pas. Alors… ostracisme?

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Pour Apple, les services sont à suivre

25 mars 2019 – Confrontée à une baisse des ventes de l’iPhone, traditionnelle vache à traire de l’entreprise, Apple a tenu ce lundi soir ce qui était probablement la plus importante présentation de l’ère Cook (si on excepte – pour de toutes autres raisons – celle qui a suivi la disparition de Steve Jobs). Pas question de nouvel ordinateur, smartphone ou tablette, on a parlé de services. Et uniquement de services. A côté du matériel et des logiciels, c’est la troisième activité d’Apple. Elle a pris de l’ampleur ces dernières années (+19% au dernier trimestre de 2018; près de 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires) et va maintenant être « boostée » et développée selon de nombreux nouveaux axes.

Apple News+
L’application Apple News se contentait jusqu’à présent de liens conduisant à des articles d’actualité. Elle va en outre offrir l’accès à un kiosque de presse numérique qui n’est pas sans rappeler celui créé en France par LeKiosk. Pour un coût de 9,99 $ par mois, l’utilisateur et les membres de sa famille disposeront sur leur iPhone, iPad ou Mac d’un accès illimité à plus de 300 titres de presse. Au programme: divertissement, cuisine, sport, santé ou voyage. Il s’agit surtout de magazines. A l’exception du Los Angeles Times et, dans une moindre mesure, du Wall Street Journal (ce dernier ne donnerait accès qu’à des informations générales: pas à ses infos économiques), la presse quotidienne semble refuser pour l’instant d’entrer dans le jeu d’Apple. Le New York Times et le Washington Post, deux institutions de la presse américaine, ont par exemple refusé.
A ce stade, Apple News+ est disponible aux Etats-Unis et au Canada. Un déploiement plus international est attendu pour l’automne avec l’Australie et le Royaume-Uni. Rien ne permet de savoir quand ou même si ce service atteindra l’Europe continentale en général et la Belgique en particulier.

Apple Arcade
Le week-end dernier, Google annonçait un service de jeux vidéo en streaming, Stadia. Une annonce qui résonnait surtout comme l’affirmation d’une envie: entrer dans la « cour de récréation » actuellement dominée par Sony, Nintendo et Microsoft. Car pour l’instant, ce projet pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Et les choses ne vont pas se simplifier avec l’arrivée d’Apple dans la partie. Apple Arcade est un nouveau service qui, au départ, offrira un accès illimité à une centaine de jeux annoncés comme exclusifs. Un Netflix du jeu vidéo, en quelque sorte. Gameloft, Konami, Disney, Lego et Sega comptent parmi la trentaine d’éditeurs qui devraient soutenir la formule. Celle d’un abonnement qui permettrait de jouer sur iPhone, iPad, Mac ou même Apple TV. Avec la possibilité d’entamer une partie sur un appareil et de la reprendre sur un autre. Aucune publicité ni d’achat intégré ne serait prévu. Reste à connaître le prix de l’abonnement et, pour les concepteurs, le montant qui leur serait versé. Le lancement est annoncé pour l’automne. A terme, il devrait toucher plus de 150 pays.

Apple Card
Cette année, Apple Pay devrait « faciliter » environ dix milliards de transactions dans le monde. En Belgique, on ne parle pas beaucoup de cette solution parce qu’elle n’est encore proposée que par BNP Paribas Fortis. Mais d’autres acteurs devraient suivre. En tous les cas, l’entreprise californienne entend passer la vitesse supérieure sans attendre qu’un Facebook, par exemple, saute le pas.
Pour lancer sa solution, Apple s’est associée à Goldman Sachs et à Master Card. Apple Card se décline en une carte MasterCard virtuelle dans l’application Apple Wallet. Elle va permettre de payer partout où Apple Pay est accepté. Ce qui n’est le cas aujourd’hui que d’une quarantaine de pays. Pour ceux-là et pour tous les autres, il y aura désormais aussi une « vraie » carte de crédit physique. Elle se différencie de toutes les autres par sa… sobriété. L’Apple Titanium ne mentionne ni numéro de carte, ni date limite de validité, ni signature, ni ce fameux code CVC de trois ou quatre chiffres traditionnellement exigé lors d’un paiement en ligne. On y trouve le nom de l’utilisateur, le logo d’Apple et une puce. Point barre. La sécurisation sera prise en charge par Face ID et Touch ID. Autre différence: elle ne coûtera rien à l’utilisateur. Pas de redevance annuelle, pas de frais internationaux, rien. En revanche, elle lui permettra de « gagner » de l’argent en récupérant 1% du montant dépensé en utilisant la carte physique, 2% des dépenses faites avec Apple Pay ou même 3% des achats effectués sur l’un des services d’Apple comme l’App Store. On annonce des relevés de dépenses clairs et un lancement aux Etats-Unis à partir de l’été. Et pour chez nous? Goldman Sachs indique explorer les possibilités de lancement en Europe. L’Allemagne y serait la future tête de pont.

Apple TV Channels
Cette nouvelle version de l’application Apple TV va permettre d’accéder à un plus grand nombre de chaînes – comme HBO aux Etats-Unis – à partir du moment où l’on disposera d’un abonnement ad hoc. Rien de bien nouveau donc. Si ce n’est une disponibilité sur certains téléviseurs des quatre marques les plus populaires au pays de l’Oncle Sam: Samsung, Sony, LG et Vizio. Au lancement – attendu pour mai -, l’application sera disponible sur les appareils iOS en plus de l’Apple TV. Une version Mac est attendue pour l’automne. Quels seront, le jour venu, les éventuels nouveaux programmes disponibles chez nous? Mystère.

Apple TV+
Lors de sa présentation, Tim Cook a terminé par ce que tout le monde attendait: l’annonce du service de streaming vidéo d’Apple. Pour soutenir ce futur concurrent de Netflix, d’Amazon Prime Video ou d’Hulu (entre autres), Apple s’est entouré de quelques pointures: Steven Spielberg, Jennifer Aniston, J.J. Abrams ou encore Oprah Winfrey. Tous vont s’investir dans la production de séries et de films originaux. Quel sera le coût de l’abonnement mensuel? Mystère. On sait seulement que le service – sans publicité – sera lancé à partir de l’automne aux Etats-Unis et dans une centaine de pays. Quand chez nous? Une fois de plus: mystère. Mais nous ne devrions pas attendre trop longtemps. Apple a en effet tout intérêt à s’implanter le plus rapidement possible, avant, notamment, que Disney+, Warner Media ou NBC Universal ne se lancent à la conquête des marchés.

Questions et valeurs
Au final, devant ce flot d’annonces, on est impressionné, mais on reste sur sa faim. Trop de questions sont aujourd’hui sans réponses. Notamment quant à la date d’implantation de ces services chez nous. Il est symptomatique que le service de presse d’Apple n’a communiqué en Belgique que sur deux sujets: Apple Arcade et Apple TV+. Une façon comme une autre d’indiquer la non,-actualité des autres.
Si l’on ne peut que se réjouir de voir Tim Cook insister notamment sur la facilité d’utilisation et sur le respect de la vie privée du consommateur – une pique au passage à l’intention de Google et de Facebook -, on a quelques difficultés aujourd’hui à mesurer l’impact qu’auront demain Apple News+, Apple Arcade, Apple Card, Apple TV Channels et Apple TV+. Mais contrairement à d’autres, l’entreprise californienne part avec un atout de taille: une base constituée par les utilisateurs actuels – et futurs – d’iPhone, d’iPad, d’Apple TV et de Mac. Cela fait du monde.

 

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Les nouveaux smartphones se ramassent à la pelle

9 octobre 2018 – Une impressionnante série de nouveaux smartphones va débarquer au cours des prochains jours et semaines.

Le premier à frapper sera Huawei, dès mardi, le 16 octobre. Des tas de rumeurs circulent depuis des semaines quant au Mate 20, au Mate 20 Pro et au Mate 20 Porsche Design. 3 nouveaux smartphones? Il devrait y en avoir un quatrième. Tout indique que la présentation prévue à Londres comportera aussi un Mate 20X pensé pour le jeu vidéo.
Basé, comme certains de ses « cousins », sur le processeur Kirin 980, il serait doté d’un écran AMOLED de 7,21 pouces offrant une résolution de 2240×1080 et d’un capteur d’empreinte digitale sur la face arrière. Sa plus grande différence toucherait au système de refroidissement: combiné à une autonomie renforcée par une puissante batterie, il permettrait de jouer plus longtemps.

Le jeu vidéo pour les businessmen?
On peut néanmoins s’interroger quant à la consistance de l’approche. Chez Huawei, la gamme Mate est traditionnellement orientée vers un utilisateur « professionnel ». Un smartphone conçu pour le jeu vidéo n’aurait-il pas eu davantage sa place dans la gamme P voire sous le label Honor (Play)? Le créneau des smartphones orientés jeu vidéo est en tout cas l’une des tendances porteuses d’aujourd’hui: Razer Phone, Xiaomi Black Shark, Sony Xperia XZ2,…

Et précisément, chez Honor, on devrait découvrir le 31 octobre, à Berlin, un Magic 2, peut-être basé sur le même processeur Kirin 980. Il se caractériserait par une conception de type « slider »: une partie de la coque pourrait glisser vers le haut afin de dévoiler le ou les capteurs photo. Honor reprendrait ici l’esprit du Find X d’Oppo ou du NEX S de Vivo. Reste la question de savoir si ce mouvement serait motorisé.

On note par ailleurs que, le 15 octobre – veille de l’événement de Huawei -, Xiaomi devrait présenter Mi MIX 3. Il s’agira du remplaçant du Mi MIX 2S… et aussi d’un concurrent du Honor Magic 2.

La fiesta du mois ne s’arrête pas là: le 30 octobre, OnePlus dévoilera à New York le 6T sous le thème « Unlock the speed ». Les rumeurs évoquent un écran OLED de 6,41 pouces offrant une résolution de 2340×1080. Comme d’autres nouveaux smartphones attendus cet automne (Huawei Mate 20 Pro?), le lecteur d’empreinte serait directement intégré dans l’écran.

On passe rapidement sur les nouveaux smartphones de Google, les Pixel 3 et Pixel 3 XL dévoilés hier: comme d’habitude, l’entreprise américaine, actuellement empêtrée dans le scandale des 500.000 comptes Google+ exposés en raison d’une faille de sécurité, ne semble pas avoir prévu de les commercialiser chez nous.

Au niveau des interrogations, et outre des inconnues concernant Nokia ou LG, il reste le cas Samsung. Dépassée par Huawei sur le plan marketing, l’entreprise sud-coréenne pourrait être tentée de frapper un grand coup en dévoilant un smartphone pliable. Cet appareil ne serait pas commercialisé avant 2019. L’opération viserait seulement à remettre la marque sous les spots de l’actualité dans la perspective des ventes de fin d’année. Depuis le Galaxy S9, sorti en mars dernier, et le Note 9, en août, Samsung n’a dévoilé aucune nouveauté notoire.

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Pour Google, la Belgique ne compte pas

24 septembre 2018 – Le 9 octobre prochain, Google présentera à New York ses nouveaux smartphones, les Pixel 3 et Pixel 3 XL. Comme le nom l’indique, il s’agit de la troisième génération: la première a été lancée voici presque deux ans, en octobre 2016, et a été suivie de la deuxième, l’année dernière. Point commun des deux premières: elles n’ont pas été commercialisées sur le magasin belge de Google.

Cette situation n’est pas propre aux téléphones mobiles du géant américain. Les divers modèles d’enceintes Home – le premier a été mis sur le marché aux Etats-Unis en novembre 2016 – n’y sont jamais apparus non plus. Pas plus que le routeur sans fil Google Wifi, qui a quant à lui été lancé outre-Atlantique en décembre 2016.

Deux ans pour traverser l’Atlantique, c’est long. Mais qu’on se rassure, Google a les moyens d’organiser des transports vers l’Europe.

En réalité, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne ou l’Italie sont tous « servis » depuis longtemps. On pourrait dès lors considérer que tout est question de territoires commerciaux. Mais comme, pour la plupart des entreprises internationales, le Belgique n’existe que via le Benelux, on peut s’étonner que le magasin en ligne de Google aux Pays-Bas propose quant à lui plusieurs produits absents du « store » belge. C’est donc à tout le moins de désintérêt qu’il faut parler par rapport à notre pays (il n’est pas le seul: la Suisse est traitée de la même manière).

La manière dont le site est géré (voir photo) confirme cette impression: la partie francophone est parsemée de textes en néerlandais. Pour une entreprise qui célèbre ses 20 ans d’existence et qui a autant d’ambition, cela ne fait pas très sérieux.

Alors, désintérêt ou je-m’en-foutisme?

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Avec Beam, Sonos trouve sa voix. Et même ses voix.

7 juin 2018 – Après la Playbar et la Playbase (chacune 799€), Sonos vient de dévoiler une nouvelle barre de son, la Beam. De plus petit format (65 cm de long pour 10 de haut et 7 de profondeur), elle est aussi moins chère: 449€. Certes, elle reste plus coûteuse que pas mal d’autres solutions proposées par les traditionnels grands noms de l’audio-vidéo, mais… c’est du Sonos. Et l’entreprise américaine a acquis une expertise qui la positionne à part. Notamment en termes de longévité de ses produits. A l’époque de l’obsolescence programmée, la caractéristique vaut d’être soulignée! Non seulement les appareils semblent conçus pour traverser le temps sans trop en souffrir, mais les nouveaux modèles cohabitent avec les plus anciens sans problème apparent. Une approche que l’on voudrait trouver chez d’autres fabricants!

Mais, à part sa taille et son prix, qu’est-ce qui rend la Beam différente? La première différence vient de l’entrée pour le son du téléviseur. Elle n’est plus en optique comme sur la Playbar et la Playbase, mais en HDMI. Et là, Sonos réunit les fonctions ARC et CEC. Pour rappel, l’ARC permet à un seul câble de faire circuler le son dans les deux sens. Le CEC, lui, permet de contrôler un périphérique avec la télécommande d’un autre et inversement. En début de présentation de la Beam, les responsables de Sonos ont dévoilé deux petits films se moquant gentiment de cette multitude de commandes à distance que l’on trouve généralement dans les salons (TV, lecteur Blu-ray, ampli audio-vidéo, etc.) et dont la maîtrise est souvent l’apanage d’une seule personne au sein du foyer familial. Message subliminal: la Beam a vocation à corriger cette situation.

Comment? Par la voix, au travers de cinq micros intégrés. Et là, les responsables de Sonos n’entendent ni créer un nouveau standard, ni se laisser enfermer dans un seul écosystème. « Nous avons l’ambition de supporter tous les systèmes d’assistance vocale du monde entier » a souligné Patrick Spence, le PDG de Sonos. En pratique, la Beam est compatible AirPlay 2 (donc pilotable via Siri) et Amazon Alexa. Pour Google Assistant, la patience est encore de rigueur, mais c’est également prévu.

Il faudra évidemment attendre sa disponibilité (annoncée chez nous pour le 17 juillet) pour juger de son fonctionnement et de ses qualités acoustiques, mais les ingénieurs de Sonos ont apparemment mis au point une partie logicielle « à la Trueplay » pour calibrer la barre de son aux particularités physiques de la pièce où elle est installée. La Beam, disponible en blanc ou en noir, contient cinq haut-parleurs et, sur sa face supérieure, des touches sensitives pour le réglage des fonctions de base (volume, lecture, pause, coupure des micros).